LA GLOIRE DU VERBE
par Pierre Quillard
Revivre une joie défunte, est-il joie plus subtil* ? "x! ^"â™ 3 Souvenir qui, durant notre couree noire à h barbe blanche, ravive les vers luisants des jardins vécu»! Je professe uu culte singulier fc>our ce vieil adolescent .aux pieds a rebours, page du Regret. PeaMfee même n. exaite-je 1 Avenir que parce qu il sera le Souvenir
C est en 1885, Un soir. J'érigeais le quatrième acte de ffiare ou triomphe la Mort. Soudain la clochette de 1 huis se^met à rire. J'ouvre. Ils sont deux. Vn Etranger m évoquant un renard qui serait une hrebia s et son Guide : un notre ami fort maigre avec, pour cheveux- des feuilles mortes.. ...!" i[ ' ji ^
: Selon son destin, le Guide, très jeuile et très ancien à la lois, est pâle infiniment Les lys] de cette amie expnment-ils le regret du lange ou le désir du Vwemt? Le désir, helas I — car le Guide était Ephnïïm Mikliatt' ..ephebe génial, . ^ ,
. H nomma l'Etranger : Pierre Quillard.
,.-.; Nos mains, se pressant, durent pétrir aussitôt quelque fraîche statue de sympathie. On se hâta de s'aimer E* ces heures matutinales, ils n'osaient, les trois vivante, se divulguer 1 Anadyomène de leurs rhythmes primordiaux; mais, au midi de la hardiesse, nos tentative» s échangèrent : leurs hymnes impeccables et ma barbare apostasie. Alors ces juventîespoëtes sentaient flotter sur eux comme . un caractéristique costume : Mikhaël la chasuble des moustiers, Quillard le lilas des haliiers, le troisième le manteau bariolé de PInde védique.
L'idée d'iine revue naquit avec* Jésus! le a 5 décem- . bre 1005.'. '- ■ .'r . - <■ -
.D'abord ori la voulait baptiser V Arche d'Alliance, le
Symbole, \e Tabernacle. Ce nom,./* Pléiade, prévalut.
■ L imminent apogée de trois ou quatre étoiles pouvant
histonher cette Constellation, nous croyons littéraire de
- déclarer ici, puérilement, pour la simple eayictîtude,
; qu elle fut formulée en mon logis par Ephraïm Mikhaël!
jf Pierre Quillard et Paul Roux canonisé depuis.
; Quelques amis s'étant joints à la trïmourti, la revue i
,1 vagit le i er mars x886. Ce vagissement fut une fanlare
1 de Jéricho. Les chauves Ecroulés menacèrent de Bicêtre
T-! bamt^Lazare de l'esprit — cette Magnifique à la si-
"6 MERCVRB DE FRANCE
A4S ««rzi n i h 7/ d0ntleS P lu5 fiers ™P rices demeurent
InnccZs.: U ^ ^^ C0 »P^^ MassacrlZ
Le Massacre de Maeterlinck oui cert-a car il „„ à* ■*
aa »"> '« Ff Will aux épaules de czarV ' '" ll " 6tait
IW p'ûlf Z dl * ^' fois - Chiffre fa «diq"e et de Lrm« F. • chacui \ * aventura dans la vie, ve ra les larmes, les ris, la chanson, le blasphème lw fVexwtencerson œuvre. «"aspneme, c estra-dire.
Nous nous sommes retrouvés plus tard le im,r a- -• çhesse triste où nos yeux épandirent ES \f J°w de n-
Cependant il avait „ A i • "" r î ncffab ï e horreur des floraisons prochaine
Célébrera Pierre Quillard d'avoir rrlorifié la p.™). âÏÏ1^aïa1 C *' ! * ''°° d *' nu » il '- '<= &£».a et »£!
