THÉÂTRE D'ART
Le Théâtre d'Art, définitivement sorti de ses langes le soir des Cenci, s'affirme l'entreprise dramatique la plus originale de Ce temps. Sa dernière représentation — la cinquième en comptant les deux qu'il donna sous le nom de Théâtre Mixte — - si vraiment artistique, si audacieuse avec La Fille aux mains coupées , lui a conquis des sympathies précieuses : M. Paul Fort n'a plus qu'à Continuer son œuvre pour grouper tous les talents qui seraient mal à Taise sur la scène naturaliste du Théâtre Libre, et partant ne s'y risqueraient point. Voici, dans Tordre de Tinterpretation, les pièces au programme du 20 mars.
Les Veilleuses, pièce en 1 acte, enprose^ de M, Paul Gabillakd. — Autour d'une idée jolie, c'est une scène naturaliste de fond, souvent romantique de forme. — Le sonneur d'un village est mort; des femmes, des voisines, le veillent en compagnie de sa fille, qui pleure auprès du lit. Mais les heures sont longues; la pari erie des femmes, d'abord grave et toute au sonneur, dévie en un jab otage sur leurs petites affaires; elles rient parfois — aussitôt rappelées à la situation par la fille du défunt* Ce rôle, austère de veilleuse, qui commanderait le silence, finit
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par leur peser, et elles profitent de l'arrivée de « la folle » un pauvre être sans famille et sans toit qui vit d'aumônes dans le pays, pour rentrer chez elles. La fille du mort reste avec l'idiote, qu'après d'énergiques refus elle a autorisée à demeurer. Cependant elle tombé de fetigue, se violente pour résister au sommeil; et l'autre lui persuade d'aller dormir : elle veillera seule. Rideau. La jolie idée est dans le mobile de la folle : un jour qu'elle errait par les chemins, selon l'accoutumée, le sonneur Ta prise, elle que nul ne regarde et dont personne ne veut; et de cette circonstance elle a un tel souvenir que le sonneur est pour elle comme le bon Dieu...-
"M. Paul Gabillard prouve des qualités d'observation et possède l'art des nuances. Mais sa pièce gagnerait, j'imagine, à ce que là folle — l'éternelle toile des romantiques I -- fût une simple fille! laide. Il n'était peut-être pas indispensable aussi qu'elle survint tout juste alors que rntnuït sonne, et que précisément ce soir-là éclatât un orage : moyens impressionnants sans doute, mais un peu surannés et puérils. C'est le gros reprocha que je faisais naguère à M. Van Lerberghe. à propos des Flairèurs.
MM Um Lemorié (là folle) «t Camée (rorpheline) ont été parfaites, Quant aux veilleuses, MM mw Suzanne Gay, Dénac, etc., dja n'a pas très bien entendu ce qu'elles disaient. ..'-•■'.
Fille aux mains coupées, mystère en 3 tableaux, en veïs, de TA. Pierre Quillard. Décor de M. Paul Serusier. ^-t- Ce poème, inséré voila cinq ans dans La Pléiade (i re série) et qui est un des plus beaux de La Gloire du Verbe , le livre récemment publié par M. P»erre Quillard chez Bailly, est trop connu dès lecteurs du Mer* cure de France pour que je le raconte — tâche périlleuse d'ailleurs et profane, car on ne touche pas au rêve des poètes... Je ne yeux que noter la délicieuse impression quil a produite, et la hardiesse de sa mise à la scène. Sur ce dernier point, je ne saurais mieux dire que ML Marcel Collière, à qui j'emprunte le début de son article dans le journal-programme du Théâtre d'Art : *
« L'ordonnance scénique de ce poème est pour laisser « toute sa valeur à la parole lyrique, empruntant seul le « précieux instrument de la voix humaine qui vibre à la « fois dans l'âme de plusieurs auditeurs assemblés, et né- % gligéant l'imparfait leurre des décors et autres procédés * matériels. Utiles quand on veut traduire par une imita- « tïon fidèle la vie contemporaine, ils seraient impuissants « dansiles oeuvres de rêve» c'est-à-dire de réejîe vérité.
3<w MERCVRE DE FRANCE
« On s'est fié à la parole pour évoquer le décor, et le. .
* faire surgir en l'esprit du spectateur, comptant obtenir, -r par le charme verbal, une illusion entière, et dont .« nulle contingence inexacte ne viendra troubler l*abs- ■r traction.
* Aussi le dialogue envers est-il enchâssé dans une. " prose continue qui dévoile les changements de lieux
* et de temps, indique les êtres, révèle les faits et laisse t ainsi au vers sa fonction essentielle et exclusive :
* exprimer lyrique ment l'âme des personnages. La prose, *: assidue coryphée, suit l'action; elle la débarrasse de <r tout récit, de toute explication qui gênerait ou alour- *' dirait son vol. Le chant ne contient que le chant. »
On remarquera que cette ordonnance scénique, à peu près analogue à celle des tragiques grecs, est la première ' tentative en les temps, modernes de simplification du ■ décor. — Sur le fond d'or des Primitifs, un fond d'or au semis d'icônes naïves d'anges en prières, les figures se meuvent; lentes, rythmiques; elles disent, ou plutôt elles chantent leurs âme, et, quand>elle se taisent, une récitante (debout, h çauche de la scène. et en deçà du rideau . de gaze) les explique d'une voix uniforme et monotone, ou bien le chœur épand une musique suave de paroles : la Voix de l'Invisible. Et de ces chants alternés Pâme des personnages surgit, concrète pour ainsi dire et quasi ■ palpable.
Le public, en majeure partie des. poètes et des artistes*, a beaucoup applaudi ce spectacle lare, une des plus pures jouissances esthétiques que je sache,
M 11 " Camée fut exquise en son rôle de vierge mystique, aux mouvements si lents et si « mélodieux », etdle a chanté le vers d'une façon que ne lui enseigna certes : point le Conservatoire : difficulté de plus. J'eusse préféré M me Guy (la récitante) plus monotone encore qu'elle ne fut, et M PaUl Franck (le choryphée) plus «chantant».. MM. Prad, Beuve et Félix tenaient les autres rôles.
Madame Ja Mort, drame cérébral en y actes., par . Rachilde. — Cette pièce a le mérite de n'être point bâtie selon Tune des deux ou trois formules dramatiques habituelles, et elle est curieuse d'invention autant qu'intéressante par la psychologie' du principal personnage, Paul Dartîgny. D une intelligence trop affinée pour s'avouer nettement matérialiste, il ne croit cependant plus à grand'chose au moment où il résout le suicide, et, dégoûté de tout après avoir, essayé de tout pour se prou* ver l'existence supportable, il n'aspire alors qu'à l'anéàn-
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tissement total de son être; Mais cette conclusion nihiliste de sa raison répugne à son Imaginative, et une sorte ne sens esshetique — non un vieux levain de foi —
™ IÎaII r*? J* c ? nce P tion d'an au-delà païen, étrange .pa»d»fiut-de calmes contrées dans une lumière trouble qui ne viendrait point du soleil, et où la Mort— une femme long voilée de gris-poussière, une femme très belle , grave et douce — est la maîtresse définitive materne le, câline, l'Absolue qui panse toutes letpÏJe, et console pour l'éternité. .
