LA GRAPPE VOLÉE
Qui ravit les raisins sonores de mon Rire
un le val de Caresse aux bons glaïeuls du dire?
luEiï? d6S thyrSes vier S es du sonneur.
Ils muns,a,ent : essaim de la treille au bonheur.
Oyez au creux du val la plorance qui nieuale Oh rendez ses muscats à mon sourire Tve„glê ,
Espoir qui me guidas vers l'ultime pressoir Ou s epavent les perles qui n'ont paf le soir,
Oncqucs n'ai retrouvé mes vives de vendante Et la neuve douleur m'a pâli de son lange.
Apprends-moi, vert silence, en quel flacon voisin De harpe maintenant jouit le clair raisin? ° "
ti°£;n n KM "]*' SanS d0ute ma vieillesse, Au loin bêla devers ce deuil de gentillesse :
v«m A ™î' q ^ désormaïs a * le raisin sans peau Nomme le pleur et fuis le jovial troupeau,
Ainsi'Sn e nLr SSé ' d tl 3dieUX P l6in la rob *. Ainsi qu un paon coupable, sous le soleil probe.
A l'ombre du fleuve émanant de ses péchés Clignotait une musique de fruits cachés.
Or tes ris, prisonniers dans un orgueil d'abeille Appendaient à l'âpre feuille de son oreille 7 '
O brebis, si la dépouille, mise en pendants Doit jolir ma vendangeuse aux ongles ardents,
Je lègue les raisins sonores de mon Rire A Celle qui laissa les bons glaïeuls du dire.
27 novembre 8g. .