^ra^-- tas s»
I* çonteirreoreine indifférence, Ml., I «rronill. li eoqodle, de» tempe, homalne.. l« HaôôveT eÏÏé.e,~
•in., te ^ff-ss^és, ti-jr-
ment tresser son âme entre un canevas mvthJn,,. * î
massif. * ailieurs généreusement
Mais pourquoi, dans ce domaine du décor, percoitUï
avec sa seule prunelle, non avec tous ses *»/«*££&?
Je m'arrête, de propos délibéré, à ceîe mesquine
FÉVRJfcRr*,*
'chicané des choses, puisque d'exxlusifs CéMbr*\jx—d* la secte des Nomfmlistc* — prétendent pro*crire 1» S^t>»tance de leur univers ou 4* moins la bou<ï#r, ignontsU que, par la sélection de ses relief»; elle est W fflOK&i* fondamentale d«r ÏAtt, sinon ririélâctatt* tonique Soi* latnielle la dominante spirituelle siffle dan* le néant.
Les poètes, nàw sommes des dieux^ c'est acquis. Chacun de non» conçoit nn monde, d'accord, de* or&pail "est le mien depuis des an», Néanmoins convcnontH|*e notre monde particulier n'est que l'élixïr du monde initial si prestement réintégré aux heures corporelles. Notre original s'ëtaye de l'originel. Le monde fonte— copropriété indivise de tous dans la république de la vie
il nous faut le considérer comme l'apprentissage foncier de celui de notre esprit, lequel n'est, à franc dire» que le résultat d un désir de réaliser mieux, deW servi par la morale de nôtre personnelle esthétique,
La floraison du poëte se mesure donc h son génie d'essentiellement comprendre ou d'amender (par un prêt d intentions foraines) celle de Dieu. ,;[
On ne saurait éluder quecelle-cisertdefumieràcelte-ià.
Blasphème d'art pur, s'entend, ;
^ Que si, dans leur transcendantalisme outrancter, messieurs les Cérébraux renâclent à la Substance, c'est qu'ils ne la savent qu'à la manière dés Captifs de la Caverne — j'allais écrire Taverne. Le dos tourné, ils voient d'inanes silhouettes réfléchies, ainsi que dans la facile allégorie de Platon.
Or, à l'artiste insigne, toute substance appâtait Veffort saisissable d'un centre vers la sphère, d'une base vers le sommet, d'une âme vers la corporéité. C'est le caractère de cet effort qui, à ma sentence, doit au moins intéresser l'artiste et qu'il lui sied, le cas échéant, de cristalliser t
Nous parlons en idéaliste qui envisage les choses comme des pensées autrefois tombées d'une intelligence et solifiéès par les époques. Ce n'est aucunement prêcher leur comptabilité selon le superficiel naturalisme, mais seulement! solliciter qu'on en trahisse l'essence causale où bien ce phénomène des effets qui est en quelque sorte la viyè chevelure de la substance.
Sans ces assises, l'art n*est qu'atmosphérique.
Promptement je répète que les choses doivent être contrôlées et traduites par nos cinq sens. Cette méthode ailleurs étendue, nW-ce pas la réalisation de la sympho~ nie dans sa plus vaste expansion ? Ainsi l'artiste obtient l'œuvre prismatique aux facettes savoureuse-odorante^
118 MERCVRE D£ FRANCE . / ;. . j
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sonore-visible-tangible; le synthétique bouquet à cinq motifs qu'il parachève et paraphe avec le ruban de son émotion. En un mot l'oeuvre individuelle et vivante : le Verbe fait Homme»
. Si parfois le profane se déclare dérouté, c'est qu'il lit partiellement, dxx bout des doigts, au lieu d'absorber avec son être entier une oeuvre révélée par uu être entier, c*est qu'il ne comniunie point.
