LA FEMME-ENFANT
Bùrckhardt, dans son Diarium si précieux pour l'histoire des Borgia, rapporte qu'une nuit de mariage princier les invités seigneuriaux et sacerdotaux, en vêtements d*église et de bal, entrèrent, précédés de porteurs de tojrches, dans la chambre nuptiale, et, rejetant les couvertures, mirent à nu les adolescents enlacés. Je crains qu'une orthodoxie rigoureuse ne condamnât ce rite inaccoutumé, et cependant j'y vois moins une profanation qu'un hommage élégant et somptueux à la beauté et aux gloires parfois augustes de la chair. Catulle Mendès aurait dû \ivre en cette Italie de la fin du XV* 6
(1) Consulter : Recueil de Chansons populaires^ par Eugène. Kqixani>, 6 vol. in-78 (1883-1889).
(2) Cf. G. Dcnsoreux, La Pernette (Utomania, 1890).
(3) Cf. Labouxaye, CMnsons populaires des peuples slaves
■ i:th-.
;ç>V : SÎ^SLBKÈ^x;
^ oujmîejax^râkpe^ Léo» 0£;/riî-j'iut'" peùfc
^tirdé. ITé^rhytiimie^ ; quelque complaisance; an péchez .et/, lé; sens de la femme; qui échappe àffceaucônp,, tant qu'il n'yva; aucune :.iaij>iêtê. de sa part à trans|^tesscr; les mystè'rës/et £ '-rejetai tes- voiles - ï> es Mes ÊCisfûir*^; d'amour* publiées .il y;,a. é€}à longtemps: . par- À^ Xenierrè, jïil fut ce 1 prêtre ùû: peu indiscret* niais: si fèryéat t NtiÎ " ii*a : Centrer de : créatures plus effroyables 6u plus divines,' les ''dèûx^u^mcle^;
petites 'amies ; Jôï ï& et Zo; / : eVjtima:&' '-toufe -laluiiaitte et toute la tendresse âe^hùXBxàe pbur« Fenfaut* aïalade -jet / douze fois impur» ne 'vs*ëstV pfas maghifiquemeiit il^priméc " ' ^u'en l^dmiranle jf.oèmé .en' prpse qui précède .J£&-^cfitemîè*ê; Maîtrcssûri cTesi :l*Jaîstoire. ^uu-roî; d^gyote eBdarniïjjdans soif" cercueil de cmtit ;êV<l^ipQfte eûc<>re r amiuorteUe, : ; l*împer- ; : . ceptiMe bXessttrfe d'un" b^er qjaar^të fois, séculaire . ; . *
.. « Une ambiguë èrëatare i l y âme&ojp'vIlë ^ùxlaieudxesse^ ; sculx yeuxtmp [pars- pdi^la'dêbaiicîie p; ainsi est 'dçiinîe Lï-*.:' liane, la Jdernïèrè yeïtttê -parmi celles; qui résument :jèa sorbet .„ v eiagèsreût:as?ez pbur. devenir des êtres réels dans le inonde de v . Part l*un. des multiples ; .aspects dé^ la femme» Là cditradïCr tïbn . absolue eirtre- ce" qu'elle est et ce quTèlte paraît .ètre£ / * entare la codeur de c Fèiifant bleue; » et la science» jén. tïiéar-ne et en action^ . de la plus astucieuse obscénité^ font Javelle nu r monstre à part; très bien -conçu; et très, parfait, Que- ija même personne retrousse volontiers ses ppès au gré^jdïil[préntîer' ; venu.au de .la première venue^s'eu" aille très tràjiquiSlêniéjQt •*. à une soirée de journalistes et dé cabotiïts» le soîï/où|sa mère est morte, et quitte,Ie- lendemain -matin la .chambré ;d , hôtel où. .. elle s'est donnée pour assister à : rentërrement, qtt. ; eÙ^ acliètë :ii Ixn : beau jour tia, singe; et se livre sur: lui à* des i enx'p^ -înuor cents que les manuels ^des confesseurs^ appelleraient ;fbestia- ■ Irfcé, que la même personne fasse tout cela et- garde une attir tuile de touchante, ingénuité, ne veuille pas être traitée | de jïîle sans L attaques *ïë iterfe/ ce parce que y elle» elle a été bien elê— ' . yèé » , et, raconte tout, à coup les histoires, de couvent ïés plus '
"bien considérer que Liliane ^ est réellement ïi ne enfanfl Petit
prodige^ qui â peine hqr> du .maillot récitait. dLes. .;fet»'les; et- ■/
V jouait méthodiquement de la; mu^îo^e classique, chez lias .pfer— y".