C'est au second acte que se révèle cet état d'âme. Le premier a mis aux prises le «essimisme névrosé, aristocratique et artiste de Paul Dartîgny avec le bourgeoise bon garçon, benoît et heureux de vivre de Jacques ÏÏÏfc ♦ 1 ^, Jac î ues ft Lucie, la maîtresse de Paul, synthétisent la les gens de nerfs placides, d'humeur quiite,
i£??ï f ^ m< V au rê j e > le * g'ns de sens commun qu ^accommodent et même se satisfont du train des choses. Mais au second acte — qui est le rêve in articula mortis de JJartigny et par quoi îlassiste à son agonie — Lucie est 1 apparence sous laquelle la Vie se manifeste au mourant pour lui reprocher de la volontairement quitter, s efforcer a le reconquérir, la Vie qui combat la lemmé vo , llee attendue depuis tant d'heures et enfin venue. Le ^T*!?'^"^ * est ici - A Proprement dire, c'est la Vie 2 « • ? SC , dlS J? utant «nehumauité ravagée d'incroyance et qui, trop faible ou trop raffinée pour la résignation à ■ la fin matérialiste, tâche à tromper sa misère Spirituelle par de hasardeux mysticisme?. Si le débat n'a point cette ampleur, il la suggère néanmoins. Tout le morceau est d un mouvement dramatique et d'une concision remar- ! quables. Au crescendo de passion de la Vie, la Mort oppose son implacabilité sereine; et un instant Paul faillit, laisse échapper comme .un regret :
Paul Dartîgny. — Ses cheveux étaient si lonirs !...
La Femme vpiixE- Mon voite est encore plus long, j
« tI-?^ e ^ n Ia Vle a,en TO » damant le désespoir de ' sa défaite en des appels éperdus,, la Femme vouée est douce et caressante au pauvre amant. Mais il voit peu à peu se rétrécir l'au-delà de son rêve : la maîtresse ne se Uvre point, ne peut pas se livrer, et, impuissante à répToftre * ^ mterro « at, ns J ée «w* «es ambiguïtés qu'elle
" : ial^M^?^ H En ^ ^^ me dire qui tu «s, La Femme voilée; — Je ne sais pas. ■
Elle ne sait pas. Elle s'ignore. Elle est la Fatalité. Le paradis entraperçu, ces contrées de paix et de suavité où Von aurait conscience de la perpétuité du repos, se brouille davantage, disparait presque en des amoncellements d'ombre. Que va-t-il advenir? — Il dormira.
La Femme voilée. ' : — Pour toujours.
Et d'un mouvement lent et dolent elle l'ensevelit en la nuit sans fin de son Voile.
Ce deuxième acte est, je crois $ la page la plus complète , à coup sûr la plus élevée,. que. Fauteur ait jamais . écrite.
Lucie reparaît au troisième acte avec Jacques Durand, Mais elle n*est plus alors une semblance, une projection du cerveau de Dartigny : elle représente, comme au début de la pièce, la moitié féminimè du Tout-le-monde pratique et de sens commun dont Jacques incarne, là moitié masculine. Et le rideau tombe sur la pitié quelque ^peu méprisante de ces deux êtfjs pour le pauvre fol, ces deux êtres, qui sont FHumahité inconsciemment: cruelle au rêveur, si indifférente ît des maux dont elle est l'abri et que d^ailleurs elle ne conçoit point.'
Beaucoup de personnes eussent aimé mieux que la mort de Dartigny achevât la pièce. Je ne. discuterai point le plan de rouvragé. Je reprocherai seulement , au premier acte, un manque de concision qui m'a parfois donné l'impression d'un bavardage, et le romantisme de l'empoisonnement au cigare saturé de ne r in m oleander — : bien qu'un tel suicide soit très possible scientifiquement et tout à fait dans le personnage de Dartigny,
M lle Camée, si vivante, jouait la Mort, enveloppée toute dans un long voile gris. Elle a dit les brèves phrases de son rôle avec infiniment d'intelligence, et a su conserver à la Femme voilée, même quand elle chasse la Vie avec des paroles violentes, même alors qu'elle se, fait caresseusé et consolatrice, la sereine majesté que volontiers on imagine à la reine éternelle. La grâce du lent et grave mouvement dont elle enlinceule Dartigny a enthousiasmé la salle. — M me Suzanne Gay (Lucie) est une parfaite maîtresse c sans cœur > : la fille qui a de la tenue et fait son petit métier avec une certaine décence. Mais je ne crois pas que la passion soit dans ses cordes : la véhémence n'est point de la passion. — Le masque amer etFattitude hautaine de M. Paul Franck s'adaptent merveilleusement à la figure de Dartigny, qu'il a bien rendue; toutefois, au second tableau, peut-être eût-il dû s'efforcer à une diction spéciale, plus suave, qui signifiât
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que le drame est dans Son cerveau et non sur la scène — ■ 11 est regrettable que M. Albert Félix, dont je «ai» la conscience, pense utile, pour raison d'optique, d'éxurérer sa mimique et ses intonations : après avoir fortGen compris la physionomie de Jacques Durand, il a perdu maintes de ses trouvailles en grossissant ainsi son jeu — H faut remercier M. Prad d'avoir accepté, par sympathie^
P °Fnf? T M â »' d Art ' le bout dé ^leVdocte/r (Jodii!
— Enfin M. Ricqmer atracé la silhouette du domestique
moderne, une sorte de fonctionnaire correct peu attaché
..a qui le paie. ' e »«■'-»«
Im Guignon, poème de M. Stéphane Mallarmé. — Moins encore que de Là Fille aux mains coûtées je
in VJ*$ T - *? . G . u 'f»*.»> q«i est dans toutes L mé! moires. Mais il «tait intéressant d'entendre dire *ùr la scène par la voix souple d'une interprète qui sait au be-
maSre^Kl' • ,a diCti ° n '****£> »~ *— « vers du maître. Mile Camée y a remporté un grand succès, et les
acclamations et les applaudissement ^dont onTsVJé £ ?? J< l * Uteu J P rouye »t ~ ™e fois de plus — combien M Stéphane Mallarmé a d'admirateurs dans les « fféié- . : rations montantes ». ; • S ene - •
M P n? 8 ? tU * e, SCèn * ™i*ralisU en a tableaux, par M. ; de Chirac. —, Est-ce une parodie ? Si oui, tout est pour le mieux . ^Sinbn, ahl M. de Chirac est encore u „ peu om de la littérature d'art. Je serais désofé qu'S en Er a T md ™ Ch V n ' *** * ^ ? uis » e P<>i»t conï
livrl ff ^ï? 11 ^ ? ne 9cène Postérieure du même
■SE MTcEr* 1 '^ tnaispar un Dennery «a/ «, menïàsi ™, . observera <ï u *J e »*« veux nulle- ,
ment a. ses mote grossiers, presque tous bien eh, situation — quoique mutiles. Mais quelles métaphores !.. M Prad un excellent Coupeau, et M"* Caméefet même le plfiî Fernand Rouquet,,un bébé en chair et en os que l'ai
Z0Zi?*ï SOi M danS ,C Q *" <H ' *•*»•*«« de lîïrc Legrand» ont vaillamment tenu la scène jusqu'au bout
S ^ >»« de la salle, vociférations* SpS ments, sifflets^ cm d'animaux, etc., etc. ' F«ne-
1 Programmé illustré par Paul Gauguin et Paul Sérusier.
.Alfred Vallbtte. ' :
A l'association des étudiants. ~ Le vendredi io avril, dans la salle des fêtes de lamaïrie du I™ arîon! dissement, en présence de peintures allégoriques micrême nu-fumée et d'un Sarcey, vivant Seau' comme
un jeune dieu, la troupe du Théâtre d'Art a représenté; pour l'Association des étudiants, à ses invités le Camille Desmoulins de M, Marc Legrand. Je conçoit mal qu on- puisse faire parler en alexandrins les hommes de la Révolution; là prose — fût-elle «.artiste » et d Edmond de Goncourt — ■ s'accommode de toutes les niaiseries et de toutes les emphases, et peut-être feraitelle revivre cette étrange époque de déclamations puériles et d actes prodigieux. Mais levers ne saurait sans déchéance, exprimer telle ou telle manière de dire,' spéciale à des individus déterminés : il semble destiné uniquement à proférer les choses éternelles. Si conscient cieusement ouvré que soit le drame de M. Marc Legrand, il est en somme marqué d'une tare native et ' nécessairement on y devait trouver des vers regrettables : .' .•■.■*.**■/ , ■ . ■ ■'
Pour moi y nul ne' pourra m* ô ter mon encrier M'en fermer tout vivant dans la médiocrité.