Pour compléter ce procès de la Matière nécessairement succinct, il y aurait, entre autres théories, à for- . muler celle des Reliefs (Sur un panthéisme^ -admis comme fond de toile de V univers artistique, se révolte un polythéisme départies infimes vu colossales ^pas* sîves par la patte^ lesquelles se proclament \indepen-\ dantes 9 ambitionnant de faire planer leur activité personnelle sur T universelle Activité. La familiarité des rites innombrables constitue V originalité foncière du, quintuple artiste.*^) — Mais, cela nous induirait à la théorie des Vibrations qui, par correspondance, entrent édifier l'œuvre dans rhospitalité- du lecteur honoré par cela même d'une joie infinïtésimalement complice..
Puis il faudrait agiter que TArt pourrait bien être unerésultante, ce qui serait indigeste aujourd'hui.
Au demeurant toute mon Esthétique est mise en pratique dans la Symphonie humaine — -■ dont je tais lie titre — que, cette amiée, je confierai au Théâtre-Français, si toutefois n* est point tari son noble sang de guerroyeur,
■ -■:. - "■.. . ÏII - " ; " - ■■■.". rJ ".
Le Livre de Pierre Quillard esta exalter/ : '--;■■
L'admirable Fille aux mains coupées est Texpressîon d'un primitif de l'école' mystique de Cologne, la Rome de l'Allemagne*
L'héroïne, lys d'aurore, parle avec son - âme comme les contemplatives de Wilhelm. Dans tes primitifs, ombres et demi-teintes sont grises; violettes dans Quillard. Tel que ces peintres, le poëte exécute sur fond d'or à dessins. . - ! . -
Volontiers on accorde aux personnage» de ce mystère le geste anguleux des Saints translucides. Leur parole, on l'imagine s^exhalant des lèvres, réalisée sur dès banderoles, comme chez les xylogràphïques figures de YArs moriendi. -..-.."
Qu'on me laisse ici regretter l'opulente postérité dont cette Fille fut grosse. La sage-femme dut conseiller un tantinet le seigle ergoté de monsieur Lemerre. A telles
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enseignes que certaines pages ultérieure* 4* La gloire du Verbe ne nous procurent pas tettp joie, cntet|uin du mérite/ cette joie chaque fois progressive' (pi se définirait avec V Ethique : lé ga&sage d'une perfection ; moi ad» à une perfection plu* grande*
Un' cheW oeuvre entre plusieurs : Marbre. -=l . Exquis les îieder "dont le poète daigna m*L coo?Jmuniquer la plupart en 1887, de sa retraite de Cakourg .
Curiosité, l'art d'aimer de QjulWtiL Les cordés de son clavecin sont peut-être des cheveux de femme,; niais de femmes non vécues» Sa Dame, il l'appréhende et ne la regarde que copiée, dans la psyché, il en préfère; l'absence ou le mirage. Son coeur d'enfant de choeur esquive, contourne ou temporise; et si, du giron de sa nourrice la nature, il évoque la Belle, c'est assez bas pour n'être ouï que de son imagination, ; j
Il pense trop que : l'Amour c'est à'en souffrir. Ne .médite pas assez qee : souffrir c'est êfc$ susceptible de génie. ' * ■ - kr-
, Laissez-donc, ami. laissez la femme! 1 chiffonner votre ame amidonnée. L'Amour, n'est-ce pas la politique du poëte : par son règne, par le désir qui Tantecèd*, parle regret qui le suit et le perpétue ? Le désir stelttfié tout, le regret plejbre les mers. De celuMa descendent les moissons jolies, de celui-ci montent les synthèses superbes comme des revanches. A peine vous dèvine-t~ori~ le désir. Récùserez-vous la Toison Noire de son contraire : la Douleur qui nous évalue Tici-bas ? Sus donc à l'unique joie qui aboutît à l'unique misère — fut-ce à travers le ridicule et le péché I Les cornes du faune sont plantées sur un sourire. ' »
Eh I ne voyez pas ici vaines phrases de pédagogue, mais une solide invitation au piédestal vécu sur lequel se dresseront, plus normales, les cérébral i tés mêmes. Jusque-là, l'œuvre se dandine, hypothétique. • Courez vite étrangler le Cygne d'Amour*
"■""■■ ' -■ ' v ■' V IV '".'" ■■■!■'
Louons Pierre Quillard de sa pieuse dédicace à Ephraïm Mikhaël.
