‹ Mercure de France, tome 2Chapitre 55 sur 127 · INTROÏT · texte numérisé non relu

INTROÏT

T,îwI* éitre Ji es îr. il dit ^«^efois, doit être la suprême ma- M?ili , ? n f d !- 1A J rt ' son t«omphe et sa mise en lumière

ÏSf* C / aCt,C J e dC i U Scène ' le fsmx et le conventionnel! ? e raccourci du cadre, la problématique intelligence du comédien ceci n'est pas une proposition trop subversive • si 1. théâtre n'est point l'Art, h peut être un côté de &rt? 'u "as! peçt victorieux et décoratif; mais ainsi art et. théâtre n'étant point synonymes, il faut s'entendre au juste, préalablement

De a ,«ai eUr d f S tC " MeS et f î ire 1™**™» distinctions *

De même qu un livre ne s'adresse pas à tous, une pièce est

eue par une caste d'esprits, méprisée' par les autres "une

pièce devrait être jouée avec le souci d'*« public, - non àt

public ; et quiconque prise les classifications établit déjà en

ChâUt; ^éâtre' 2onl" s'a ^"T; ^ la ZW &***<, du Académie et le prix Moutïon" où kn^ Stant la v *rtueuse cauchemar, toute sa 2,' f „ 5*^?' "" «»*»«». du nier. Il y a le rt«^ 5L * ' ?f ,8 ra ? d 'mère au petit derde pain, des DaSnans et & ° U + T Culent des Porteuses

par M. Grenel-D^o^rS ■ m,' la \ n * eau dan * 1» tradition parole d'insulte). UvTlet^A}^^ Se P rfval °ir d'une

vaste confrérie qui Véten/f.. £"/***. «>««* tf /*«/, monde en passan^par ouel.Lt,, boutl 1 uier * IWme du liquides, 1 et qu? sfin le ^V* ^ uel ? u « «rvelles

*«V. Enfin il existe Lihl'X l ** mortt J> 1* Famt% M.Sarjoué le plus louant mastacr/ i" "*"*?> »ï<>«"ble.et intième quand Ie m^acle S n ^£ nJ n"' e ? COm * ,i5 d ' nn «*" Gœthe, peut-être tr«U «,,**■ ° n 7 ^ouve Shakespeare

traductions J qSdqS vi^? gSc,*-/ 88 "T 11 "" mal * ré *« modernes qu'on XSn^^SïS "f* demi dou ^ de

jures.' H nommj. rarement pour leur épargner des ht--

MoHèrTua^clu^ 1 ^^' 1> ? d *« «présentent du vaut quoi la S -et des ^^££1 ^™ m ° s > de ^ les endorment avant la JleSTÏfe Se Pa T f ' des féeries, des pièces à spectacie^dwTÀ 7^2?***' T te «t . opérettes et des revues II se™,'* La- + ««"^sements desmentionner d'autre façon- c« ^* d " at • 5 crimiûe l «e les point qualifiables Et tout* le theTtre ' îklT** P0iat > ne soat les cinq catégories susdites Encor le iïJfV* f" 8 * dans et le théâtre comme iï f**t»Z^°l 2 ***"*re des braves gens

l'autre marchent cofemfnfve s ^t^î- ^ »* taugent si candidement dans ,n, J,™w û me S atls me, pa^ Peut les confondre presque leur acSe, iw^î lade > qu on irate ruelle et toute S P les ^alme "<£ ffitS, & ?? e + d * vi S ne masse énorme et débordante, le fatras L« + C e ? aUSsi la miers de leurs exhibitions le vLt,ÎM i ï? tem pl«s coutu- Comique, l'Opéra ont ÏÏLuJ *"*> le G y m aase, l'Opératenue.leur épfcerie fenrs 'IT",?^ leUr ambiant de le caractère SSflS? S^? aS .. 1 î tté ? aire * et m^cales, planches - grossier en soi ^n^*' c î ^ e le J eu *« ceptable aprfs les ÔXes d7£Sr &?'? Q ' Ua X™ ac " après les mfainies de M iwt J ™ lr .- Delav »gne et Scribe ;

gouvé, les sucrés d'orge de Mme 'gj? f^?* dé M " ^ canaUle des musiques italknn^ • w ' ! P f? Ie sensu a»sme " genre éminemment national Par' e£ le* jgf """^î^ du devenu cette lamentable foi refln !"' P i nvre «"«m est

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de génie pour l'humble apport de ses bouts-rimafflé.et nm-

