LE SALON DV ' CHAMP-DE-MÂRS
Soyons brefs. C'est le mieux, n'estce pas? Et d'abord
de ^nuitT P fe • * C ° Ul - eU1? i efi ""^ î ^ morceaux
lard de Carné- ■' înTT fi * B 5* n °^ ées de brouil " aI j Tî .» une * femme dans un pavsac-e » et deux adorables études au pastel, XAnqniïn- Ses en-
S Cm T î, nten ? e ? et ^ticoloremenT farineux de- Montenard; des plein air, de Harrison- des P^rkuts
-dl£?œ^^^^^
qui dé^ L "Si Ua ** Ionte - Carl ° * ^ Jean Béraud, , qui dette la photographie en exactitude et en bêtise' d étonnants croquis de Forain ; des pastels de SfflSîrf*J? CarclusDuran ; des J&Z/ fdes Zfer>£S des Co«r/ « ; des JW ,- dés Stevens ; des G^« .Tiens
ie £"«32^ L , UI ' ?° n ? a P° ,éo ^ «tte anne;, Ï P :-. ff. «T • ' * même< *eval que les autresnapôléons dus au pinceau patient et à la loupe de LUI, mais les cîs de 1 empereur sont plus finement peints que les c îs i m !
Gffïï t 'TV 65 t0i,eS a ^cédentes q Ah ! Vest S e " tl^ un , che ^heur, qui ne se contente pas des rfîuï
îïî^T" * ^*™ arche résolument vers l'absolu de S
S^S^S 6 ! * est une œuvre lar * emeDt p*-&
G* Albhrt-Aurier.
LITTÉRATURE ANGLAISE; (fc£^J& 9 Z£& béd ' *"• °"- s ™-
««SreVrtVT'Ên'è? £ dmi . r ? ble P^me symbolique. Pre- . le résumé : ' deuxième partie : Le Ciel.^Ea voici
I "'F„Vr ê I aL > qUe DiCU * ransféra " m°n âme en Enfer.
£ hsÎ • £ ^ pays charma »*J le lac avaitdes eaux bleues Je dis a Dieu : j'anne ce pays. cieues.
Dieu dit : Ah! tu l'aimes?
Et voilà que sous les arbres et sous les oiseaux chant,.,** de belles et blondes femmes s'en allaient? vîmes ae" m^fil
JUILLET 1890 a4
i&SîïSi'ttssiriîïK' - «<*■• «,-' ta
D'autres et d'autres na«ii w „t ?♦ " • ^ , .
les beaux fruits d'or! î>aSS * rent ' et P°*«ent leurs lèvres sur
. Je dis à Dieu: Que font-elles?
' "ï? h™ l f, EUeS ^PoisGunent les fruits.
Je dis à Dieu : Comment?
Dieu dit: Elles lé mordent et atiri« w ■-«:- • * * * mn, adroitement referment là blessure 7 "*"* dU re "
Je demandai à Dieu : Pourquoi >
• Te 1C olA it A- P0U ^™? t ersoaae »' ea P ni »« manger. V . D e ieu ,S dit?rri c ? a,S * ** .?* leUf Sert " il?
.^eu dit: Oui, elles ont peur. En Enfer, tout le monde a
^£ZÈ^^°™*^-***^ les ^simulaient sous Te. demandai à Dieu : Que font-ils? < ' frères. * *' * ^^ deS fosses P«^f«re tomber leurs Je demandai à Dieu : Pourquoi > hESiï?i?£ÏÏg£ ^ ■« son Retombe il montera
Je dis à Dieu: Ils sont fous?
;D,eu dit : Ils le sont.. En Enfer, tout le monde est fou
et ceux qui tombent sous la meule c'est °«~ 1 pr?sso,r ' broyé qu'est fait le viù de ceu^ui fèstofeut r C leUr COrps Les mères font boire leufrs enfants : Bois, bois chéri 1 ?V°? *? mb er une main blanche. V ls ' D ° ls - ct,enl Ksi-V* ÎS? : **»«*«* est-elle si blanche?
IWdit: C'est une main qui a sauté du pressoir Les buveurs regardent et ifs tremblent. P "* pir -.