Au cours de cette étude, a palpité sereine, autour de moi, l'âme du Regretté.&e paradis des âmes c'est d'être évoquées par les vivants sans doute J Notre oubli les doit rendre itristes et mendiantes. Oui son âme, je l'ai vue par mon âme, je la vois encore. Informelle, cependant elle imprime en moi Viiie sensible d'un Aigle BlaneJ II
i*> MERCVRE DE FRANCE
est là près du.feu — celui de mon cœur ou du foyer? — et parait se chauffer, trahissant ainsi que froide est l'Eternité.
Enfin Falerte page aux pieds à rebours me ramène aux heures antérieures et peu à peu, par une insensible ma* gie, il habille du Corps remémoré l'Aigle Blanc qui s y dérobe graduellement ainsi que dans un sépulcre d'humaine vie; an front du Corps sont des feuilles d'automne. .
Et c'est l'Ami vivant!
Alors, sous la treille d'Illusion, nbus rëcausons les paroles causées qui partirent en preusés vers l'avenir.
.Soudain les voix de la rue, poignardant le charmé, eh un clin me vieillissent et nie rejettent sur le temps de l'Ami mort, au présent, aux choses.
"~" Et le Corps s^efface graduellement, neige jtnoribondaîit au fer rouge de la réalité.
Déjà ne vacille plus que l'idée substantielle. Avant qu'elle ne s'évanouisse aussi, je veux oh! caresser un peu de ce qui n'est ptus, ne serait-ce qu'une place occupée dans le salon de mon imagination. Et je lance mes mains, mais l'Aigle a disparu.
D'un geste prompt, j'ouvre la fenêtre pour le voir s^nvoler peut-être par les yeux charitables de la foi,*. Rien!.., sinon que j'entends la Harpe d'un pifferaro gueusant des sous eu bas*
Alors, accoudé, je songe : l'espace est sans doute fait .d'âmes, et la musique des Harpes # pourrait bien se produire par le nostalgique cri qu'ensemble jetterait un million drames pincées à la fois par le doigt du musi- — cien innocemment barbare.
S'il en était ainsi, cette mélodie qui nous parfume serait construite de leurs plaintes!... ■ ,
Jamais plus, non jamais plus ne joueront les Harpes sans que je prie pour ces Orphelines de U mort, Errantes couleur de Fabsence éternelle, Errantes si maigres qu'elles en sont imperceptibles, Errantes qui ne revivront plus la vie chantée par le coq, vivant petit clocher de plumes!.,. ,. .
3 ' ât 6 décembre 1890.
Saïnt-Pol Roux*
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AU THÉÂTRE LIBRE
UrotaïH», pièce en trois actes, et& pnw», tir*» pn m. jeà* Ajimirr du, roman de M. EnjiowD ht Goneoomr.
— Conte de NoBi, Mystère moderne en deux tableaux, en prose, par M. Auguste Liwiert.
La tâche était asserj malaisée de transporter à la «cène la Fille Eltsa, non un roman au sens propre du terme, mai* ^- comme tons les ouvriges que M. Edmond de Goncourt écrivit seul — une étude, une monographie de minutie ose notation physio-psychologique. Au point de voe du théfttre « selon la formule », donc, aucune péripétie en ce livre, et en tout cas nulle unité d'action — si tant est qu'il y ait ici une action — puisqu'il s'agit de toute une vie» etquune vie totale, si vide lût-elle, n'évolue point en une action unique. L'unité est ailleurs, tout au fond de l'œuvre : surabondant motif pour que telle critique, parmi le fort tapage suscité jadis par La Fille Efisa, allât jusqu'à dénier à M. de Goncourt V unité 8e cenceptionî— Or, de quelle façon M.Ajalbert, qui ne peut "apporter au théâtre tous les développements psychologiques d<M. de Goncourt, donnei«-t-il lHmpression synthétique du livre? Fort habilement, à la vérité, eu inventant une plaidoirie qui contient en substance la psychique de lïœuvre.