On peut marcher au but sans tomber dans le gouffre:
' Ces erreurs ne sont point imputables au poète- mais ' au genre;
Camille Desmoulins a été supérieurement interprêté par M* Fenoux: une voix superbe, une grande noblesse de geste et d'attitude; par M. Paul Franck :' Robespierre après Dartigny, une figure sèche, une voix d'acier , en coquetterie avec la nuque des suspects; et par M. Gauley : Mlle Camée — Lucile — doit être mise hors de; . pair : elle a dit les vers comme il faut les dire, d'une '• . voix chantante et sonore : tour à tour mutine, tragique, attendrie, observant toujours le rhythme et ne permettant pas même a la passion de déranger Pharmonie des lignes, dans cette grande salle, sans décors, qu'elle emplissait toute de sa déclamation éperdue, elle apparaissait comme une vivante image de l'éternelle poésie, une de celles qui éveillent le frisson sacré— et les poètes la remercient pour la pure émotion d'art qu'ils lui doivent et qu'ils n'oublieront point.
Après Camille Desmoulins venaient : Le Plumetyune comédie inédite de MM. Collias et Rèmond où se trou-, vait au moins une idée heureuse^ et une ineptie de Busnach et Gastincau. Mais, pendant l'intermède, une œuvre de pur génie nous a été révélée par M. Georges Jïerr; c'est une miraculeuse complainte : Sur les bords de rO/no, d'une fantaisie tellement excessive qu'elle
put sans scandale exciter en même temps le rire inextinguible des poètes lyriques et la furieuse temîlte
lames — de M. F. Sarcey, beau comme un jeune dieu
■°^ÔH t^8c
XITTÉRAfu^E ITALIENNE
..Revue? . — Gazeit* Icttèrarïa : Notice sur Théodore
de Banv. le, par Federico Musso, - meilleure et m£,T
«enrçffue que la plupart de celles que nouT îûmes «1
Î! S r U rT X fra ?^ l M=»i mars). jjtude sur "33*5,
S iS; '• Py. Glus ?PPe Depanis : le critique prend à
de S^SLTS "ï" ét ° aae ; " SUffirîit Pe ^ trî
.Cronaca <TÀrte : Curieuses notés de Giuseppe Ro- '
ïftSiï SK^: W J-rWà£dt inconn^ P Ô«one ai i^anzole Cet écrivain, dans ses trois livres, Al di là
ïLB""?? 1 ?' appà I aît tel q»un romantique décadent' lEf/"^ ^ ^ e °P ardî > deBaodelaire, de Schaupennauer assez indépendant pour avoir écrit : «A dire vrai je n?i jamais senti ni compris l'amour de la patrie »Tdans un autre roman tout de jeunesse, McmJie Tnutiïù fl avïS analyse les plus étranges observations de lW„' r en " me ange dit M. Robiati, de Stendhal et d7ï>4 Sade Nulle critique ne parla jamais des livres de fc«3î '
&^^ é "^ és et ,us; »H»¥ift:
su^fi/!^' ^ t^jours intéressante,: mais sur des
fe^îw ? e P^ons la suivre en détail, nous a
■SJ,în^ eUr dC tradu . ire Presque intégralement, .n y
joignant des comment 1res sans équivoque, « Le jouioï
pour dire -V^ £ P T S1 °" ltah ^ ne m,,,mnsa M«oïp : £*^« " ! tt ^ promener: « V«»i un **' ad
SS.^'f 6 ^ •*•*»»■- enrochement, en français : « Va te faire couper les cheveux 1 », R. G.
M. Amtonio Zaccahia vient de feire paraître à Faenza n «
LES LIVRES
ï' un n a b i' 2) i ~ V ° Uà Un très b ° a livre > "^ quelques pages d.un naturalisme un peu trop de kermessel la phase excré-
^ntr^; C «V^ 0516 d - e * a révolte des Flandres, en ^ol £w n P + a ?° n f ifan Ç ai , se et Ia stupide tyrannie des jaco-
Cayenne supprime tontes les gildes, confréries, corporations et fêtes locales ; a toutes ces vexations (imaginées naturellement au nom de la libertéet l'égalité) ajoutéla conscriS: ÏTîn „ + P ,f ySan ^ Ua J° ur » Couvèrent que cela allait un peu loin et prirent les armes. Ils surprirent Malines, mais, surpris a leur tour-et cernés, ils furent massacrés, et ceux qui 'S' échappe a la tuerie fusillés le lendemain après un * mulacre de jugement L auteur méprise et hait ^Révolution . française, — sentiment que tout artiste ne peut que hautement' approuver. Ai! Gantois et Brugeois, si vous nous avi« appartenu, comme nous aurions rasé vos maisons à pignons! vos beffrois, vos couvents, vos hôpitaux, vos chapeUes.vw églises* Comme nous aunons redressé vos rues qui s'en vont sais savoir ou ! Et comble-les inutiles canauxlie Brugls! Etendu toutes ces villes un peu modernes ! Songer que Bruges pour-
flama'nT^^tf/T^^U 50 " 500 ^ de P^oSe flamand, cette étude de M. Eeifcoud, fort bien écrite d'ailleurs, avec. plein de trouvailles de mots et style, est un plaidoyer de l'art contre le vandalisme et de l'idéalisme contre le despotisme utilitaire: donc, à tous les points de vue, un très
t Les Pharisiens, par Georges Darien (Genonceaux) — Cn jeune homme de lettres, q^i serait kans doute Pauteur lui-
SK^ 81 -?* 08 et } OQS \ encore au, jbeau temps des romans à clef, s mtrodun: dans les dessous d'une librairie quelconque où U rencontre un célèbre anti-sémite portant le pseudonyme extraordinaire de TOgre. Ce jeune homme, ua peu Z™ dide, s aperçoit que les grands éditeurs et les grands auteurs cherchent avant tout leur intérêt, les uns quand ils ëoiS les autres quand ils écrivent.- Ça l'étonné" Il expUque son étonnement dans nne langue véhémente, ornée de périodes à effets comme les discours académiques. On ne saisît pas bien s il est pour ou contre les juifc, mais on finit par s'apercevoir qu il est amoureux d'une petite femme. L'idylle est très 'olie, trop jolie. Les juifs ne comprendront jamais, eux, qne l'indi-
(I) Au prochain fascicule : Les Cahiers d'André Waltér
(œuvre posthume) Conftteor (G. Trarieux), Là-Bai- (jM
Huy^nans), Daniel vJgraivc Q.-VL. Rosny), Au Pays dit
B <^ u "?t Tailhadef, La Ôrcation du tiUV {£%1<Z
tTv'iA Ctn 3 l . a * r ' 94 (J- de. Beauregard) ; • Z'Androjryne ( J. Peladan) ; Zhj>tjrque (F. Vielé-Griffin)? . ™X7»*
