‹ Mercure de France, tome 1Chapitre 95 sur 168 · LA SCULPTURE AUX DEUX SALONS · texte numérisé non relu

LA SCULPTURE AUX DEUX SALONS

En une époque que caractérise un si aiffu besoin de nouveauté et de non-vu, cette chose étonne! Hnspection

si lacile moyen de rajeunir leur art, tout en le faisant rentrer dans ses vraies traditions, -j'entends h LpolyS

On 'o^f °K m ? ieUrS de J gUise n,aient P as V ** d Y songer.

deSntaS? T ^ ^ *•«*«« les Peinfres

paJTn L\ *T nS ?° n î ier l t b ° n eXem P le et n'afficher

Srs un î JÏÏiï P, - US • Ug J ubr f ment ternes <l ue des *™t- Snà^ P *i * me f ns de la couleur. A cela il n'y a nen a répondre, en effet ^ .

sculpture es^dïn^^^ ^ mo ^ nne du Salon dé sculpture est, dit-on, plus élevée que celle de la peinture»

En supposant que cela soit vrai, et -il n'y a aucïne raiW

ve e nt e bL r n' re * qU eSt " C | ? Ue ** ^oiresïe mo^^ vent bien nous faire ? A moins qu'on ne trouve qu'il en faut pour tous les goûts, et que les images d'Epina" amusent autant les enfants que les cavaliers* de S

TS^t^- Y°?ù A < U V " OUS aCC ' éd0 « s voi?nUrl nd« P ,', ! ° n du Cham P^e-Mars a deux gros mérites • D abord elle ne comprend qu'un très petit ifombre dîn-

ïuantiS a^uv, C a fr^° din - * y / ,à ' bas du maître «»* quantité d œuvres suffisante pour donner une idée de son

génie II est le poète de la chair douloureuse depuis les

f We h s e de* Ceint n S qUJ br ^ entles - Jusqu'aux h P de U S fatigues des vieillesses accroupies. Les êtres qu'il-crée

>fde avL P d n i US rt 3 " X Crfn t de k Chimè ' re > ^bissentîe . !£!■♦ * de , ses P 0, . r » .escaladent avec effort des rochers-

f eau co a rt le l d f PPéthS « rai i di r S *! ^-Puissance' Un .

encore d?L Zfi™** S ° *° U ^ é P uisée > Vannier encore de la matière, dans un bloc de marbre blanc, est

l v sti ™ Me J°y au d « Champs-de-Màrs P '

hnH« ' b0iS S, ,° ffre ' Ui àUssi uneou deu * Paires de tribades, évoque la mort, emboîte le pas à Rodin. ce oui '

uc sa personnalité, ■ • ■ ; , •

: : et-Sl°if X ^ Se > Ûn P et ! tb ^«lief de bronze-, très lyrique, • lès »££ ■ :d ««*»"* H»»- «t^urf chef-d œuyre ■ et . rappelle

san P S , ^ U3eS "-- tU J ,eS - de DUre *' Baûier ^ffirmè P pnisl sant ouvrier: mais de ses paysans se * déraperait nlutôt

KSSTa dh T our W recherche de * "olffités -

EïïE^fl.™ ? n ,^ lfe ' M ' J Me ? nier nous m ontre en ses moeurs flamands 1 horreur des durs travaux souterrains.

'., .'• JUILLET 1890 i4 7

ir hÏT"*' * / ne tri ^ înt ^ es »^« exposition. La chair des femmes de sa «Tentation » est d'une sensua-'

■ !•£ Hi & ®PP? 8e ««"««sèment à la divine chasteté d'une très belle figure de jeune fille. Son Reître polychrome nous conduit à la délicieuse terre-cuite /maillée de Madame Besnard, qui, elle,, a compris, le parti que la sculpture: peut tirer dé la couleur ' F °

H. L 1T arrîv< ? nsaux Champs-Elysées avec l'idée fixe de la polychromie, les « Amazones* de Henry Cros ...panneau en pâte de verre dune .fine saveur de primitif italien et la % Dame da Pique* de Saint-MarcL, si

coquette en sa grâce archaïque, nous séduirontjustement La «: Taia*™ » de Jérôme, légèrement colorée an»? a

■ et Svintf^Sf if J" qUie UdeS ' la » rande fi ^ re est «>«»« et vivante en yerite, mais nous, nous passionnons surtout

, : pour la figuhne qu'elle .tient à la main. Restons un peu

devant les figurés nues. M, Paech, dont un envoie

Rome « la Muse d>A*dré Chèniër i. nous a jadis iniï

resse, nous semble, avec ^.«Sirène», se gâter en de

trop mièvres élégances. La «Simple jeunesse» àe M * D»!

Matthet, .pastiche sans doute involontaire de Faljruière

'ÂnT^T* aU m ï ttÉ , d f céans - Assez de dithyrambes ont chante avec raison la' gloire delà <r Femme au fia on »

Contentpn S7 nous de dire que malgré et peut-être Vca" se

FÎil: F"? ™ P eucai \ aiIle q«J «•* îa caractéristique de Falguiere, les œuvres de cet artiste témoignent d'une' franche personnalité.. La jeune Berbère en cfré Jue Ba"nas destine au monument" de, G£}illa U met est d'un .beau ' 'TJ^t?*' et P°" S?10 " s .. con * enteri o«sf6rtbiendelîesquis S e t?l A W q " J -î T blJOU - C *és.enfin le décoratif Vêlas- ^ M S r î mi , et * u « Cardinal Donnet*' si mal placé de M, Delapl anche, les «Lutteurs* très étudiés de M Charpentier et. la « Porteuse atix Champs î simple et, bien en marche de Bouillon, nous nous tiendrons quitte envers les. multiples et très consciencieuses ma! çonnenes du Palais de J'Industrie.

' ' n- E '>" lrtant l } ï a d e jolies, choses dans les bordures V ne serait-ce qu'un très crâne buste de femme d'un Mdn-

• nom, Ir ° •■**.- J - d - ^ W elle P»«<^n autre:

Louis Denise.

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