y Au premier tableau, Elîsa est en promenade — car c'est jour de sortie — avec quelques compagnes, et, tout en batifolant sur des verdures, on la blague de son « béguin » pour le pioupiou Tanchon, qui la rejoindra tout à 1 heure. Cette scène est capitale : deux ou trois mouvements de colère et de rage d'Elisa; provoqués par ces plaisanteries anodines en somme, Recèlent à la fois la nature de ses sentiments pour Tanchoa, véritable amour et non simple caprice, et son irri- P tabilité nerveuse d'hystérique. Cette scène, jdis-je, fait comprendre/le meurtre du pioupiou, alors qu'il veut posséder quand même Elisa en mal de sentimentalité et qui se refuse obstinément, — Le deuxième tableau : la cour d'assises, est tout entier rempli par la plaidoirie du défenseur d'Elisa, qui résume aussi complètement que possible la psychologie de l'accusée et les idées de M. de Goncourt (des lieux communs aujourd'hui) sur les filles soumises. L'étude de la prostitution finit là, — Le troisième tableau montre la prison où la condamnée achèvera de vivre : Tétude de 1 abrutissement de l'être reclus et assujetti au € régime du silence absolu » commence ici dans le roman, commencerait aussi dans là pièce si l'auteur avait traité autrement et mieux ce que Tau* teur du livre — t livre de vérité et de compassion », dit tré* bien A. Delzant dans son ouvrage ; Les Goncçurt— a, lui, si parfaitement traité. Comment M. Ajalbert n*a-t-il pas senti que la scène, qui pouvait être si poignante, perd toute grandeur et devient quasi grotesque avec là gascon na de de
f" MIRCVKE M FRANCE
ÏSîw î? 4 ^» d ^? 2r *! 4 "'^ r '- to d«raïer romandeM Tea*
» mïre'J?a^; , k™ Certain qiie *«t«vue d'iLT* £ E *,.-! * ** û F ? rain — manque tellement de vérité en
«wïî^dW *.^ cette P ite «.« '«* excellente. Mlle Nau' exprime dune façon saisissante des choses difficile» • iw* «emple, au premier tableau, la dïathese nerveuse d'EIiS
■ Pafas U s « "mJé ?M InL ?e ?"■' aUSSi est *«>P anguleux et cour dwf« „,- nt0I1 l e n em ««t Pas. « convainc, et en MA„ + 2 «"*« ceci n e vaut pas cela. Pour une fois donc
JoiefÏÏaît iFH""* aiW ° n î *** le «tnrele? d'autre^ TÏn"no a n parfS jSff *" **» ~*«- *• Janvier est A , .
à ™«i-j *-+ V p - en intércssan t y invraisemblable d'ailleurs'
xto veut, entre la scène (raccourcie et condensée7d7rWo n ta n é\rbLnnl«*n?, i qU1 , hbre e J ntre ce * d*"" «rions simul-
JLa pièce fut jouée admirablement par M. Janvier MMm«tw* Σ,7>. , "^ dMS le temble P épisod% ^ de l'accoucWut" ïe ri' lïf M Ç 'î S ; C - C * II est im P<>»iWe d'être plus vr^qne
X° m * S1 assommaQ *- S«1M. Antoine ïft «5 S
Vîïudltoà U U %VJ? ?' de village (,-• tableauV ■ y-v*iwacjxo*t M ,ia. salle d'audience et la oièce m'i +!•*•«.-,; n- Elm dans la prison, sont particulièrement remarauabîe? Le programme était signé Forain et Cbérel^
Alfred Vallétth.