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mstoire d amour. Le défaut du pamphlet en ttènèn\ <-w . d'être ennuyeux quand il est .long. ma* touh'esprit dSionde
rerieux quand il. tombe dans le roman... idylfiàue Si /.«
£&£?* S °^- Bn r ° man ' ee romaa ««*■ beaucoup trop , pk£ de questions d'économie sociale. Si ce nW nZ ™™«ki *
alors pourquoi Phistoire de la femme ? Po„* SmbS £ ié-' . -ras , qui esquisse une vilenie en l'honneur de ™ dame avuni de 1 W conquise, renonce à la même viLie lorsSl -a «?2 de la femme. C'est, intellectuellement, oublier & poser le louis sur la çhemanée et, en somme, la seule morale à tirer de l'œuvre. Je crois que G. .Darien, l'auteur de Sf Vùnè revanche à prendre. ' mil
i-K?? 10 ??* * ?e^ noces spirituelles. W Ruvsbrotck
f/ruSuef^Sîrf^r^^ MAral ^ MSScï î« wSSiî^* Lacoinblez )- — Sur ce livre, un des plus hauts de littérature mystique, je me réserve de revenir un jour ( un
™™ £? * ^ x Cn Me étnde " CelIe du traducteur est s" complète, si pénétrante, si écrite en le style qu'il fallait
• riïiS^JT^r** et -ême%emewrmaïï ™'Jr- Illnt ?> seu * K"^» n'a pas assez délimité- les deux
r T ^o^ C ^ÏÏ?"^ïï^??» i " ?^broeck,
ondrais ou bien
5 f,. grec ^ dans l'Ihtelligence: le mysticisme 1-tfi, dans l'Amour : Pun, c'estsaint Denys PAréopàSre^lW s nt
teSS^?" "*£, B - raard - K^broecfc, t^f en les 5n'o«nt! également semble résumer les deux écoles. Pourouoi sDétfia-' ment en référer à Plotin? Je sais bien que M lîaete?Hncî dSer.^ SBJetde très subtiles explicatLs, - justement à
TanpT^ P««>™?ge, dit. la très intéressante revue de
eïtrè ' M ft' S '{**■"*. né au village de Ruysbroeck!
wlef an k™ f ^ eS ' en "74, fonda dans la forêt de
; ^^ïi^l?îii^^^ ,f Y*- V * ,t >' un monastère n^l^ZLi. I des Ermites de Saint-Augustin. C'est là i™ écr . , Tî* en fla *»and ses étonnantes œuvres mystiques Ces œ «Y«s, éditées pour la première fiis dans le. texte oSal.il
F/LSf »*r ¥ïï Par , leS - S0ÎnS ** *> Maatschapffîàîr Vlaamsche BibhophHen. n'ont jamais paru en françaw sauf
ïn T S ÀT ageS t 7 d,,it ' ? ar èeUo sar letexteTtin relgl au.iôo swscle par Lauxentius Surins ». Ajoutons que ces
Xtl^T^* tradnitS P« Hello donnent la ^ulnte^!
£1 esx ^ ^ eC i k Cn T petit livre ' <* ui ne doit P" être, it est vrai , littéralement exact,, mais avi n'en «arde oas
.tiques. ^ TaleUr ^ bré ™ire, de « Petites Heure?» m?s!
paS^éW^' Pa j THÉC ?' ORB CHizE (Sayine)/- Plus imcwfi' ^. ar I aSS ^ de <W el< i nes gibbosités, et si l'on n'y recourait de ci de là aux procédés naturalistes, ce livre serait
une exacte expression de ce que j'appellerai, faute d'un mot, 1 esthétique réaliste de premier degré, à savoir : la- notation — point trop analytique, pas encore synthétique — des choses visibles, tangibles, du concret, et la simple constatation des agissements humains, le tout d'une ordonnance qui donne 1 illusion du tous-les-jours de la vie. Œuvré de vision grise par conséquent, quelle que soit du reste chez l'auteur la façon de votr. « Simple constatation des agissements », car il est évident que l'œuvre, vaudra d'autant plus que l'auteur jugera moins partialement les actes de ses personnages Cet art, qui est bien un art malgré qu'on en ait dit, exiffe I enacement le plus complet possible de la personnalité de
I écrivain quant à l'appréciation des faits, et l'auteur ne peut montrer d originalité que dans la disposition des matériaux et ' la qualité du rendu.. Il est donc regrettable que le livre de M. Théodore Chèze tourne parfois au pamphlet Ou s'y propose la vie — un fragment de vie —d'un instituteur d'école primaire ; il est certain que le personnel universitaire déclame et se mutine — c'est si humain ! — contre l'université, mais
il semble que l'auteur ait forcélànote. Ceci, mis à part, voilà bien 1 existence d'un instituteur,. l'indifférence -au travail la mesquinerie* la sottise, les petites ambitions, la banalité,' Ja misère du corps enseignant et l'intégral fonctionnement de la machine à instruire. M. Théodore Chèze possède de tels dons d observation qu'on a le doigt sur la chose : on v est. ^ulle exagération, une ironie discrète, et souvent une' grande délicatesse de touche. Bien des passages sont remarquables de sobriété, et certaines scènes, d'enfants en classe sont absolument neuves. . ,Â: V.
Harmonies de formes et de couleurs, démonstrations pratiques avec le rapporteur esthétique et le cercle chromatique conférence de M. Charles Hexry (A/Hermanni, — Brochure intéressante, quoique aride , d'un' des plus ingénieux savants de ce temps, qui collabora à la Vogue, à la Revue indépendante, non moins qu'aux comptes rendus de l'Académie des sciences, — dénicheur d'inédit, retrouveur des si curieux Voyages de Balthazar Monconys. Cette conférence est pour démontrer les influences des couleurs sur les sens , selon* la teinte, le ton, la luminosité propre d'une couleur donnée etc.; en passant, il est touché à plusieurs petits faits curieux'
II aurait fallu assister à la conférence et participer aux démonstrations pratiques pour bien comprendre tout* Page *o ordre de luminosité des couleurs, quand il. s'agit dV percevoir un pomt noir : jaune, orangé, rouge, vert, bleu, violet.
U est pourquoi la majorité des couvertures de livres est iïïi- ■ pnmee sur jaune, et pourquoi si peu recourent au violet. — Frohter de l'occasion pour s'enquérir près de M. Henry sur
la oo/ lgni -? cation du dessin < V 1 ' > ' Û P ubIia dans la Vogue du a mai iS36 : il m intrigue toujours. R. G.