^nvlr P ° Urpre des P°^* afflues are1^£te£ rf P £

PonT^M^! tr ° K blCnt ^ int d * 'valanchST^fflS pommes. M. Sardou, chaque hiver, quand- viennent ]«*«/

de Bru«lï s P a °^ a dCS ?"■?• Et ce **»*»* *««*» boW*& ae .Bruxelles accommodait, pour une fois, le «and VUnCZ dans la casserole de M. Durcie, les deux ttéISS àR ™T sique subventionnée dévidaient leur fÏÏrfSwiTiSï-"

ssjïï» les livrets ^«P^aîfi^

sente chez les fauteurs, néant. - Beaucoup H W ?e rê2l ter, le savent d'ailleurs, et le glapissent « lef SttV Sri" ensuite, n'est point pour récriminer, mais pour ét,Mir^ classement. Tout bien pesé, il est mo'ins péni&e de £w>™ J.-B. Poquelm ou le bonhomme CorneiE que M Zï" M Valabrègne, M. Gandijlot. On y mène il Z>mJ£ ° ?*£ fait plaisir aux personnes âeées Encore i/™^.!£ a «cela

îs-i^iSiîïîssr'-'i^-SïSifts.

Simplement, c'est déclarer que le théâtr* d'art — le seul

propagent, à 1 ordinaire, les colonnes Morris • nn'nn 1» Ai couvrirait difficilement dans les ^discrétion, 2e» ekotiert" Si l'on insistait, j'ajouterais même qu'il n'est P oint^eîrid«

SintïeT. &Srt. troP rabaiSSe ^ S ^-■•W-% S

auPsF^n^Lrt ^éWe^^Vce^ 565 > dw

évolué de pair ave^ la mi^S^'J SÎ^SSSk "vaiL"' ■ÂSTm « 9 t""^ nivean sur le F™"- ViUlers de riSel

consternante indig^ctd^^'d^a^t^X £ file dcs/oars, ces derniers ans, firent mLe cri^r à IW^l Monsieur se meurt! Monsieur* est mort! On "en estTi* i des sottises accessoires, an* billets de laveur aux marc&t

A la vérité, tout art que le public, le gros public, suflven-

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t ion ne, est condamné à descendre. La masse va de préférence à ce qui flatte ses instincts goujats, sa sensiblerie larmoyante. Elle aime la parodie (ce crachat) et la petite fleur bleue. Les directeurs ayant exploité ces tendances — calcul naturel en leur esprit de trafic a nts — sont mal venus à se plaindre. Ils s'interdirent d^évoluer, se confinèrent dans leurs idioties et leurs rengaines; on se fatigua de cogner aux portes et les scènes furent abandonnées a de vagues décrotteurs. Cependant, comme les choses périssent de leur vice propre, l'im- près sa ri o toujours s'inclinant devant le public souverain , la foule toujours descendant la rampe de sa crapule rie et de ses tendresses» convergent vers l'ignoble café -concert d'un£ part, de l'autre vers les sucreries d'un théâtre moral, idéalisa^ tion de la vertu élégiaque et de la correction mondaine, promis par le Gymnase et ses auteurs à tout bourgeois bon fïls 7 bon époux et bon père.

Il semblerait résulter de ceci qu'un entrepreneur, lorsqu'il parle de monter du nouveau, sous-entend refaire V éducation du public. C'est prêter bien facilement de louables intentions; l'Evangile du théâtre ne compte guère de ces dévouements, qui impliquent la Sainte folie de PArt et non un petit commerce rémunérateur, le sacrifice de cent fortunes et point les commanditaires juifs des combinaisons journalières. La besogne, aussi, apparaît puérile et prématurée. Malgré le mouvement actuel , les divers essais qu'encouragent les feuilles, le théâtre d'art, de longtemps, n'a pas à sortir de l'idée purement spéculative.

Qu'entendons-nous, en effet, par théâtre d'art? Est-ce seulement jouer Shakespeare, Goethe, les quelques vieux Grecs , les modernes qu'on injurie en des conditions parfaites d'interprétation et de mise en scène? Est-ce représenter les * pièces toutes faites des inconnus et des méconnus lorsqu'elles sont littéraires et scéniques dans la conception présente ?

Pour le passé, le fait accompli, j'accorde qu'on s'en tienne là; il serait même remarquable d'y arriver. Le futur demande un peu plus et quelque transformation du procédé.

L'incursion d'un moment sur les plates-bandes d*autrui pourrait me servir a spécifier, tout en préparant des conclusions,

M. Muhlfeld écrivit dans la Revue Blanche sur le théâtre d'art et parla de l'évocation des vies humaines qui sont théâtrales et décoratives, A son avis, le théâtre d'art est l'expression des sensations perçues par les artistes dans les milieux de vie publique et théâtrale. Citant les cas, il ajoute : il fut Piraage parfaite de la vie athénienne; sous, Louis XIII, . naissent en France, avec la vie de représentation, la tragédie et la comédie définitives; vient le Roi Soleil, et c'est réclat et l'apogée de la vie publique, son mélange avec le théâtre.