FÉVMH ifcpr -- ***
•*<«*4aMHIi
LÉS LIVRES
Le» Cora*e du F*un«, par Eiucbst FUyhaud {BiUietbeaue Artistique et Littéraire). — V. p. uo. »-«^w
\>ï?i Q }fi tt * £*'!**& par PlMM O*™^» (Librairie de -l'Art indépendant). — V. p. 115* . -
Fleur. d'OiatTet*, /Wm*, par Ounas Gunror (Geaonceaux). — C'est moins un livre qu'un recueil : toutes les pièces sont indépendantes les unes des autms. Et il manW un peu d'intérêt a une époque où les poètes cisèlent levers avec un art auquel n'atteint pas M. Charles Gninot, et anivent a une telle cohésion entre les poésies d'un même livre qu eu retrancher une seule serait faire mal à Tâmt de l'muvre . De multiples influences — dont quelques-unes remontent aux premiers temps du romantisme — y sont aussi trop apparentes. Si, d'ailleurs, il est certain que l'auteur eut sagement agi de cadenasser dans sa Fosse aux ours telle, telle et 1*lle de ses poésies, d'autres sont fort honorables de forme et de fond — mais, je le répète, sans grard -intérêt pour nous.
Xa Décoration et l'Art industriel à-l'Xxposlttaft HAltotmIIa de 1&B9, par losn'lbu. (Ancienne jfcafson -unaatin). — M, Roger Marx, qui s* occupe avec une viirilance éclairée 4es intérêts de l'Art français, vient de publier, dans une édition de grand luxe, la conférence qu'a Et en Juin t8oo au Congrès de la Société centrale des architectes -français sur la Décoration et l'Art industriel à le grande Exposition, Je ne puis entrer dans le détail dts sujets très divers qu'il traite au cours de cette intéressante étude. Signalons les lignes qui concernent M . Emile Galle, Yun des plus grands maîtres de notre art industriel, et qui s loin de limiter son ambition au plaisir des yeux, se préoccupe sans relâche de solliciter l'intérêt de l'esprit, l'éveil du sentiment par un symbolisme conforme en tous points aux aspirations de 1 évolution contemporaine. » Chérjtt, le maître afficheur, a, au moins, la place qu'il mérite parmi les ornemanistes. Je ne sais, toutefois, si c'est de Goya qu'il convient de parler a propos de Chéret^ je ne sais..,? Mais il faut conclura avec M. R. Marx que le premier devoir de l'art décoratif, si
(1) Au prochain fascicule : Le PèUrin passionné (Jean Moréas); Les Quatre Faces (Bernard Lazare); Le Curé d*Anchettes (Georges de Peyrebrane); Fîumen (Pierre Dévoluy): Le Don f Enfance (Fernand Severin); Culs-de-Lam*e (Albert Boissière}; JW* de cœur (Jean Surya); Le Marol dt V*ncU Cyrille (Léo Tréiemk) ; Le Songe etnne nuit d'hiver (Gaston et Jules de Gouturat). i
t*4 MERCVRE DE FRANCE
nettement le besoin spirîtualiste, le besoin de Symbole qui soulève aujourd'hui tous les arts, de la Poésie à la Peinturecontre les sottes prétentions à la réalité des faux maîtres a*- 1 turalistes, * G h. M*\
I^es Vieux, Drame ta un acte, en prose, par Ervest Basions (Anvers). — Voici un petit drame point mauvais en soi, et qui pourtant ne saurait avoir de signification. Je m'e'xplique. Avec le procédé de M. Maurice Maeterlinck, M. Bosiers produit une impression — la même — infiniment moins forte que celle donnée par V Intruse. Alors, à quoi bon? Le . lieu de ténèbres où opère M. Maeterlinck est exigu, et telle- . ment que lui seul (ou un seul qui sera toujours lui, ce qui -' revient au même) y peut respirer ; quiconque tentera l'y rejoindre périra. C'est pourquoi il est vain d'avoir écrit Zes Vieux — vieux rentiers que chaque jour rassemble sur un banc et dont l'unique préoccupation est la peur de mourir. -
