‹ Mercure de France, tome 3Chapitre 11 sur 111 · SOUS LÉ GLAS · texte numérisé non relu

SOUS LÉ GLAS

A Alfred Voilette.

I» M° S i ré S " r k falaiéè ici ' Pourtant je suis Ià.-bas derrière le Mort qu'on porte au cimetière.

an Z: 0n ^me apparemment, sage cadeau de mes aïeules,

S« r °M' P A CUSe femme * accompagner le faiseur d'hénti.ers. Mon Corps est resté sous les tamaris et les pourpiers, sans autre âme que le souvenir de la Sienne. souvenir effectif à la manière d'un veuvage. : ° ,enne »

<Mk . Av * nt de quitter la tour d'argile . T'avisa m A "• -' mis des cendres sur le fover nFr^XJ * ménagère a

Je charbon des idées sWh Imo^l^^ P ° Ur 1 ue sence. Je me la figuré Datnî ZT ? osslb,e ««»• *>n abamis et parentes "v^^^ELfi^. des "' caqueter : «L'étrange étrangère oui nW '• t >IV ?- nt ainsi que nous?] » Peut-êtr* f£ ~i qU1 n est ,P oant m»se.. . d'avoir passé au trîvers d'ÊÎ. ^ rge ° Q ra P ide s ' éton ^ fumée des encensoirs G ° mme au travers d * **

On enterre le Boucher du pays.

Mon Corps, tributaire du défunt n'a «i. ■,» • ' .

Jamais, £■££; eie^U^itXzle^Botch 6 ^nourrissant d'abstinence infinie Elle e,t a n? Ch ' r ? Se ' cela. O dentelle de la oudenrlA /,< ee > ^«^e

catesselô la chrétien^ d 4u?t°f é ÏW» "«**bûchers ! J exU ' ° la phalène des

Voici qu'en l'air ça tinte f! 1

larme et grince dent à /»„* r *î dégouline, larme à mon Corfs £ ^&^J*~ *»*» ^

parasite ça tinte

tends lelcToc^sV^^sriLreTi^ ^ si J' en " Palpe des écus qui sera ient ^E £vX --"S** si J e du vacarme comme en l'éolnS • ' S1 * V ont ? m P le bataillé de Bonaparte. e P inahne 'mage de quelque

avec peut-être tint' mon corps'sur /w *^ * ensati °*> de la falaise : P Ur ! eaorm ^ page verte

Mes pareilles oreilles . • sablent vos tangibles parfums, grands liserons commuas étinçelants. tribuns ' des vifs matins * ■ et des vêpres éteints, des nés joUs et des vilains défunts.

Cloches, • bénévoles pochesI\ sommeïières des sok fnvoles qui. convolent volent, .

vos dons

ce soir

vos digdandons

sont noirs '

plus que les éteignoïrs

elles péchés des pers manoirs

aux heures d'encensoir»

Vous avez éteint , v

ma perruche ravie ; l'héliotrope de ma Yie , .

titube, teint :

de ténèbre * • ainsi que si j'avais ouï le vin funèbre - épandu par l*œil , épanoui *- ';■'.' . ■ d'une

lune "■•'-■ en deuil*

Essaim de l'arpège . aux alarmes, suis-je un ver foudroyé; bouchons de liège ' . . sûr ) es larmes,

suis-je lé noyé?

Danses

",*■.- de crinolines rqldes,

" ' lances dites par des armures froides, - vous m'évoquez un baptême à Ten vers .

où le parrain ; ; d'airain

parsème âes l?onbons tintamarres de vers ;

baptême . de chrysanthème ; , ~" où L.e prêtre

de hêtre au menton d'hyacinthe . - . pleure la perle sainte

sur un cadavre i .

qu'apportèrent au havre * quatre vagues d'épaules,

au havre des cyprès et des saules:

reposoirs . . des malheurs v dont les douleurs ,

■ - . sont les arrosoirs.

iS MERCVRE DE FRANCE

Frigides harpagons de la chair abolie, fossoyeurs d'enfer aux ongles en fer, submergez avec le, Mort . ■

éventé si fort par les sonores plumes .

des liturgiques enclumes,, submergez vite en la glèbe jolie Mélancolie, ■l'incube de folie qui pourrit mes oliviers sous son déluge d'éperviers 1

Afin que gazouille un mois-de-niarïe

dans ma forêt guérie,

pour me repeindre à neuf comme un enfant

1 et pour sarcler à tout jamais le sordide olifant,

frigides harpagons delà chair abolie,

annihilez sous la glèbe jolie

l'incube de folie

qui pourrit mes oliviers

sous son déluge d'éperviers

Mélancolie

Tensevelie!

Dès lors, les nymphes de mes yeux

verdelets tariront leurs pierreries, . coquetteries des adieux violets :

ma bouche, clavecin d'abeilles, arborera les verbales corbeilles ; et les cloches, malgré. les pioches, m'auront l*air de cabris bêlant vers le lait qui s'envole des abris au vallon de mes espérances ; et je croirai, cloches d'égalité, savourer une danse émise par vos cornes d'abondance ou boire des révérences dans vos coupes, d'éternité !

Mon Ame est rentrée qui, silencieuse, s'accoude à la balustrade des cils, — et regardons la mer.

Comme elle est sentimentale, on songe aux noyés qui marinent là-bas, avec dans l'œil un désir de rivage et de croix dernière. O ces poissons qui rentrent dans leurs bouches ! ces doigts où spère à jamais une bagué atten-

tive ! cette montre, en le gousset, qui marchait encore près du cœur arrêté depuis des heures ! Ç

Puis Elle et Lui, tristes, nous rentrâmes.

6 wztfr pr.

Saint-Pol-Roux,

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