tonnes sériéusesf farcie de**tôutés.;lès nomenclatures de rfey-ffio- J ■■'.-- logïê* U*histoirei-Toîre [àé botanique bu d ? antres '/icieiioqs pfes "*; .". relevée^ violée ;à neuf ans- par fuit abominable .vieillard;,' eïle ; ? ; > a'âppris-ia^jo^baûche^m lè,resté et esi*devenue très forte r * - sans, cesser. d'être une ^
<r II y avait flans ;sa iaiçoa de- faire . : crier, de joie son . anijaxït un : iç peu delà sajiis^ction;qu!auraitnne"écdîière; à" e^ôn^^ir 'un : ; ^.examiuïtettt r eai;réc^nt'.sa^^ leçpn^ièa étudiée,:
i8o MERCVRE EE-FRAffCE
<t quoique ennuyeuse peut-être, » Par ua arrêt dé développement intellectuel et moral explicable,, si Fou veut bien songer à ce viol en un âge si précoce, elle a neuf oa dix ans au plus, malgré ses dix -sept-ans ■; elle est restée une enfant, c*est-à- • dire une âme inconsciente, incapahje de pudeur ou d'impudeur, puisque la pudeur suppose Vidée du mal. ■ .
Ce caractère exceptionnel est jusqulcî très fortement établi par le parfeit magicien de lettres qui Fimagma- Mais il faut * se défendre contre le charme et contester le revirement qui se produit en Liliane, bien qu'une mort presque immédiate permette de croire qu'un retour aux habitudes anciennes eût
Laveleyne
parole ou un acte seront toujours plus significatifs que les
ilytique doive être prêté]
poète, quelle que soit de prime abord l'étrangeté de ce qu'il/ affirme. L'imuortant, c'est que Catulle Mendès ait écrit tin Beau livre de*pius et que Liliane et ses comparses, Faustia Laveleyne, Mme Laveleyne, Nathan . Klotz, le marquis d> Montpoul, ceux du premier pïan et ceux qu'on entrevoit seulement, soient doués d'une vie intense et personnelle m r c'est aussi que La Femme-Enfant soit exécutée en un français, irréprochable, qualité fort peu commune quoi qu'en pensent quelques-uns, tandis que nombre de poéteset de romanciers,, nos compatriotes par l'acte de naissance, parlent couramment le Welche et quelquefois le Pahouin.
Pierre QuilIard*
LES LIVRES
La Ferame-Knfaiit, par C\tuixe Mexdés ([Bibliothèque Charpentier). — Voir page 179.
I/Exorcisée, par Paul Hervieu (Lemerre^ -- Œuvre de: psychologie pour qui tient à une classification, de. psycholo-*
(1) Aux prochains fascicules : Enquête sur PE^olution liiiéraire (Jules Huret) ; Chansons d'Amant (Gustave Kàïm)[; > Vers V Absolu (Bénoni Glador) ; Les Principes supérieurs ' (J.-C. Chaigneau) ; Le premier amour de Pierrot (E. Taver-. niffr) ; Chantefable un peu naïve (Albprt Mockel) ; Le Livre dtr: Thnlé (L, Duchosaf) ; UEternel Jocrisse "(G. Chanteclair) : . . Promenades sentimentales (J. Thorei); La Joie de Magtefann; , (Â.-F. Héroîd); Les Tourmentes (Fernand Clerget); histoire Gèn-rale dd la'Vélocipédis (L. Baudry de Saunier) -Général, de Ricard. Autour des- Bonaparte (L. -Xavier, de, Ricard).. .": - * .