Théories et symboles des alchimistes, par M. Albert j^oïsson {ChacornacK — En un élégant volume, orné de plus de quarante pantacles d'une irréprochable netteté, M. Albert
Poissçn, poursuivant ses patientes et heureuses études sur 1 alchimie, apporte aujourd'hui la solution d'un problème que beaucoup avaient.cherchée vainement, que quelques-uns comme Albert Aurier, avaient pressentie, mais ^ue nul n/avart encore élucidée sans conteste, savoir : l'eipUcaCn defimfcve des symboles employés par les spagyriques pour £ C ™^* S of^tions nécessaires à la trausmutftion dis métaux. Désormais, ces serpents ailés, ces oiseaux dans des attitudes diverses, ces lions, ces squelettes, ces corps humains à deux têtes, qui remplissent les livres hermétiques et que ?j c ^ m P?g ne P ai *>K aucun texte, deviendront parfaitement £ 'W 65 P°^ ceux qui auront pris connaissance duS.
Sfe«ST° - ?D V ° 1C1 ™ e ^ emple : Un P^tacle, tiré du ■ Tiatorum.spagyncum, représente un roi et une reine enfermés ensemble dans un cercueil, accompagné d'un côté nar un squelette et -de l'autre par un homme boiteux" «Ler^fetla «. reine, dit M. Poisson, représentent le soufre et le mercure « enfermes dans le sépulcre (cornue) philosophique ; le sque!
iw/^- i qUe ^V?? 5 animes pendant l'opération nommée « ptoritficahon. le boiteux ou Vulcain, symbole du feu, indi- « que que l'on do* chauffer l'œuf philosophique, f c'est-à-dire ^mercurT» ' ' C ° rnUe ' ° Ù ^ . V l * cé *^ soufre et le . . Avant d'aborder l'explication détafllée des symboles, l'auteur expose quell^fut la philosophie hermétique. Il la montre appuyée tout entière dès l'origine, sur la foi en l'unit? et 1 indestructible delà matière, se combinant avec elle-même en modes infinis. Le fameux « rien, ne se perd, rien ne se crée »,.dont s'enorgueillit la sciene contemporaine, n'a iamaU «te un mystère pour les alchimistes, et f œuvre de M. A loisson le prouve surabondamment, pour la plus grande joie des bons .esprits, qui estiment une mauvaise plaisanterie la théorie scientifique du Progrès E D
^r !^ S e ^ f Ba,Iad t? d * A ' C - Swlnburœ: Traduction de Gabriel Mouret. Notes sur Swinburne par Guy de Macpassaïït. (Sayme). — Comme le fait remarquer M. de Mau-
cf VShZ L** ™i VUe £? j ? Si ?> P° ur « oûter Pl«nement ce volume de Swinburne il faudrait être soi-même très sen-
. *"* °. u M }f iire qu'en une phase, en une crise de sensua-
lVfcn/£ Y e ^ trts \ ? urtout A™«°™, poèmes qui glorifient le fond de folie erotique qui sommeille ou s'exalte aussi bien dans les paisibles que dans les agités. — selon les occasionnelles et occultes vôhtions de la chair. Ce n'est pas le rêve de : supra-terrestre suavité ou se complaitRossetti, ni la sentimentalité douloureuse de Tennyson ; jci l'amour est presque uniquement physiologique, la rêverie est étroitement liée à la sensation : toutes deux s'envolent ensemble vers les au-delà on se continue insatiablement sans s'achever jamais, le repas charnel Corps de femme, d'androgyne, d'éphèbe, toutes les formes et tous les caprices de la beauté visible ou imaginable le poète lès requiert pour des assouvissements qui vont jusqu au vampinsmcll y a dans ces Poèmes et Ballades des
*" MERCYRE DE FRANCE
ballades simplement romanesques et des poèmes ou de paga- Mne grêlon de mysticsme, des lére^^^ du moyen-a£
W «-? r* * V$ UVec Ie - roi P avi «l^tervieùt SaphVT? Stout, une fécondité except.onnelle de thèmes, un brooiaieux tourmdlement d'images, une magnifique richesse d^ylE et de strophes, - mais, sans que l'ensemble donne une™?! pression assez nette pour permettre de caractériser le poète Espr t complexe, cervelle débordante de notions,. aimant 1. la tois les vieux rondeh, français et la. Bible (en vingt endroits" on retrouve du Jérémie et du Job), les lyriques frecs rt S chanson populaire, connaissant plusieurs langue! et toutèt les l.tteraturcs ■ S W inburne est néanmoins demLre haut" tement personnel et orig mal jusqu'au paradoxe. SuS fort La traduction est excellente, littérale et littéraire — trait If."?™? qU \V attt * eauco °P *>«* ^ SwinbuSt obscur aJlit 1 ^ r P reler 1 -. Du «"»»« versificateur, de l'artiste unique! que dire a propos dune traduction V II reste de la fleur tout ce qui pouvait rester : le parfum. • • <= ** "w ^out
Les Adolescents, par Dantel dk XWkcoi.rt; pï/f ace 'de Robert m> la Vulehervé (Vanier). L'exiguïté d^uie note bibliographique ne permet guère de dire tout ce qu'il findrait de ce livre charmant, exquis parfois, d'une incomparable tra.cheur et jamais banal. Au 'reste, la Préface de M Krt de h, V.lleherve - où est intercalé un sonnet de.^otre anU Le Cardonnel a Laurent </« Aulnes, pseudonyme de M. Daniel de \enanco«rt — est certes le meilleur article que suggéreront Les Adolescents : qu'on, s'y reporte donc, f 'auteur dit cette préface, est très jeune. Les conceptions deM.de Venancourt. ne démentent point cette affirmation, mais l'ordon-
^hï« CS r P0C TV t U t C ^ Dcé du vers sont «*»« t«s remarquables. Ceci lest peut-être plus encore .- presque tous les
rêves du poète sont dans le bleu, et nulle Jart - pas une lois - ,1s ne s'échouent en cette sentimentalité bébéte qui est la tare ordmaue de telles poésies. Et puis, de l'inattendu ger nS , SïS-'kou^ VerS - Par -«l»^. V -'ont fait & Les cloches de ma vie ont sei^t fois sonne
tt Prince de mon rêve a mis ses habits bleus Et ceux-ci :
... La vierge Marie aux grands gestes hhnes
Viens, petite Eve, il est tard :
JTai sommeil de ton sommeil. v
U regrette de ne pouvoir citer de plus longs passades notamment du Prince A^r, ce délicieux rèveVîdMefcent et qui révèle un si délicat poète, ^aoiescent et
L© Gorille, par Oscxa Mbténïe» (Victor Havard). — Sous
r^VS^™ 101 ? enUe de la ^verture, où se préwïe GortlUàe Fréroict, celui-là même dont un railleur disait qu'il représentait Littrê enlevant la langue française ^Os^r Uïé-
d'un péché de jeunesse iïoiii £«££*"■" T r"^ yc l enf «t d'un Wcier wEKlfcSrtlï P /n t£. Ctfdtre le * •«Mche. Cet enfant j* MtMMiStS fflU^ fi^TS^f «ï par un duel à la carabine renouvelé dé» A miîs™* ** «•"■«•
. xubtif- vous ^îffsyfLfcsî^ «« P"J ^
volume, Je " A^*ÏÏ^r^^^«-*ï%«t
tel autre P kS™ l'ille M ,?.f T W 11 * Baudelaire, jusqu'à Saint-PoMtoux iïî'JiSl^ZlT':. " »'•* P« que où la fièvre aUume^ses caftusTet « de, 2£lù Un ""*pour des chasses mauvaises » , r-«I^ * '««ards eperviers
fauteur affirme une personnalhF îi [T '»* V** ^ droit ' Paysages teintés de bleu tendre «t A ne é \? ca « on de
: listes qui soien? c" pab'ies ■.£S£^$£gl im * *™fois tous les deux irmr* h*„* .y.«r «ur esprit et leur art une
cessais la copie sTressLnt^,'*? 8 «■ f*«»*q»«u» férotence. Us souf *éKuIiè«r en t ni*?'" h ï!" tuel de lenr «**-•
. traits et de bonsS ftS ?H*' 1 , surtoQt rabâcheurs de favori, on peut ™ ££,« ^SS* .W^^f Cst *« d »*»a feire trotter en céfc^ et oùT a e D J a ?* 1^ £«*»«■«* à lo
