‹ Mercure de France, tome 2Chapitre 99 sur 127 · LES CHARDONNERETS · texte numérisé non relu

LES CHARDONNERETS

A Marcel ScLwob.

s^l^Ju^^ 1 ^ ^rfqhnerete tantôt se poser sur le peuplier, et tantôt joncher la terre

com me une bande de fleurs volantes Sans do^S' il en désirait un pour le mettre à sa boutonnière Longtemps ,1 attendit qu'ils fussent bien en Vs irrésolu dès que l'un d'eux s'écarta*. '

voure aStJ* 1 * " n aCcè . S de férocité et dé b«" la ?éte. g ' a S ° û b6aU fnsi V en détournant

1 JS.?!! U r ^ Yint a K s °n chien Pirainé mangeait

: 'â«Pu^î i éto ï rdls .' ^ppaient aux happemente de la gueule. Monsieur Sud les ramassa et les mit dans sa poche, tout fier. ' r 1

s'étS iL7n?i/ tWé \ grâce *■ lu *> ià > d <* P 1 ™"* L„ » WP 111 ^ ; la terre buvait du sané ; des

dSÏ? e ré P anda ^ en *' blanches comme du hfit "âSSÎSu-Xfî ^ £tS1 ' maI « ré <*s preuves, un £in.c^^^ — « Montre ta langue ! »

«.TT + * Je v< r U3C « arder '* d o«»lie de ma cartouche !» se dit monsieur Sud.

vite rtïnS'h 11 ^1°»^* I e > esoin de «"«*«■ vite et droit. ïl avait hâte de rentrer à la maison

3V> MERCYRE DE FRANCE

bîés de ret ° ubler sa P och ^ tous ses amis assem-

*t ïl™*?*; 1 * Cet 5 e exclam a«oû '• « Fameux coup ! > ?.f? ^ î ' modeste : « Vous êtes trop aimable,

lr.fi- la l Chance - MercL La Prochaine fois je* terai mieux ! » • J

Il se flatta la barbe comme il faisait touiours à chaque contentement. Jamais elle n'avait été plus é as ique. Il la soulevait haut, par les deux pointes? et la laissait ensuite retomber, écarter toute sa neige sur sa poitrine d'homme. Les chardonnerets - remuèrent. Monsieur Sud en prit un, avec des

S£ et l examina < pour yoir « comm ^

■ Le chardonneret avait ia tête routrè, les ailes

t࣠AÏ 1 T bec et de ses yeux était l'unique ÎS! ♦ Y souffrance fine. Mais une remarque, entre toutes, frappa monsieur Sud. Cette miniature d être ne lui faisait pas l'effet d'une « pièce de gibier». Il croyait soupeser un fragile objet d'art, fini au point de donner l'illusion de la vie. H ma ' SSiS f ardonnerets les uns après les autres, et tous le troublèrent par leur effarement menu. Ses impressions tournèrent comme des roues folles il? i™*? 8 P^aud, et non plus triomphant, sous • les regards de ses amis, et il écouta leï fous rires des coquettes petites filles, déjà femmes par le don de se moquer. / : v

honte! °^ S6 dit ~ il} yai$ait m beau cou P-i ^ eïl&

Il ralentit le pas. En ce moment, le chardonneret qu il tenait s envola, hésita un peu en l'air, étonné

i e - se - f sentir . llbr 5 /t partit. Cette espièglerie réjouit monsieur Sud : 6

„nZ "^^ n ' avait P a s trop de mal, dit-il. Les autres l'imiteront peut-être !» ■

II les percha tour à tour au bout de son doigt,

avec des paroles encourageantes. Mais, désormais

incapables d essor, ils retombèrent au creux de la main. ...

— « Qu'eu faire? »v^e demanda monsieur Sud

Il Rassura que personne ne pouvait le surprendre^ regretta de ne point se trouver derrière une porte dont le verrou serait poussé, et déposa dehcatement les chardonnerets au bord de î^rï vière. Le courant félin les saisit, nouai comme avec un fi , leurs ailes à peine battantes leïem porta. Vraiment, ils furent noyé* sanHvo r luSé plus que des mouches. mtté

vr7f£e YOi A$J h mDnS | eUr Sud à Pira ^e, je pretère — décidément — la pêche à la chasse lin

poissons, ça n'a pas l> air d J bêtes Ils n' on t S poil m plumes, et meurent tout seuls, quand ik veulent, sur le gazon, dans ùn'coin, saïs qu'on s en occupe. Assez de carnage ! A partir de di main, nous pécherons : tu poLraî^Se i , ** touX"™' ? onsi «?F Sud î«* «a douille de car-

de ctrz ?*%$%"??* m ^ ntenant > q»'»n bout oe cigare éteint, et, comme son pantalon en velours gns-souns était taché de sang, il tremw dans l'eau son.mouchoir et s'efforça -ainsi q?Sn criminel - de laver et de frotter les goutte roWes qui reparaissaient toujours ! » oulies ro «ges

JULBS RBNARD.

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