qU^MP^^d^t^l^ta^^B^ÉÉtldBV^B^Éi^^p^^^^^^^tp^^l^li^ta^^^^^^toH^P^V^rta^^^^^MB^^ml^f^^pH
gîe-iileiir/^âme^ïlniâey^îxi&imexif épandueï Çpijn'estpaslà un^ reprochera Tautextt, dont l'esprit ingénieux : sfc piàit.aux subtiles: casuistiques et y \ excelle. M, Paul Hervieu comprend plus qu'iline sent f et : il. perçoit les -TàJ^f^ îr^n^tèsîïnatdË, les divisions et les subdivisions les plus ' ténues. 1 Il intellect 7 tualise Pâme, pais;- avec une louable délicatesse i <Je touché iet * une habileté' sans pareille- à rester sut tes confins .ap>*(lelà de quoi ce serait le^pathos sentimental^ Jl xàisonne, induit, dé» duîtet analyse. Gàsuistique» aï-}edit;; voici le/casî'dei'jÊsêor;-- \ ciste rune jèùné femme,. « qui ûe.s'èlt japaais.Apeèf ne qu'elle aimât son mari ayant de jeniai^ôeï; qu'elle ne l'aimait pas ^ . s'est d.onnée.à. un' autre sans savoir -pourquoi^ sans m©^ dans un moment- d'inconscience dont elle' paiie ainsi glus tard ; «On explique des ineùrtri^ xouge i '
quant. aux femmes, à.iTînstànt quilèur- est fatal^ pn pourrait presque .de inêmè dire quelles ;-ypIent blanc, un bla ; xic dé vide éblouissant,:!^ blanc, de vertige dans un tournoiement 'on/.',j&e fondent toutes Jes couleurs- de l&at ^.existence. Mais.' : pourquoi âirje <Êait cette chose?,, /Comment à force; de ne pas vouloir,^ atteint-ôn un degré, où Ton veuille ce .que Fon ne -voulait. pas, ce que l'on ue voudra -plus ?*„'}) Or^ .après s'être^ donnée, [ôii plutôt .laissé prendre, elle se sent- dépossédée d'èïte^même^ &.*. tellement 'dépossédée qùè je ne saurais .^pas -disposer -de moi. ÀhJ j'ai çherche^'j'ài essayé, j'ai, v oûïubserl;^ Je\j$uïs possédée par lui, possédée par le faîtj, ^.matérieHemejat. possé- •<■ / dée — » ■ Mais un second amant la prend dans unmonientd?in*» ' cpnscience assei analogue au premier, et comme,; -ceite fois, succède un évanouissement totà l, i elle emporté de 3,'a ventûre . « un -doute, charnel, dont les tolérances s'étaient substituées ';£" la '■ superstition^ aiguë, de sa ch air *> : d'où l'ei orcisée, ' Cerébra '— ~ Hté^névrose, casuistique ; œuvre jfoirt curieuse, ; en tout «as» dNm écrivain de grand talent; dont la langue, pour précieuse
Îu*elle spit et/compliquée, ne cesse jamais . d'être claires : — e -citerai . encore cette silhouette morale du mari par sa femme: « D'après lùiv il y :ad.és: .choses que ^ Ton ne dit pas », que OiVoix ne fait pas », celles Pontet ne se' doute pas 1> -. une jeune fille, et celles qu'on ne lui fera jamais croire; de la part « d'un parent. &, ou d'un homme « qui à été marin ^ ou d'une femme « qui a des enfants,»/ Est-il assez complet?.-. ,■'.•-■.':'' "■ JL-Y.-' .'■"
"te K^^réén,;par, ; ÏÏÈ^itï MA2^t .(iSavine)* -— "Un, ie ces drames injouables comme en revent les poètes quand ils ont longuement compulsé des Tomes .d'archéologie, étudié dés planches de ï estïtutighs - pu Telït. Jes vieilles çhansônsidë geste et les. légendes 4é* là' Kbïiothèque BïêùeV En* un déroulement de fresque^ des scènes vaguement, s^ordoniiëntjt .des .personnages; 'magnifiques parlent de choses .pompeuses ; Taciâon v ehr fantine, -n'est rien*qu"un prétexté à -taise en scène; tout l'intSè- . * rêtse porte sûr ïe^déepr spléhdide^ sur l'apparat, dès co^stumes^- : les cortèges, ïe r ,moûyemënt ,d^ la
joie des trompettes ;ct le cliquetis des carmes. Ïa piëcéj lero^* , ' ' ' mon, l^n-fârîguey les états d*âmê, îë côté 'humain Ah , .Kcetcyrê,''