: .^i^l^ïLs^r a, ^ de ceite ma - ? '■■-.
LeCieV " -■' " ? '.'••;" ; / • • : " > '-;■ • - ■ ■ • • ' : • ■ •
£; r Ji* P, Iu f d ' ul î e P orte pour entrer an Ciel. ■■■".'" *<,ni «♦ 'J*\ " n i arge P*y s montagneux, bien et calme •
r»3/ C '? t - fa tj^r-i'f**** <*» plaisir,— comme en Enfer c est /a petne défaire de la peine:- Qu'un ciel est donc S
S££Z" b0 Bï:i V L ' aUtCttr ' % ^'beaucoup! d ubtiie d d1;
téf H«^~ b t las! sans noas faire «en ardemment souhat sire naturelle! Comme nous nous retrouvons, an contraire,
^..♦ e L fCin î ,leS V 1 em P oi soanent les fruits avec l'horreur de peut-être s empbxsonner elles-mêmes en empoisonnant leurs
aJertuni dW ??*??*. d ? y,n «? P a 8 es d ™e très noble amertume d une très fenumne tendresse. Miss Olive Schceiner.de la-bas, me le pardonnera, — de là-bas, du fond de sa ma ' s <>a de rêve, dans sa « ferme africaine» '
. Ah! le réveil : «..:. Sur la. morne courtepointe, uneloneue jaune rayure du pâle soleil de Londres gisait... » ""g ?.
Rem Y de Gourmont. . :
LES LIVRES W
Amants, par Pa.tjl Mar.guerttte (Ernest Kolb). — Lé sue-
îple. Lors d'un séj,
tenace ^iT' ^V f ° Udre ' P ttis * ^tense et . tenace « cristallisation » subséquente que, bien des années après cette entrevue d'un jour, Frôdérique ? d'u^e
*fiï£ZT* hll -l é - eXtrêm 1- et *" détient «5. germe™ affection de poitrine compliquée dé troubles, cardiaques —
lait une maladie sa apprenant que le. prince a péri me 1 ' W ?artlC , de batea "- Mais 1« J°Wux but mal info" . E?„iJ P * n , paS - m S. rt ' et c ' est soa i eune ami "&. de . SS.^* ?T S eSt - noyé - Frédéri q«e n'a plus la force de ré- ; sister à la très ancienne tentation décrire à Daniel. Elle est a cette époque en Algérie, avec son frère et ses deux sœurs
vlfrT*,' *? uché d ? la 1 , le "^? ^ q«i a gardé, nn étrange sonvenir de la jeune fille, l'y rejoint accompagné delà princesse
mireT£,7 so f US t prétexte ^ le <*™t d'Afrique sera sala- , la m,?*Sl ? ' UDe Pet - ,te souffreteusé-Frédérique devient ta maîtresse du prince ; pais,. un joar, ayant constaté qu'elle est grosse et se sachant d'ailleurs condamnée à « -.
ont e T, nte ~; 1ÎC ^-^ Tél eSt argument du livre, Tout toute la seconde moitié contient des situations dramatiques
% I ^'F ,anteS w t n P - ar î' 0is . de déUcieuses choses, comme Lmonr Vo ^ 7 l, ^ le <P etite *œnr de FrMérîque) avoue son s'est Lï F -i dC Fonbonne ^'eUe n'a jamais vu, mais, qui . \ îh w's " ll nCSt p , as mort a "identellement, a parce qu'il
n'est ^^ f" CelIe * u '? aimait »• Ponr'ma part? ce n est que dans les passages où il note la maladie de Frédénque. I angoissante obsession dé Vid ée de la mort prochaine
i, ( £-J-° USSO ,!- ,m ? Sobli & 6sde re n>ettreau prochain numéro ?* JW§T P ao ™ e ™ "vre dé M. Camille Lemonnier:-
chez une femme si jeune, aimée, et qui voudrait vivre, que je goûte pleinement M. Paul Margncritte : il y a là d'admi- , râbles pages d'observation et de psychologie, -. " .À. V.
