‹ Mercure de France, tome 3Chapitre 50 sur 111 · IL G · texte numérisé non relu

IL G

le capitaine Bazeries, cryptologûe en ses moments perdus, semble porter l'honneur d'être — comme dît Tallejçnant — * idiot par la tête : Je suis resté, narre -t-il dans le Mâtin du xx août, trois jours et four ainsi dire trois nuits sur les fameux, chiffres. La difficulté était augmentée de, ce que les dépêches étaient rédigées dans le français douteux du temps (Le temps de La Fontaine et dé Saint-Simon î )*et que la même lettre était représentée par plusieurs chiffres. J'ai trouvé. Flaubert avait rencontré, aux dîners de Magny, un quidam pour lui soutenir que le Bue ne savait pas écrire. La chose B azéri es va plus loin, et c'est tout le xvii me qu'il exécute à la houzarde. J'ignore si ce militaire plus nigaud que Baju possède la vérité L sur le Masque-de-Fer (circonstance d'ailleurs à ne troubler pas mes nuits) : mais il se peut glorifier d'avoir, dès à présent, légué aux sottisiers de l'avenir une phrase que Sarcey lui-même serait en droit de jalouser. ■ *

Un article de M. Gaston Calmette {Figaro du 5 août), à propos de la représentation des Aveugles^ de Maurice Maeterlinck, donnée à des aveugles chez M- Maurice de la Sizeranne, est bien réjouissant d'inexactitudes, matérielles et. ' d'ignorance foncière. Ces deux perles (entre combien à?au~ : très !) : « Dans Y Intruse, où toutes les horreurs de la cécité sont longuement racontées... » — « Quand la question de la cécité avait été posée, au théâtre du boulevard de Strasbourg,: un frisson avait parcouru -tout le public des abonnés de M. Antoine... » M. Paul Fort, qui envoie volontiers des petits papiers à la presse, -n'eût-il pas dû rectifier au moins celle-là ?" ■

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S*£" T D, *v f?«l Redonnel,.Montpemèr, 5 a, c^urs Gad-: |etta. Le ., numéro,. 50, cent.; ab; ann. 8 '&.)• — <&mslL. r« ? ce Moderne, ,0«™>* ^tetfr* êi Jeàn^iarà,% F* " îtenus f André;- L'todehorà; -X* Béy«« Mod2raè*quî> reparaît avec M, Gh, Bourgef çonuiie rédacteur enrf^(ir£tf ^°?lv ae i40 p., rue Laffitte, 1. Lé numéro, <à éeaf -ab * ' aa Av» *■); -ie ^ progrès; ÂttfetiquÀé< ^LiSrSfin i«

ÏÏÏ^S* ~ ^ ^ tt ^ 8 v™?Lam^rLÏ~um&i 30 cent.; ab. aim r 12 fr.)^ — ï,e Sillon, - - ■

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Guida Heni qui FencoatBreite et à' créer $<tet '&^ f çQl&X$l~on a fait pour les Le Sueur.^ une ; salie spéciale dans Xjjquelie, yoteaura la liberté de, né point passer? Bans -la §alle dès-Priniitife ■ Miens,, il y. a cent tableaux remarquables* yoisins^du plafon^ qu il est impossible de voir, Tin Perugin,un Botïceili, un Pâolo Uccello, etc.,. etc. II.a*y-a pas un seul Jordaens en cimaise* Te Caravage du. grand saîon carré; malgré- ses petites dimensions, est à trente mètres* de hauteur. Enfin;, et c'est le côni^ ble,de Louvre, si pauvre .en maîtres allemands,, ne possède en tont que trois Cranâck; or^.un de ces trois Granack, &cile à caser pourtant, puisqu'il n*a guère que vingt-cinq pouces earrés, est exposée, deviner où? — ti&ns. Ue Muséôb je>e xa MàkeseM! ' , : ...

M. Rodolphe Kafiâ vient de faire présent au Louvre ô?rra panneau -du sivi^ siècle représentant : Henri III en prière au pieâ de la Croix. ....