iSs MERCVRE DE TRMSiCE
en&a ce qui la fera vivre et palpiter, on Ven occupera, ;pïus-tard. Ainsi me semble Le Nazaréen ^ ébauché de ârâmëv itag-* ment d'un magistral poème que Je revei£ brusquement vehuT" ; ne permit pas d'achever. Et peut-être l'aimons-nous / mieux ainsi. — À cette cour de Trajanopolis en jtomélîe,-. parmi v .'.. l'opulence byzantine, la gloire théâtrale dû .vieil Empire' . d'Orient» ce que viennent faire ces patrices, ces comtés,:- ces? ' claris simes, ces chevaliers, ces rois et leurs ô^anies, ne -nousinquiète %aexe.' 1 ls sont là qui étalent des robes de brôcarTêt ~ l'orgaeil des armures, qui se drapent dans les soieries :d!or.e£ .. de pourpre; c'est tout leur rôle; -r- On se tromperait en. de-^ . * mandant un drame véritable ; à juger d'ensemble, là concept. '[ tion paraîtrait étriquée ; elle manque' de soufEle. Malgré; leurs "'. grandes paroles, leurs gestes tragiques,." les personnages res-^ tentde touts petits bonshommes ; leurs agissements ; sont ^aïfs~ V et mécaniques. Ils ne sont là que pour se faire- voir et -\ déclamer en une langue merveilleusement descriptive, pour débi-* ter des tirades où- vraiment on trouve quantité de choses " très bien. J'insisterais volontiers sur le côté descriptif ^du talent; : . de M, Mazel et son érudition curieuse; Ce sont là. des.quâïités, et qui le porteront à écrire des pages meilleures que ccsïV. dialogues ùu Nazaréen — un peu trop sous l'influence*:de la '.'" Tentation e* de Lohengrtn* En tottt>cas, son livre est "gros de . promesses ; il serait bon d'y revenir. . C- Kki.
pes Visions, par Pieree-M. Ôriw (aux. bureaux, de la . Wallonie), — Après un « Prologue à ma conscience, en mémoire delà rose mystique de Sidon », où* en vers: d?ùn sym- ' , boBsrne rare et d'une métrique personnelle, l'auteur, célèbre le désespoir que lui a laissé une passion morte, viennent 'de' précieux poèmes en prose. Ceux-ci évoquent des visions «coi:- . respondaut à des états d'âme, joignent au charme; et souvent à la magnificence de la couleur des clartés philosophiques et occultistes d'une saisissante ingéniosité. ~E.-,L>..
Histoires Wormaudes, par Léo T&ézenik et Wïxlt (Ol-; ïenôorg.) — En tant que genre littéraire, la nouvelle s -avait besoin d'être réhabilitée ; trop de goujats rexploitèrent^ on la. leur abandonnait déjà, comme on. abandonné le théâtre aux vaudevillistes et aux histrions, comme on abandonna longtemps la critique aux Yîtu et aux Sarcey, la' chronique -aux^ " ** Henry Fouquier. Toute tentative est bonne y - dès lois, qui nousf sort de la cuisine, de la fabrication courante, -qui. se lève . contre l'outrecuidance des Talentueux et de leurs urarenands. '. . ., II faut remercier. M. Marcel Schwob d'avoir écrit CtenrJQon- ■ hle; à un autre point de vue, il faut remercier MM* Wilïy et *- Tré^enïk de leurs Histoires Normandes. — Pourtant, s?ils pensèrent qu'on doit avoir quelque chose à dire pour sepèr— "■ mettre même un volume de nouvelles -^ avoir au. moins, des anecdotes curieuses dans son sac — je né vois pas bien ce .qui • les forçait à le grossir de pièces inférieures, par quelle cocl- \ . cession ils y admirent de petits contes de troisième ordre et -justement dans la note journal, supplément de - la Lanterne, hebdomadaire de water-cîoset. A càté de choses de valeur . .
