LA-BAS » ET AILLEURS
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«reot et ï r f ^V e 9^*^ le Clos-Vou- S^W Kw rt f n ^ s ««l défiler devant lui des ES es ^ bba .* iaIes ' de ? * êtes Princières, des cpu-
umTèref T? r? en v broehé - 8 d '° r ' embrasés de rv^ini • ǰ^ Vou geot surtout; l'éblouissaU.
ces SnirÏÏ q "• bn i la,t deVant ses J™*' co ™ne églises, derrière Tocciput des Vierges. »
JhtSIZE* q "-i ? l88ï ' au Wlïïu d « marécage naturaliste, avait devant un nom lu sur une carte
deL7^' ^ tel1 * vision de splendeurs évoqué- ?nnnl J Jà X "A U , lét ^ ses an »^ ! leur faire souS
'ÎÏÏSàï 1 ?- déf ^ ti0n P™ haine - A quelques années de la, en effet, surgissait l'inattendu Afc-
bours qui fut non lé point de départ, mais la consécration d'une littérature neuve* H ^agis!
«rl P ?.- ant » e faire entrer dans l'Art, par la ?eprésentâtion, l'extériorité brute, que de tirer de cette e X té n or t é même des motifs de rêve et de surélévation intérieure. En Rade développa en! core ce système dont la fécondité est illimitée — ÏÏncJK la mé *°de naturaliste s'est montrée
S2 v i enCOre que ses ennemis n'auraient osé 1 espérer — système de la plus stricte logique
tLÎ U £tf * m ^ eille Hse souplesse qu'il peïmet, sans forfatre à far vraisemblance, d'intercaler, en des scènes exactes dévie campagnarde, des pages
3** MEKCVRE DE FRANCE
comme « Esther >, comme le «Voyage sëlénien i. L'architecture de Là-Bas est érigée sur un plan analogue, mais la liberté s'y trouve, non sans profit, restreinte par l'unité du sujet, qui est absolue sous ses faces multiples : ni le Christ de Grunewald, en son extrême violence mystique, son atterrante et consolante hideur, n'est une fugue hors des lignes, ni la démoniaque Foret de Tiffauges, ni la cruelle Messe noire, ni aucun des. «morceaux» ne sont déplacés ou inharmoniques* pourtant, avant la liberté du romah on les eût critiqués, pas en eux-mêmes, mais tels que non rigoureusement nécessaires à la marche du livre. Par bonheur, le roman est enfin libre, et pour dire plus, le roman, ainsi que le . conçoivent encore M. Zola ou M. Bourget, nous apparaît d'une conception aussi surannée que le poëme épique ou la tragédie. Seul, Fancïen cadre peut encore servir; il est quelquefois nécessaire, pour amorcer le public à des sujets très ardus, de simuler de vagues intrigues romanesques, que l'on dénoue selon son propre gré,' quand on a dit tout ce que Ton voulait dire. Mais l'essentiel de jadis est devenu l'accessoire, et un accessoire de plus en plus méprisé : très rares sont à Theure actuelle les/ écrivains assez ingénieux ou assez forts pour se soutenir en un genre aussi démoli, pour éperonner encore avec assez d'autorité la cavalerie fatiguée dés sentimentalités et des adultères.
D'autre part, l'esthétique tend à se spécialiser en autant de formes qu'il y a de talents ; parmi beaucoup de vanités, il y a d'admissibles orgueils auxquels on ne peut refuser le droit de se créer ses normes personnelles, Huysmans est de ceuxlà ; il ne fait plus de romans, il fait des livres, et il les conçoit selon un agencement original; je crois que c'est une des causes pour quoi quelques-uns contestent encore sa littérature et la trouvent immorale. Ce dernier point est facile à expliquer d un seul mot : pour le non-artiste, l'art est tonjours immoral. Dès que l'on veut, par exemple,
, teaduire en une kpgue nouvelle les relation* d<*
1 tet ™i? 1?I ^^«1 Parce que, fatalement, r<£
voir des actes, qui, traités par les ordinaire
le brouillard des lieux communs. C'est ainsi au'un écrivain nullement erotique peut être oa? des
public de stup.ides attentats. Il ne semble nas
Î3ŒH l?'/ 1 ™ leS faitS ^«noursimpleoud'a^:
■E£î .ÏP é ^ ési ? ue apportés dans Zi-ifc* soie*
■^S^S2 h î??? 0,,r i* ^P 1 *** ** ignorances ?C le! H C , llvre donne plutôt le dégoût ou
I horreur de la sensualité qull n'invite à de *v V: Pfences foiw ou . m6m J à des fonctions permises. L'immoralité, si l'on se place à un poin^ II vue particulier et spécialement religieux P ne £ S T ?" aU "«>?»« d'insister su/lef éxquisï lt ctuufaTir U a ? el V ^ nter les délies de ^jollTe^ 1 "^ ^^^ absolue,
Le moyen-âge ne connut pas nos Hypocrisies
II n ignora rien dés éternelles ^turpitudes mai* 55
ments, ni de.nos délicatesses ; il publia les vices