Ames slaves, par Tola Dotti an {Lemerte)* — Après, de Mme Dorian, un volume de vers d'une haute franchise philosophique et d'un art très vivant, de fort bonnes traductions de Shelley {Hrllas et Les Cenci) f voici, en recueil, des non* voiles. La Préface avertit que «l'âme slave est l'a me -fe miné du monde » : pourquoi ? Oui, si toutes les âmes slaves étaient d'essence identique à celle de l'auteur, — mais ces vaàtes aphorïsines me font peur. Baissa, par exemple, c'est la résignation, le simple devoir domestique et la tendresse pour une jeune sœur, faisant taire dans un cœur de femme un ancien et très légitime amour : la forme donnée à ce court récit est bien slave, mais un tel sacrifice est possible et s'est vu i en d'autres milieux. Un des plus étranges épisodes de ce livre, La Vierge de V Ukraine, a traita une des mille hérésies russes: il s'agit d'une secte où le Christ s'incarne tous lés trois ans dans; le sein d'une Vierge. Si c'est une fille, on l'étrangle avec sa mère ; si c'est un garçon, on en fait un horrible pâté y dont toute la tribu communie. Le volume est, tout entier,
très intéressant et d'une excellente littérature. R. G.
Sébastien Rocn, par Octave Mirabeau. (Charpentier): — C'est, en intention, l'aventure d'un enfant gâté par des ma-' nœuvres onaniques, dufait d'un de sçs maîtres, jésuites, -^' et qui devient pour cela inapte à la vie normale* Mais, comme, chassé du collège, il en 'arrive,' l'âge voulu, a dévirginer une petite amie, ensuite à faire un passable soldat, il est à croire que, sans la mort de hasard qui l'arrête, il se serait marié,' tout comme un àutre^ Alors? — - Mais non, l'auteur s'est moins. occupé d'une étude logique que d'un pamphlet. On retrouve^ en ce volume, les traditionnels « Jésuite fourbe ».« prêtre implacable », « politique ténébreuse » ; cela va jusqu'à la « lourde, la criminelle, l'homicide main du prêtre si fatale au cerveau hu-
1 main ». Et que de personnages connus: la silhouette de l'abbé Bournîsien, encore embêti; M. H ornai s, devenu quincaillier
. et royaliste. Ces choses anciennes sont rédigées dans des phrases d'à peu près, telles que : « Pétrir les cerveaux et manier
< les âmes:.,. »- — « Un mysticisme violmt y une obsession de légende et d'épopée bien faits pour impresiohner les jeunes âmes délicates », etc. Trois cent cinquante pages d'écriture. Que de bonnes chroniques perdues I Le jour est proche où il faudra, entre la littérature et le journalisme, opter définitive-, ment. ■ R. Q. }
Los évolutions de l'a critiqua française, par Ektost Tissor. (Perrin et Cie). — C'est, un peu à la légère, je le confesse,, que je me suis engagé a reparler de ce livre ':. je
ferais alors '* "' - ... .
laisserai
ôur lés w - „- , .
vains M, Ernest Tissot range dans chaçurïé d'elles. Je me
bornerai aujourd'hui a citer le rudiment des définitions appliquées par 1 auteur aux trois parties en quoi il décompose la critique.— «La critique littéraire étudie lés manifestations artistiques au point de vue esthétique et les juge d'après leurs extérieurs, qu elle dit parfaits ou imparfaits, selon qu'ils sont ou ne sont pas conformes à son code de beauté. — La critique moranste étudie les manifestations artistiques au point de vue sociologique et les juge .d'après leurs effets, qu'elle définit sains ou malsains, selon qu'ils sont ou ne sont pas conformes à la règle morale. — La critique analytique étudie les maui-
itelligeni
créatrice, le milieu dans lequel s'est développée cette intelligence la race dont elle est issue, sont les .causes directes. » — Le livre de M Ernest Tissot est d'uue lecture intéressante et instructive; il est de ceux qu'on ne laisse point moisir dans une bibliothèque, sans les rouvrir jamais. A. V.
Feuilles mortes, par Victor Compas (chez l'auteur, a Montcy-Saint- Pierre (Ardennes), et à Paris, bureau des Annales gauloises, je 7 , rue du Commandeur.)— Un livre de poésies et de prose alternées, très, très, très jeune. *