SEmkBRE 180
; réei%dV pages ^'^ttne^ ïicbàtestatleT»,^- -i ' :
Vent d'observation, et ffune acuité £ ^ ! ' «^sautes 5ûo-
; parler puérilement que d£ réoilTâ* M, ''- £ '* iî *¥* : C '«*
vpas.toujouis un: bon Evrè* J^ S d ' '■■ ua S ros flivie n>est
personnel, : 'T * .7^ /:mai ? J e pourrais citer un cas
3^£&ÛS!&*^3&**>«.
.: tontles jeunes «eus hïen X!^-?ï r * - mme - en éctfvent par-: Ma. WsS^Sfen& e S^^ ^M«i« gala*" :
effort vers un. art pewohner" Sï A rX"*- 1 ' *W* ^ fait ' : . |tvre aWurmjrstiqne et- suaveT^È 5 *£«'*"* e^<r un ; . -- â.Ia gloire: de la fiancée snlrifntlL' t ?» \ lom d « s ' ^rbarés, . , •-;. . «té. d'enseniblerSrïoSïnftlt ^ ^^ surtout. Fui ;- . Jàotonîè^ pààt-êW v a-t^l li ^ i pas S? 1 " ■*"«**« nio- ■■-:..
- :!">« scnolalqùè^ S ^ei ?i^^-^°™ en *-^«ff»Mïoi»
■ ia .cna^teté ^rf uS'^ïn^eW ^ , . n, "^ ulé ^J e ^™e ? ;,njè S? ee.mé^^ çetouT débita-;.,
..viennent mieux ànne-coiife«^^\r - lltu fgMue con- >a*«^ J*ponUm^^^^ disso-. .
. ÈiUtt bien dû conraiéri^r^i^. 4 P^eira Soarès. $ qni « * ; --Hors de ^JSS^^^A de-:',
• ^rnnter'd^ussïtrMe s^vo^b^ £ï>* *f ir L Sr»'*-- ^us ■ ..écrivant sur dès ifivthmel^^^ ? ^ ^atreiauf reste en ; ...
. vlenis poèmes,- et^Et L -^ et de ■**U*ïe* d'èxcel- >•'•' ; . primes ouV£^ mp la£ ^W&^f% U * ^ «^ > ' , ci? ? é énlumin«.<S ^uï'doàneïson ^~ e *«. "*<*-. ; de luxé sacerdotale . . - * ^™ -, . - son ,«ûyre un caractère i
^£^ ^^u^nS^ ne *Ï£S *15%,
;■' 33iis*t.ptttsqtte.mOT am™ fyi^.A'" • ^ I « P ens ^nt nos en&e~
--. & ie 5 ■ ws jr*sag$î3S3r4îsa£2t s dé -
: pas comprendre ?» - --^«««e ex les .intellectuels de ne*.
%^4 MERCVRE DIE FfcÀÏTCE
pourtant de courir trop. rorigmalité > qui est T selon Gor*
bière : " ■■-.■*.
...Une drôlessè asseç drble de rue Qui court encor sitôt qu'elle se sent courue.
Il dispose d'assez de ressources jpour ne pas s'en tenir à ces exclusives excentricités de tours et d'expressions gui, répétées, se Vulgarisent jusqu'au .cliché, et ne laissent pas ^.e" fatiguer, d'autant que ses concepts , pour la plupart, me sèïnblent entachés de quelque banalité. Ses préoccupations sont telles : '','"■
Eût-il pas mieux valu encore ne pas. naître?*.*
Oh est le Bien 9 à quoi reconnaît-on le Bien?*—
. . ; Peut-être ai—je peur yt r e Ja vie
Et la mort soient d'ennui pareil—
.^Savoir s'il est vrai que Von meurt d amour l—
...Les Elfes sont partis et les Lutins sont morts*
. Cela n'est pas si neuf, il nie semble* De ci, de là, des sentimentalités qui détonnent. Le Chemin de Rome — IV, où ce vers :
Ah! nom de Dleu 7 de nom de Dieu y de nom de Dieu ! istla seconde partie d 3 Aubes mater nulles y où ceux-ci:
C'est pas pour dire* mais^ à la fin. f à est rosse De fabriquer tant d? enfants que ca \. r .
versent gramme
trer sévère, a nom ■de lui.