Un Simple, par Edouard Estaunib (Perrin et Cîe). — La manière de Flaubert est encore celle qui tente le plus les jeu- - nés écrivains sérieux d'aujourd'hui, parce qu'elle est merveil- leuseinent claire et qu'elle fait songer, son allure étant douce, à ces machines qui pourraient bien marcher toutes seules... Mais il y a dans ces machines*! à on ne sait quel petit rouage secret..* A le chercher, on perd plus de temps qu*a en inventer un autre, et on resté, malgré de très courageux efforts, un cent vingt et unième Flaubert manqué. M. Edouard Estaunié a écrit l'histoire de ce simple très simplement» c'est-à-dire qu'il a beaucoup peïûé,: sans doute, pour découvrir le petit rouage. Dans des pages» il nous en donne presque l'illusion, et nous aimerions mieux de bons défauts personnels que cette îilusion-là. Son simple est le fils d'une ' . femme dure à Penfance et tendre aux amours. Ce fils apprend la vie en entendant sa mère vivre.., un peu plus fort que d'habitude, et, après une scène grossière qui suffit à déparer tout un volume remarquable, il va se jeter à l'eau. Deci, . > f delà, des paysages méridionaux dessinés du bout d'une plume de roitelet et d'un transparent délicat, *** .
De l'Authenticité des Annales et des Histoires de ;: Tacite, par P. Hochart (Thorin). — En ce livre d'une \ bonne et curieuse érudition, il est démontré que les œuvres de Tacite furent fabriquées de toutes pièces, à la Renais- ; sançe, par un latinisant habile et astucieux. Tromper à ce point la postérité, nous faire prendre jusqu'à la fin des siècles pour « le témoin indigné de la vertu offensée» les élucubra- . tions factices d'un ingénieux truqueur, — ce rôle, paraît-il, tenta Pogge, Pauteur des Facéties, M. Hochart donne quelques preuves qu'on a discutées, mais non réfutées. Sans parler de la date des plus anciens manuscrits de Tacite (au commencement du Xv fl siècle on n'en connaissait aucun, et ceux que .l'on connut étaïentd'une écriture contemporaine), îl y des détails assez typiques ; Ammïen Marcelid est le seul < .
FÉVRIER tc**
auteur ancien qui avec Tacite mentionne: Ninire. et J>
Marcelin; Tinte, qui connaissait certainement le goltede JaTes, n aurait pas commis en le décrivant les gronaeri» «r-
WaWe de la part de Pom qui ne le visite* jamais, eteTBo- An !l y a l'autorité deli, Èochart, lequel étudie s^ciatement les temps historiques qui sont le\ujet dS^S-SEït
Est-ce par antithèse que l'auteur donne à su plaquette ce
««■SE:* lourd? Ses poési r • ont ton<M *Wfi£
Tu seras, pour mon rive invoeateur, la Dame ' ' >
Vtston qu'on aurait peur de voir s'ineamer Stron ne «bh7 p a , qu 'elle ne peut daigner Dévoiler la splendeur de son aspect qu'Srâme.
■ %? KCe i**> loi * dc vo "*> J* *"" *« possédée Tonte Tautre nuit dans le Ut de mon idée.