. Jean ne poussenSs! Lorrain F àéLΣ ^^ ΰ U SaUt grands journalistes P drpépoq^% 5 ?S a IÎ ClaSSé I?"» 8 les su conserver tous les attffil A* v W"*? 8 le . seul *■* ait que la chronique lufimposePnL ï* Ute **"* ,e vii méti « séesde la palsion moriSoe c£eW ^^f"* vert - de -«ri- •quelquefois; paradoxant dans îam«™f", d * M P erv «"«. «* r
•i fui, lorrain ert un virtuLe^ueL^t* d ° ^ Comme ch «
tient de» nouvelles r!vi'ssan t e^ to .;t« 0n ^"T Uvr "?' : con satanisme voulu oVrrén^ni.; " ' marquées au coin du
d'être ^i-d^ysiss^ay ftffMS.5 1
^ ^ Parfum e rtra ^^
sphinge élégante. VEgrégore est une des plus jolies gemmes de 1 ecrin. Avant, Sondeuse, qui se passe en Normandie, est presque, par ci, par là, un livre de souvenirs personnels, un missel des premières communions,,, mais qui sentirait le musc. Maintenant, nous attendons le rojman commandé par Huysmansi, J ai idée que ce sera bientôt. ■ . ■ . - ***
Poésies variées et nouveaux chats, par Alfred Ruffin (Jouaust). — Je m'imagine M. Alfred Ruffin comme un boa et honorable vieillard, ami des Muses et de Sully- Prud homme, et je serais désolé de lui faire de la peine: Ses vers, peuvent être lus par tout le monde; ils sont classiques, réguliers,, corrects, et ne contiennent rien, pas même des propos subversifs. Il dit du bien des chats, parle dès bateaux qui vont sur Peau, ; dédie des Eléphants à madame Judith Gautier, (grosse, grosse comme Judith Gautier, disait Mi rbeau), note des tableautins, .place des anecdotes et fait de l'esprit.. — Son livre est édité avec tout le soin de la maison Jouausf, ; . C. Mki.
Les Asphodèles, par Martin Paolî, Préface de François Fabie (Vanier). — L'âme d'adolescent qui se raconte ici fut touchée de .l'inévitable mal, et, dans sa misère \ elle déteste ces symboles; de joie, de gloire et de clarté :
... les lys , modèles
De candeur, les genêts ou s'allument les ors
Les cyclamens neigeux s* ouvrant comme des ailes,;.
Elle va aux fleurs de mort, les pâles asphodèles, qui signifient « les traîtrises, les faux serments et les remords, » Mais c'est là peine de très jeune homme, que- boira le premier soleil. Déjà ce sont des rêves d'aube, des désirs de lumière .' des élans de tendresse, de suaves visions de corps harmonieux. Quand viendront les baisers nouveaux, ce cœur, guéri, retrouvera sa foi-Pas la moindre perversité d'ailleurs en ce petit livre : du sensualisme seulement. A. V.
La Marmite électorale, par Gaston Rayssac (Albert Savine). TJn roman-pamphlet où gigotent d'amusantes silhouettes de journalistes ruraux, de magistrats, de fonctionnaires, dans un tohu-bohu de campagne électorale. De ci, de là, de piquantes anecdotes, des tableaux d'une exactitude photographique. Un peu cursivement, mais nerveusement écrit,ce livre intéressera tous ceux— et ce sont-ils pas légion?— qui tiennent . à être initiés aux mystérieux tripotage des coulisses politi^ <l a «- J, C.
Députe! par Féliïte de Combbrôusse. (Perrin et C» e ). — La députation n'est d'ailleurs que pour mémoire, dan s ce livre prodigieusement niais. Cela pourrait aussi bien s'appeler : « De Part de faire des enfants à sa femme; pour qu'elle, ne vous embête pas quand vous allez la tromper . avec une ancienne. » L'auteur s'est essayé à des perversions d'il y a un, siècle : livre excellent à donner aux jtdultes pour calmer les effervescences pr intanières... Mais queLe politique de village a bien pu inspirer cette ridicule odyssée l Quand on s'inti-
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tule Fêliht y sacreblèu, on devrait secouer des crinières plus Comberousse qtiè ça! '•••'-
Vingt-ring sonnets, par Paux Dxjxac /Bruxelles, Paul Lacomblez), — Le titre est ce qu'il y a de plus lyrique dans cette plaquette, d'une douceâtre ineptie, témoin ce quatrain :
Sous votre petit chapeau rose t Vo/rc minots est ravissant, Quand votre regard caressant Avec douceur sur moi se pose. E. D. /
La Via en chansons, par Eugène Lbmercier. — La chanson n est point de la littérature ; c'est une chose à coté, toute différente et que les prétentions des chansonniers empêchent de mettre à sa place. Pour formuler sans être méchant, c'est fart d'accommoder les restes : ■— trois strophes étiqués, et < V ie personne ne remarquerait, deviennent de suite, par la magi^du fredon, un petit morceau qu'on s'accorde à trouver très bien. Par contre, toutes les chansons perdent à être lues n ayant pas été faites pour ça, et je ne vois ras qu'il soit 5Ï. £•£!? composer des volumes. — M; Lemercier, cédant à l habitude, a réuni les siennes ; j'avouerai quelque préférence ' pour des pièces qui, légèrement, résistent : la Viedlt savonneuse, Les Marchandes au panier. On y trouve encore ces vieilles histoires de sergots qui firent la joie âts cénacles et divers couplets agréables pour tels qui flânent aux gaudrioles. — - U ailleurs, Mt. Lemercier né vise pointa décrocher la lune, hntre les fabricants du Répertoire Paulus, simples gorets au service des Eldorados, et les Jules Jouy, les Meusy. le* Xanrof, demi-dieux et pontifes des chapelles spéciales qui croient naïvement faire de l'art, il s'est taillé une petite place personnelle; lisait rimailler des choses grivoisei, ironiques et amusantes. Avec la sottise du patriotisme et du sentimentalisme pleurnicheur, c'est tout ce qu'on a jamais pu tirer de la chans ? n * - ■ . Q. ,MkL
Les illusions du coeur, par Emu* Piemet (Peirrin O), — Un peu plus d'ennui et un peu plus de style, ce serait une sorte de Volupté par un petit Sainte-Beuve en herbe. Mais combien poncif et froid déjà! Un Monsieur tendre qui aime sa cousine Dolorès !.-.*, Cela influe sur toute sa vie, sur sa façon de juger les. hommes et les choses, : sur la manière dont il ferait de la politique ■— s'il en faisait -i- sur ses. nuits de salle de police, sur ses habits, sur ses digestions, etc. etc. Il n y a que dans les romans prétendus moraux qu'on rencontre de ces immoralités-là- En somme, un livre écrit avec* de leau pure, et on. a envie de xemuer avec une gaule pour tâcher de faire monter la vase qui contient les petites bêtes intéressantes^ *•*
Puberté, par Michel Rbàixes (Léon Vanier), — L'auteur confesse avoir mis quatre ans, de 1886 à 1890, ai composer sa microscopique plaquette, au titre médical. . '
On chercherait: vainement en quoi les vers écrits an cours de 1886 diffèrenjt des vers écrits au cours.de 1890,' si ce n'est
que les derniers, produits déliquescents d'une veine lasse de rimer, se contentent de l'assonance. Tons les sujets traités sont uniformément rococos ou malpropres,- Quand M. Réallès ne fait pas mourir une jeune poitrinaire au chant du rossignol, il exécute sur la prostitution féminine on masculine de . pénibles variations:.