Une pièce dédiée à Charles Maurras et où il est parlé « des Nymphes qtCont tenté de tuer les Barbares » pourrait faire croire que le Poète s'est rallié à l'Ecole Romane; Il n*en*es;C rien, et nul plus que lui n'est dénué de tout esprit classique, de tout sens de la tradition. Il nage — ce qui n'est déjà pas si détestable — dans les eaux de Corbière, de Rimbaud, de Laforgue, et c'est un petit poisson vigoureux qui ne demande qu'à devenir grand. Son nom est à retenir,, certes ! et. déjà, dahs- -ce volume de début, parmi des incertitudes et des erreurs»
épithète, qu'elle soit plus définie -et en des bornes moins apocryphes. » IX a raison. La haine des sots est la pierre de/ touché 1 du talent. On peut être <x guerCsc», « sans-culotté. » ou *c dé-* . cadeut » fièrement L'injure ne fait du tort qu'à ceux qui la .. profèrent. Mais on n'espère pas desnaoi que j'analyse en quel* ques lignes une œuvre si forte^. et je ne puis que . conseiller . aux curieux d'aride la lire. Elle leur réserve sûrement dé dé- > licates joies et d'esthétiques voluptés, '*.".'■ ■JS*-3EL\'-
Henriïx Ibsen. Etude sur sd'vie et son œittre^ par Gb^rlbs
.*. naît les ïaneues scandifcave*: ■»* *zaa a ^ > t%ua * co &*
Cessant ^ lès œiwesdîtbf en «SSS ■ i * pe H ^P^e lnté r . est certain
• ••" -^fè^i^ ■ ^^I^X^'S^^uMi Vanièrt" '•■ .. .-Je- ne. mus pourquoi quatre veré a* ti^t <** ■ °ï~ \ ■ "'■:
iue «viennent obst&émln "" S^M f^***™?.»»*^
"■ .""■. : '• ,■ ; :/*■ >'ô»wi>a/ii« «ç^»^/ f - Î'J- ■:":' ''■''■ r ^'
Comme '.VAgt ainsi larronhcsst '". ï,/. ';■•' '"'."';'':
ii-:-Y/. -'•■" : -
• % "??? l -5tr?f"**i larronàèsst :,.«avit Ja.jiuixoe jeunesse :
xt, Y" -' r\; Mro A<!*™<>*tïes m naissant,.. -:,;■ •:-... v ,•: .. . , N est-ce :ç& qné le chàribë -.même 1 ^ - ! ces ; M±- •fo«ïW« ; ' •• . érarses .consiste â fixer Ses :mrauW~ei „iSr^/ e ?ï": ' ■ grâces q-ai né durëat DÔînt > M^v^ - Q ?^ es Ê J .de frêles .
; féerie, oôSlele S d'eau/e* éven^ole^aoVSe^^^ d ^f* ""
, gaut« des ' frate &&*?£&££ %t^^ *«fe d « éI é- ;
/-■:■ ^^^^-hmiànàmi»^^:": ' ; iï .: ~ ;-.\X •■; j
. ; ; ¥*.f<ngtsi fuseaux filant au*au3Jes-ïnvrmurÀi- ' : ''■' ' v ;^« *««* anneaux flétris Uànt. UsIlcursïùZfifc^
^ Pu^;style ? a tt premier aborda pe<effaroSSn| ( ÎSt ^
ï86 MERCURE DE : FRANCE
abus d'incidentes placées sans aucun souci de l'envergure de fc i/ la phrase, ce livre est pourtant une étude fort consciencieuse "'"" du débat de l'âge critique chez une femme honnête et délicate; * - Pourquoi seulement ce sous-titre : monde if*ermal,bién inutile '. * étant donné qu'il ne s'agit pas de faire, je pense, une belle ' réclame â Royat, la station auvergnate? Est-ce pour la commodité des entrées en scène et pour le retour inopiné dum^rî qui arrive de Saigon?... D'ailleurs, de bonnes études de types de casino, le sculpteur Romain Miran, Bantheni. Des détails très fins et surtout neufs sur ce si vieux sujet :1a- femme vertueuse assaillie -par les désirs physiques. Un suicide décrit avec un rare sentiment de la. succession des actes voulus, qui " '■ puissent par aboutir à une mort presque, in volontaire; Xitté^ïairement, cç suicide est le clou du livre. Enfin, de jplîs •■ paysages. — N. B. L'auteur n'est d'aucune école, c'estr-à-dire ; n imite personne. > ***
