LA CHANSON DES SOUVENIRS
— Mangeons de* souvenir* dans la coupe d'atrate Mangeons le* grappes d'or des souvenirs épars ' ' . —- Kegarde frissonner notre vieille frégate Appareillant déjà ponr de nouveaux départs...
- Nos deux cœurs sont trop vieux ponr quitter lesrivams
No»? Z l tt r V ° n * ^""? Vf des fl " VM ainers... ^"
Nous ne referons plus les longs et beaux voyages, No. cœurs bercé* par la chanson calme des mfrs...
R«« P ^ lle ; toi le . tem - ps de nos aveni tremblants... iaeus, maintenant, vois, nos denx cœurs ont des rides Nos cœurs sont des vieillard* graves, à chevenx blanc, Qui ne quitteront plus ces littoraux arides.':.. ' '
nPï^f 1 ' ah! dïS -~ P OUT «»»MIer ces soirs farouches - Dis-moi tes souvenirs des choses de jadis
Dis-moi les clairs baisers qui fleurissaient' nos bouches Les rouges voluptés de nos vieux paradis ! .. ..
Ces rdiques, dis-les, chère langue perverse... évoque les parfums des roses qui m'ont plu.
roi, mon printemps fané, que ta lèvre me verse Un peu dujeune avril qu'elle ne connaît plus!.*.
Ne te souvitfnt-il point des rires de ces faunes
Qui faisaient s'envoler nymphes et papillons >
— La tempête, aujourd'hui, tord nos crinières jaunes
Ht mord ta peau, partons les trous de tes haillons L.. -
—- Maudis-tu donc encor la pâle châtelaine Pour qui ma pauvre vielle a bien longtemps chanté Qui daigna .^écouter pleurer ma cantflèné, Assise au balconjd'or du manoir enchanté?...
RappeUp-to! 1 effroi des robes dégrafées.
Dans les grisants parfums de ce jardin ialant
? a °£Jir ♦ *? »•—"*«* à des ïev,S de «es r Rappelle-toi tons mes baisers sur ton cou blan"? "*
Rappelle-toi çes^ nuits où les ailes d'un ange Embrasaient de leur vol les cèdres du ravST Et nos rires d'argent, ce midi de vendante ' Ou tu te barbonillas lés pommettes de ^n
O le baume enchanteur des choses en allées 1 O le royal nectar des souvenirs amers » ^"
W les baisers surpris aux tournants des allées ' Et nos rêves bercés sur Pazur don* deî Im^ÂV."'
O i'évocatiqn des jeunesses lointaines :
Où revivent des voix d'enfantins violons '
g tes petits pieds blancs dans le chant des fontaines -
Et leslys! et mes doigts dans tes longs : c&££?^Y I
O tout notre passé !... et toute notre ioie r !
- Maintenait les éclair, brûlent affronte tremblant* Et 1 ouragan, parmi les rochers, roule et broie
Nos ç« ttrs , nospauvres cœurs/déchirés et «nglants l ...
— Regarde frissonner notre vieille fréaâte •'■'":- Appareillant déjà pour de nouve^uxXLts
■ManSifT deS ««*«»« dan, la wKaWle Mangeons les grappes tfor des soùveniiTéparf * :i
G;-Aibbrt Aurier.