P.-S. — Tous nos compliments à M. . Léon Vanier, pour son courage à éditer de semblable littérature- . ; E- D-
Enivrances, par Alfred Gauche (Savîne). — Des vers .-. facile; des choses à la Muse qui fait vibrer F esprit et' palpiter le cœur; à Sully-Prudhomme; a carpe diem; à d'autres, tout en écoutant le chant des fauvettes. St tu veux y faisons un rêve (à V. Hugo, mais c'est oublié)* Cependant, il a* teste les astres et sa doiueur est amarrée. Sur la mousse verte la rose incline ; laie te et s'endort, et patati, et patata, V aurore aux doigts de \ rose^ le soleil, les vents, le printemps, l'hymen, la Nature r lés étoiles, l'oiseau amoureux de là fleur, et le chant se marie au parfum qui s* évase, et. tout renaît , et tout s'éveille. — Antoine Grinoche en jubilerait.
. Respectons les vieillards et chérissons nos -mères 7 Et Dieu nous tiendra compte en sa juste rigueur Des tendresses de Vante et des bienfaits dit cœur.
Enfin des strophes patriotiques, dés petites chansons et des petites histoires où l'on trouve^des extase s sonores jdes i eux qui s'enlacent, la fraternité, le progrès, la société, les contemplations et les recontemplations, — : Il ne faut pas blaguer, en somme. Si M- Alfred Gauche a dix-huit ans, ces Enivrancéslà sont évide m ni et très-bien. . C'.'Mki.
CHOSES D'ART
Exposition' Gàgliardini (Galerie moderne, 5, rue ^ e ki Paix) ;
■ Exposition Louise Abbéma (Galerie Georges Petit) ; Exposition de Poil et Plume (Bodinier) ; .-'■.. Exposition des Indépendants (Pavillon de la ville de Paris); Exposition Eugène Carrière (Boussod et Valadon, boulevard
Montmartre) ; ■ i '
Le Mercure de France consacrera un article spécial à cette dernière exposition.
■ Le Ministre de l'instruction publique et des Beaux- Arts vient de commander au sculpteur Bafrier une cheminée monumentale, et au graveur Desboutine une copie . de Delacroix, j:
■ -m * « ^<t<|KDl>{l>(t»11i fr ■ ■ » *}|
Échos divers et communications
Dans V Observateur Français, un judicieux . article dé M* Charles Maurràs sur les Symbolistes, Nous en extrayons
"•,.*. MAI iSox ^7
le passage suivant, relatif à notre collaborateur Ernest Raynaud: ; !
« M, Ernest Raynaud; l'auteur des Cor/tes du Faune, n'est pas précisément un symboliste de la suite de M- Jean Moréas. Il serait plutôt le disciple du grand poète de Crimen Amoris, et cela paraît clair dès le premier sonnet, ou brille ce distique : ■
Puis t un beau jour y devers la ville, on crut entendre Un fracas épouvantable d* orage en Tair*
« Voilà des mesures que nous reconnaissons et un emploi du verstrimètre avec lequel Jad s et Naguère, Us Romances sans
«» uu * -. ^ UV *«. AVb ^ l^cauuuu^ u.c sLicnce, etc. discernement et de goût. Il est le seul des élèves de Paul Verlaine qui ait su garder sa langue pure et soutenir, ses rythmes au-delà des strophes à effet. Il est Je seul qui ai su composer et distribuer les parties d'un poème. Il est le seul qui ne croie point que la poésie soit un simple frisson nerveux, une transcription hurlante ex toujours agitée de passions suraiguës. M, Ernest Raynaud né chasse point la pensée de son rêve ; c'est même . ,à elle qu'il confie le soin d'y régner. h .
« Et ce, petit livre est délicieux à lire et à 'relire. Il a ïa douceur rosée et la tendresse d'un crépuscule d'automne, dont les vapeurs légères obnubileraient à demi des rangées de marbres apportés d'Italie. Devenus inquiétants par l'incertitude de 1 heure; ces Antinous et ces Faunes se rapprochent de nous et flottent sur nous comme si l'air du Nord avait changé en 1 fées, en ondins et en sylphes ces parfaites idoles que tail- ; lèrent des ciseaux nets, aux flancs de la pure Beauté Mais : M. Ernest Rayuaud n'est pas si barbare que d'oublier l'origine de ses visions, et je lui sais gré d'avoir clos dans le cadre exact du qûatorzain les symboles qui lui sont venus d'elles. Et la forme est exquise. Plus l'un de ces petits poèmes figu- . rerait dignement auprès des plus parfaits sonnets de l'histoire
littéraire. Des jeunes gens se récitent déjà tel Paysage*
comme leurs aînés, il y a quinze ans, récitaient les Danaïdes de Sully ou Vénérable berceau de.Ieconte de Lis e, — ce paysage occidental, dans un vieux parc, à l'adieu du soir sur un lac . embelli des ruines d'un temple ionien: \ ■ ■'
Tout près, sous un massif bas qui se- décolore, Un faune enfant tout délabré s'accoude encore Baissant sa levée oà fut sa flûte de roseaux.