danï/e? ?rlr 'j P ° rçhe î de se * <**««£* de ne Lf ^S S d l Ses , poètes ? i[ eut ^oins souci de ne pas effaroucher les timoraisons des àmeà
Somme^rb " S ^ leS r ° bes e * ™ nt '"* 1 nomme, pour lui faire honte, toutes les laideurs
de sa basse animalité. Mais il neroule pas Ste
t™ HuvZV " 1,a ^ no . uille ^t lui fJL lew 2 tête. Huysmans a compris tout cela et c'était rUffi ctle a conquérir. Après les horreurs de fa débat che satamque,. avant la punition terrestre il a comme le noble peuple en larmes S évoque' pardonne même au blus *>flFr*™«+ a^ - cvo 4 ue ' d'enfante *„ Tfj- ^ P 1 e V rava ut des massacreurs
ffiS^nS 1 ?™ le P ] us turpide, àl'orgueilîeux.ie plus monstrueusement fou qui fut iamais • lame du moyen-âge est en ce livre? J *
*™S U l U satanism e, il est bien évident que l'aufeur en a horreur. Quel insensé voudrait mettre à
son compte les invocations à Salan du chanoine Docre? Nul, je pense, ne l'a fait : il faudrait une .' incompréhension qui dépasse les bornes allouées aux plus obtus. Néanmoins, ces ëjaculations d'un prêtre infâme en délire d'impiété obscène ont ça et là scandalisé quelques médiocres .farceurs qui ne croient pas en Dieu, ou d'autres qui de leur croyance se font des revenus. On n'est pas habitué à tant de haine envers le Christ .: Voltaire pissait contre la Croix: Renan v épandit goutte à goutte un ample flacon durine'parfumée : ce sont les seuls blasphèmes tolérés par une société qui veut bien rire un peu du Crucifié, mais qui ne veut pas avoir peur. Elle conçoit un clergé jovial ou mondain : c'est matière à épigrammes : elle ~ 1 admet coureur et débaucheur : c'est de la copie j pour l'anti-cléricalisme ; mais satanisant, c'est-rà-^ dire logique jusque dans le crime, elle ne cornpi?end plus. Les catholiques eux-mêmes, oubliant leur catéchisme, ont été effarés . : il a fallu qu'un très intelligent journaliste, dés leurs, leur rappelât que l'existence de Satan, avec toutes ses
conséquences, est un des fondements de la religion. .... . . . -:
Je ferais cependant volontiers (pour clore ces notes, où j'ai cru inutile d'analyser directement un livre que tout le monde a lu, à cette heure) deux reproches à Huysmans. Le premier, c'est d'avoir été un peu dur pour un clergé qui n'est pas plus / misérable aujourd'hui qu'il y a quatre où. cinq cents ans. La richesse intellectuelle de l'Eglise s'était amassée jadis dans les cloîtres, dans les ■ cellules des ordres contemplatifs, mendiants ou prêcheurs; quand elle fut dispersée, elle ne se: ^ reconstitua pas; de là le déchet. Mais le clergé •'■ séculier ne fut jamais d'une grande élévation. Voyez ce qu'en disent, avec tant d'autres, Théo dulphe, évèque d'Orléans, Odon , abbé de GJuny, sainte Brigitte et surtout Pierre lé Diacre, moine du Mont-Cassin :- « Ils font garder ' : les portes, pour que le pauvre n'entre pas. Ils .
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sont aux genoux des Césars, mais ils méprisent
les pauvres., . ^ .
Fores observa» jubent . Pauper ne ut v«niat . j .
Ciwres Vero salptant, J i,
Pauperes despicumt... '
Et deux siècles avant, saint Pierre Damien disait des ecclésiastiques de. son temps : «Le clerc illettré et adonné à l'orgueil, méprisant les mystères gît telle qu'une stupide bête... Il ne distribue pas la parole de Dieu, trop occupé à des bavardages particuliers, et s'il prêché, c'est pour narrer d'inanes et vides paraboles...»
: Despicîens mysteria... j ]
Verba Dci non auntiat... '
Et récitât parabolas • - ■ • ''
Inanes atque vacuatas.., . !:
Rien n'a changé ; cela n'est pas pire.
Le second reproche, c'est d'avoir peut-être Un peu trop exhaussé le Satanisme. L'essence dé cette déviation de l'esprit religieux, c'est la médiocrité même et non pas là haine de la médiocrité. Et à " ce propos je me souviens du mot d'un prêtre de campagne qui à certaines objections me répondit touchant le Diable : «Il ne peut rien faire qui ne soit médiocre.» C'était aussi l'opinion de Vaiiérs de risle-Adam rl'Enfér aux médiocres, aux médiocres seuls. Mais cela serait une thèse à discuter Là-Bas^n fournirait plus d'une, en art, en littérature, en théologie, —les trois sujets seuls dignes de discussion : c'est un livre d'une grande richesse.
; Remy de Gourmont.
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