M. Abel Pelletier ne recherche point dans sa* ver» cette musqué de mots à quoi tendent presque tous Te* '££ 2
fois, et se contente des rytbmes*traditiWl£ Le Poimedelo
'SET n reVèl * ^ï*" ? asune originaHte/m«iaindiq«r«n poète. U manquerait seulement un peu de « modeitiieUe"
A ~- P , aT< * os ; 3 - P» r Ausiira Rbtnaud {Vanier}. — « Ton
uue %f ÏS £??*£"£*'> •* *"* ^P 1 *'" H <?«! ainsi 2?wL 1 ' h tL lR t aU * 8 ' dans un sonnetipréface à son « <r*,r Ml.™ î A*?*»'*?™»* ». ^diesse. à l'auteur des Pstthous,
Ëmni. T qa i * la,r **»? a ? er d, «"»« **"> Plutôt fumîate que simple. Toutefois, malgré la < gosserie » des épigraphe» et
up BA in rT. ?, crostl «*« «« notes < DO MI SOI 1><5 — JLA a r^'» . y a des chos « point banales en ces paginettes
même des rimes banvillesques {... O Vénus est&Sque. - ... ta gorge reste étique.) A.V. '
Echos div$rs et communications
Nous recevons la lettre suivante :
« Paris, le 34 décembre 1890 i« Mon cher ami.
« Dans la notice que me voulut bien consacrer iiotre «mi « Ernest Raynaud, et dont l'excessive louange ne laisse pas
tg6 MERCTRE Dfi FRANCE
Vienne la mort le réclamer
II ne se fera pas attendre :*> / >'"'-
■M n'aura qu'un œil à fermer "; -
&* n aura pas d'esprit à rendre : " ; ' *
« Que ne la pm's-je conférer à quelqu'un de mes Kriii=,«+. « quatre vers susceptibles . d'être lus^ Mais ie «»£ + "?*
« avec le m.rihi^cgafeâ^^ïï'Êà^^ ^'' :
« Mcrry Chxistmas, dear,and mj , hesf W„ . <
«sas ^SSESr~«^; S
Trouvé dans adtre courrier ces deux amusants tribkts r '! -V ■
Barres, monsieur Rod et Bumur ; Tiennent des discours pessimistes.. ' - ; Verj us a leur prix semble mûr --
Ltseï Barres, Rod. et Bumur : .*''''■--
Ils savent eue le chien est dur /. ,
£t peu ttgresses les modistes. ."--'.
Marres, monsieur Rod et Bumur ^
Itennent des discours pessimistes. V- ; .
Mètênier a dit aux Goncourt • ' . .-''*.
• «Je veux mettre en français vos livres* : -' V
- Adzt Metenier aux Goneourt.
h un est mort et le second court ; " ■ " .:. , "
;. Metemer a dit aux Concourt -> \ .'
« /* x?«ar mettre en français vos livres » .".>■'■>
d'Armand SUv«t«.' P Laurent Taxlhade, avec one préface .1
FÉVUJB* ,«91
•? fr
A ™ L iK r *î r ^ Académique Pétrin et C^tïmm : A. TTUmrt* car R Minhar et Alfred Vallette; .* «fil TlLSteB Louis Dmnur» ■ j * *^
Consuls aoua ATrsnrx>Et i/Acamuib • !
"le:
' Si tu veux être t Malgré tes vers+ ; U* gendeleitre . Palmé de vert;
Si tu veux braire .
Che\ monsieur Dqu~ Cet, le confrère De V. Sardou ;
Courbe T échine Aux discours longs t .Lis des machines ■■'; -Dans les salons. -
Le ciel te garde .
De tout écart :
Deviens un barde, •Tel Jean Aicard.
Sois philhcUènc t fr .Bois du coco>
Admire Hélène Vacaresco, . •
, Bavarde comme Un vieil ara : ' Sully Prudhonrme Te sourira.
Peins la bannière ■"; Des Pharaor 9 -A la manière De Jean Lakor. : ,
TraiU de ïâme \ Et de U foi;
PrSne madame Dieulafop
(Car ses culottes Au sar Neèû Fini wir les lottes De Salammbô).
Ainsi, ma vieille, ,<
Loin des Huiliers, ' "■ , ' S* accroît la veille De Ckerbutie^
Httysmaus, Batave, Dans maint feuillet , Conspue Octave Qu'on vit Feuillet.
Mais il n importe:
Le décati
Frappe à la porte - Du quai Contù
Prends sur la rive
réélection
A mon frère Yvt
U inversion.
Ainsi la gloire
Vient à qui sait;