Et voyant que ti jour tout à fait le délaisse, Le Temple, avec sa froide image dans les eaux, S'enfonce plus profondément dans la tristesse,
« Et je retrouve aussi chez M. Raynaudle dix-huitième siècle des Concourt, de Watteau, de Boucher, de Fragonard et des Fêtes galantes, la tristesse des faunes emprisonnés dans les Musées, les fêtes irréelles parmi les îles et les canaux d'une Venise tte fantasque. Encore qu'il montre çà et là de savou-
?i8 MERCVRE DE FRANCE
■M.rp.i
reux coins d'ironie, M. Raynaud met peut-être quelque lenteur à suivre les ébats de ces êtres lointains qui aimèrent si peu et ne pensèrent guère, mais il garde toujours de la grâce (avouée en ce vers; charmant, au détour d'un quatrain x
Toute la Grâce féminine vient à moi)'
et, par delà, il garde ce haut lyrisme impénitent dont les fils de Vigny et de Baudelaire ne se libéreront point de sitôt:
La. nuit était trop bure, et. fat clos la fenêtre. Il montait trop Codeurs énervantes, dés bois „ Et cela réveillait trop vivement en, moi Le désir éperdu de la voir . apparaîtra
« Parmi tant de caprices en habit d'apparat, tant de viv aces peines voilées d'emblêuiês ingénieux, ce cri détonne; je n'en suis pas fâché. M. Ernest Raynaud a fait assez longtemps luire au beau soir les cornes polies» aiguës et rigides, dont le fauve ou noir scintrllis traverse le jour et la nuit ; il nous a donné le désir de connaître, à la fin, quel fils de Pan bondit sôus ce diadème sauvage à travers le songe touffu des aimées/ M. Ernest Raynaud se décidera-t-il à nous le montrer quelque jour ? Chakles Maurhas* »
Le lundi 23 mars, au café Voltaire, se sont réunis dans un banquet les amis du peintre Paul Gauguin, afin de lui. dire l'adieu avant son départ pour Taïti. Quarante personnes . étaient présentes. Parmi elles : Stéphane Mallarmé, Odîlon Redon, Jean Dolent, Charles Morice, Alfred Vallette, Rachilde, Jean Moréas, Roger Marx, Albert Au rie r» Edouard : Dubus, Julien Leclercq, Ad, Retté, Félicien Champsaur, Gaston LesaulXj Percheron, Dauphin Meunier, Bernard Lazare; les^ peintres : Eugène Carrière, Ary Renan, WiUumsen, Fauché, Daniel, Sérusier, Laugier, Mogens-Ballin, l'architecte Trachsel. A Pissue de. ce repas amical, Stéphane Mallarmé, le premier, se leva ;
« Messieurs, pour aller au plus pressé, buvons au retour « de Paul Gauguin; mais non sans admirer cette conscience « superbe qui, eu l'éclat de son talent, l'exile, pour se re- « tremper, vers les lointains et vers soi-même. > . * '
Pais c'est Edouard Dubus, qui, avec cette parole facile qu'on lui sait, propose de boire aux critiques qui révélèrent Gauguin au public, à Octave Mirbeau, à Jean Dolent, à. Roger Marx, à Albert Aurier, — et aux peintres qui l'applaudirent hautement, à Eugène Carrière, à Ary Renan, comme à ceux qui viennent lui demander le conseil qu'on demande au Maître. M- Charles Morice dit alors les vers suivants :' / . -
Dans un là-bas de nature et délibériez Où marchent dans les fleurs de vivantes statues jy enfance humaine, gaies et de soleil vêtues, Dans la douce ardeur d'un inaltérable été , ■ Dans la forêt dorée oh point d 1 aile ne vibre, ^
Dans les. îles qui sont T écume de la mer, . .
1 A.tnsi yi iu feu vas donc chercher T asile cher Où tu seras seul dans ton âme claire et libre* Là bas pourra ion rêve, ici demi Jane \ ^ . Largement fleurir pour ta gloire et' notre j'oie»
Oh ton. œuvre f attend^ queTamitté f envoie , /Fût-ce a regret, et. suis ton. chemin destiné. Buvons le vin. ùrûlant des adieux sans Jaiblesse 9 , : Voyageur 9 comme aussi nous boirons, quelque jour , Certes joyeusement^ le vin frais du retour* .'.'Et souvicns~toi a ans ton bel exil, toi qui laisses Tant de souvenirs, Nous sommes \de ton combat f Et nos pensées te suivent doucement^ i à-bas.
■■-". Après, c'est M. Jean Dolent qui 'parle; ij' :
«- Messieurs, je suis près de Gauguin et j'en suis bien .;" « . aise> quand il sera parti, j'en aurai de Peimui.
« Je tiens à vous dire. qu'aujourd'hui parait dans une Revue « douce aux boetes^ le Mercure de France f une étude impôt-
« a fixé d'un trait léger et savant l'image chère de ce peintre, «qui est un poète, Eugène Carrière : cola je ne pourra* « l'oublier. .. *
« teur qu'un hommage, avec plus de tendresse. Et je signe- « rai" d'un beau geste. » , \
M r Julien Leclerçq se lève à son tour :
<c Mon cher Gauguin, on ne peut admirer le grand artiste <( que vous êtes, sans beaucoup aimer l'homme quand on le ce connaît;, et \c'est une grande joie de pouvoir admirer ceux « qu'on aime. Pendant les trois années que durera votre ab- <i sencè± vos amis regretteront souvent Ta mi en allé ; pendant « .ces trois années il se passera bien des choses, Gauguin. «Ceux d'entre nous qui sont encore très jeunes — et j'en « suis —vous les retrouverez grandis au retour; nos aînés ' '.c seront déjà pleinement récompensés de leurs efforts. Et « comme les temps seront proches qui s'annoncent déjà, tous <{ nous aurons plus d'autorité dans la voix pour proclamer « vos belles œuvres", »
: M. Adolphe Retté,qui fut longuement applaudi, récite le
-sonnet du Tombeau d'Edgar Poe. « Ces vers, dit-il, sont de
<( l'admirable poète Stéphane Mallarmé. »
Et puis, c'est Paul Gauguin qui prononce;, quelques mots :
« Je vous 'aime bien tous et je suis très ^imu. Je ne puis
«donc parler beaucoup et parler bien. Parmi nous, quelques-
« uns ont réalisé de grandes œuvres que tout le monde con-
« naît. Je bois à ces œuvres, comme je bois aux œuvres lu-
« tures, •!:.■■■'
* ao MERCVRE DE FRANCE
« Je suis heureux de remercier ici Monsieur Arv Renan : ^âgï ?* "^ P ° Ur *~l*«Fme* de n^ftTS son verre*?* a » Iaildîssenieilte » Gauguin lève encore une fois
« Parmi nous, Messieurs, est une femme, une artiste nui
L'on se sépare à une heure déjà matinale.
, L ^ i I ,r ! >c *? î " e . «présentation du Théâtre d'Art, an bénéfice faxee au 27 mai. Elle sera donnée an Vaudeville en matinàT-
nh^; Mr.nt^wPf" d ***" Po ** toadnction de Stéphane Mallarmé ; L Intruse, , acte de Manrice Maeteriïnck-
poème draniatiqne de Catnlle Mendès; enfin nn.poème S logue de Théodore de Banville. • P°eme <ua-
^^ n T, ? ?K nl J t0n » d i ^ ière , ment : -*»" *V* <*« Af«/^, par Lau- 3> Lx i ' Préf T C - e d Armand Sflvestre (Vanier );. Le Pays de la Fortune, par Léon Rîotor et Léofanti (Dncroca) -l'A
Itr 2? ries T M f rkl «y«* Court (Savine); Strophes <rîZnt
P "vÏÏett°ete-7rw ,; AX^ApA Minhar <3 a. vauette (Fernn), Lassitudes, par Louis Dnmnr (Peirin).
î, n n^ n if ître f t J uger 1 Lafor S ue P ar s « ««tes de carnet, à la bonne heure! Cependant, point n'était besoin de prouver du même coup n'avo,r pas lu Dostoiewsky i car nonSement înVt^r 1 ? 1 ' COnfondi î ** de *se de Colbert et c elle °de Fou! quet se trompa sur le sexe d'un personnage de Shakespeare attribua a notre « grand passionné de Racine w . SIlaKes P eare »
. Et comme elle a Y éclat du verre ' Elle en a la fragilité,
unïnlhf 1 " 6 P* rt «P!»i«™«it- supposant sans doute faire Marme^off. Autant* Z£f contemporain - ignorer
sJrt^P^^rên^ ^ ^^^out entier con-
Lire dans La Nation les chroniques littéraires et les intéressantes entiques d'art signées Godefroy Manrevert
« KM/!/ \ l \ lide ^^ aa ? ac<i da Théâtre - Montparnasse : sont/si «*»Mé acajou; Tous les lits sont, plu™, %r~
Mercvre.
Le Gérant: A. Valette
Vanves. Impr. Camille Billet, 97, route de Clamart.