Chez Boussod et Vjuladow.: Des Gauguin, Pissaro* Monet;

le Meurtre, ? Assassiné,' les Traînards, le Pendu, d'Henri dp Groux. ■ . — •--: < - ^^ ^ ;

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Ec&os divers et comnmniçations

La Statue de La Fontaine. — Un buste a perruque/une femme à ailes, un tas de bêtes variées avec les: inévitablespigeons qui se bécotent, de la prose de M. Sully-Prudhomnia et des vers de M. François Fabié : jamais plus naïves sottises ne farent coulées en bronze ou proférées par des bouches, À la banalité du monument a répondu la niaiserie des' discours. - D'abord M. SuUy-Prudhoaraîe dit .: . « En Erancè, à coup sûr, personne ne toucherait impunément: a la popularité de La Foataiue; ce serait un attentat au génie de la nation même, et dos écoles de poésies les plus révolutionnaires n'en ont pas affronté l'aventure. » A quoi bon, puisque nul né le lit plus et qne « le Grand Fabuliste » est entré à tout jamais 4ans îa catégorie des pensums? Lamartine, pourtant, ne cachait pas. son mipçs pour le poète mesquin des petites querelles de l'intérêt, et flello, en sànlïvteTrffomme, Fa sévèrement couché parmi les Horace et autres: .bassesses; J,es Fables . de La Fontaine, ces moralités en vers bancals, pas bien supéneures aux quatrains de H, de Pibrac, si vraiment le génie de la France est là-dedans, c'est qu'il est mince et capable de se loger en Tin bien petit trou. Voyons, èst-^eque le* génie de la Grèce est dan* Esope le Phrygien onVls génie de: Rome dans Phèdre? La Fontaine n'est -qu'un/poète de moyen géaie qui, en un siècle tout en . décor et en dehors* et avec cela le moins original \peut-être*„de tous les siècles, trouvaquelques jolis vers, de compagnie avec - Théophile, . Saint- Amant-, le P. de Saint-Louis et très peu d'autres (quant aux '

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iqz- MERCYRE. DE FRANCE

- M. L-Baudry de Saunier, qui fonda Fennec . dernîèjre et dirigea Le Roquet^ transformé peu après en Le. Carillon^ publie àJa librairie QUendorÉf un livre inattendu ..autant que curieux et d'actualité z EHisioîre Générale de la Véloctpédte^ M. Jean. Richepia a. écrit une préface pour ce volume, lequel est Illustré de 150 dessins originaux, estampes anciennes^ carica— tures anglaises et françaises de 1818* — Prix; 3 fr* 50. C'est v vraiment pour rien.

M. Paul Fort nous communique la longue liste des pièces qu'il vient dé-, recevoir, parmi lesquelles nous relevons Les Chrétiens y à.e Jean Lombard; uji ApoÙonius. de i^ane, à 9 Eâouzxâ DubuY; VHolocaust€ y deCharles Morice; Le Na^aréen^ d'Henri- Mazel; ua Pierrot Poèie^ d'Albert Auiier, etc. — Quaiit'àûx premiers chants de Y Iliade et de ¥Enétde,quelé Théâtre d'Art se propose aussi de monter, il j a évidemment des chances pour que "lès héritiers de MM. Homère et Virgile ne : crêejiit point des difficultés à M. Paul Fort; maïs» sauf lé respect- que nous devons à ces grands morts," la représentation serait bien,* assommante, ' ...

Lu à la- devanture de la librairie géographique H. Le Sou-"* dier, 174, boulevard Saint-Germain, sur une petite affiché,* ces lignes suggestives : * -

■ Le Mokbf emf pochb . • - .

« Le globe terrestre, qui était autrefois gênant, encombrant <c et difficilement transportable, est donc devenu d'un usage « facile, car pour s'en servir il suffit de le gonûer;..,etc.

a Autrefois» le globe terrestre était encombrant et cher.** »

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