MARS 1*91 %ff

Par ainsi, la société se trouve liée an théâtre d'art; le d'art la reflète, se développe de son développement, et meurt de sa mort. - *

V N*Toute puissance [de la vision rétrospective! La comédie

d'Aristophane, la plus vivante reproduction du théétn^jpac^ x ; ■" est théâtre d'art 4 ac sens indiqué — * jmtt. MWqvIle '{ voyons à distance.! Mais eu composant \L*e C&evat$ers t U$ Achamùns, Les Grenouilles, Les îfxées, Aristophane épanchait sa bile et probablement ne cherchait peint air delà, Pierre Corneille en rimant le Od subissait et traduisait le goût espagnol du temps. Facilement on fournirait d*&utre* exemples, prouvant nue fois de plus que les théorie* *e font après les oeuvras et non les œuvres d*après les thfatyiesv LVrgu ment ne donne rien de mieux, ensuite; car noua aussi , nous avons une société; elle est diverse et- banale et peu 4&~ corative, c'est flagrant; elle a quand même une vie puboque et théâtrale. Or, celui-là oui la porterait à la rampe, aube- . soin dans la, farce boufouçiste, le tragique de récenies guerres, dans les revendications amèrement burlesques des socialos, ferait-il du théâtre d*art?

Restons dans l'intimité, dans ï*ironie et la tristesse dm tous les jours, profèrent les réalistes 1 Dépeignons dés caractères, des sentiments humains, claoïe-t-on de leur bord! fi^torfres veulent plus spécialement des pièces à thèse, des états d'unie, de la psychologie; sans compter les naturalistes, attelés aient tombereau d'immondices et qui voudraient nous faïte'gtfàter encore à la marchandise que l'on sait.

Ici, le Théâtre Libre triomphe, et M. de Goncotrçt* qui est son grand prêtre; et M. Bauer, qui est son prophète; et M. Céard, et M + Ancey» et Jf* Jean JuUien, et quelques sincères de leur cortège» galopant a la file sur de pareils chevaux de bois. ^

Pour tout concilier, ils ont raison a- leur point de vue. On peut faire le théâtre qui sera le reflet ironique de l'époque. On nous découpera de la vie en tranches et noua aurons r illusion delà réalité. Mais c'est le petit idéal* la mesquinerie de l'art r . Haubert est autrement magnifique dans la Tentation et Salammbô que dans le terre à terre de Madame Bovary, de Bouvard #* Pécuchet, voire de la prodigieuse Education sentimental*. Comparativement, Les fcésigaés, tes Inséparables, Le Maître i sont de très honorable facture ; La Pari-* sienne est ^oeuvre supérieure; mais qui ne donnent ^as et ne, peuvent pas donner le même « frisson d'art a et cette Joie presque mystique, cette sensation d'une grandeur qu'on éprouve à tohengrin. — Pour dire d'un mot, il y manque la beauté , la beauté 'théâtrale : le théâtre doit être la suprême **** ni fe station de Vart^ son triomphe et su mise en lumière, son aspect victoriettK et décoratif*

Le drame de Wagner» bien qu'il satia&sseaux conditions do

pour !es littérateu s SbSSïïSf ae^dl'Yv" ** ^ blièrent les prophètes Néanrn^c w désola *°n que pules mythololies le reculent -?' y 3 ^ 1 " avai * choisi dans

rêve harmonie fut l^tLT ^^ à la P a " té de «on souci d'ua nég q oce,Ta scïne îui ETn?? 1 ! < onst ™ ire > «» le! malgré notre lot patriotkm^^ „i , Val .° lr ' et se maintient,! théâtral et lyrique. ' plUS haUte «P^ion de l'art.

Mais dès lors, on peut songer à un théâtre d'art ™; rait point exclusivement musical • m, i 7,1*1 •* q , X * e se " la pièce réaliste — r*fl»V - - ' qu ^ P lace rartau dessus de

vons pas tous le besoin de reDrésenf^r 1§° •* S n ^P"»delles, de faire leur anol«,tî- £f À f 1, les not . res > au* chan-

souvent incriminé oui <i rt n„~ iL p S Y au <( s P e ctacle », si git maintenant d'atteindre aï « fn^'t* "S*?»*»»- H s' a tique comme vision et comme =.?/>* «««staque », artis-

^combinaison mtimeersav a nt n; aUttéatr f <ï ui sera l'effet à produire retîi^nL^f.' en vue "^niènt de .

le poème, le soutient d'un boutTffi^ df^n ^ ^

rêve, qui rendra ftr Comm , e une atmosphère de beau^donr f ut r \ s Ter^ fi S

plus loin en clameur^ 4torieuf e - deS ^f* 1 * 8 ' ^ OUJ éclate ' cuivres, toute k S" " î 0Utes la «<»>orité des

leurs montent des cïnî de E&W" du , ttombre - Ail ~ ' cifiantes app^f^^^^?"*? ™£ . »r les pafeene d'un parada rhrM;^ V * pjsxere, sur la miraculeuse a, ' .,, ",JK a *4"is cnretiea. Voici les marrhpc <**,„av funeraOles héroïques ; les fanfares £ê^J£ffi%£Z

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