ï*es Filles d'Avignon, pat Théodore Âubaubl (Savîne) . ^ — Un volume fort proné dans le clan des Eëlïbres, lesquels sont gens à tapage et d'enthousiasme facile, comme on sait. Par exemple, le lecteur non initié au Prouvençau et à ses beautés n'a que faire de la traduction* Il n*y trouvera pas/ une idée, pas une pensée. On lui chante la nature, la beauté; l'amour, la patrie; il semble que" ce n'est pas. très neuf. Là pièce « Les Forgerons js> a peut-être quelque couleur, sans èxcu- ■ ser le « recueil si impatiemment attendu ». Enfin, ces Mes- ^ '' sieurs nous horripilent, qui aSecteat de parler charabia quand il existe du bon Irançais pour tout le monde. Mais • comme c'est bien le Midi, ce gratuit lyrisme^ ces agenouille- >. ments de disciples devant une œuvre sonore et vide. Les .-méridionaux restent des personnages encombrants et loquaces, vantards et superficiels. Et voîîîr tonte leur littérature. Ils disent LiFiho tFAvignoim et jubilent,, encore que Frederi Mistral ait pu prendre pour Tèmo de soun discours: d'intrado à Tacadèmi de Marsiho reloge de Teodor Aubanel, qtféro mort, pêca'ire ! Vannado tTavans* C; Mki.
Mes Dernières nées, Poésies , Fables, ttiansons, par
E&GEOT Ca ATELA3BT , Avant-propOS d'ALBXAKDHE. BoirtttQUË (Bibliothèque de la.. Revue Européenne). — M. Eugène Châtelain est une des plus anciennes et sympathiques physionomies populaires du parti socialiste. Depuis pl^s cPun quart de siècle, il combat, sans s'écarter dû droit chemin, en «. honnête : homme» — ainsi que le note M. A. Boutique, — ce qu'il juge être le bon combat; et, n'y espérant, certes* aucun profit . . personnel, il publie des journaux, des revues et des livrés eh vue de propager la bonne parole; « La Muse qui Finspïtey && M. A. Boutique, est vigoureuse, franche et rudeZ II est un remneur aidées, toujours généreuses. L'un des plus. lus parmi 4es poètes du parti socialiste, s'il ne cueille pas toujours la petite fieur rare qui ne croît que sur les hautes cimes, sïl,ne "" ' baigne pas son Éront dans les nuages, c-*est qu'il préfère Jurant tout rester près des humbles, qu'il aime, leur /parler un lan^
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i88 MERCYKE DE 3KRANCE
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vanni Faldellà. ; une analyse (un peu à côté) de A FEcart, de Minhar et Vallette, par Giuseppe Depanis ; Talentoe Per- j*. sonaïiià^ par Bruno Sperani : l'auteur n'est pas dupe du ridi- V cule aphorisme souvent,, à cette heure, proféré, que la. Iitté^ rature actuelle se caractérise par « trop dé talent 1 ! » — et il distingue soigneusement la personnalité y qui est l'essence du- ~ talent^ et la faculté d'assimilation r qui en est la singerie, 'en ajoutant que ' la personnalité a besoin d'être rigoureusementdisciplinée.
- Oroxxaca d'Arte (Milan)- — Une étude sur Lp Vierge d'Alfred Vallette ; curieuses notes d'Enrico Morselli à propos, de la célèbre attirance qu'exercent les concours académiques et autres sur les demi-fous (les mattoïdes), ceux que l'auteur appelle « * masturbatori délia filosofia, métafisica, psicologia esociologia ».; une polémique où C. Antona Travers! soutient contre la Qronaca la légitimité du théâtre qui plaît à la majorité et « fait de l'argent ».
Critica Sociale (Milan). — Bons articles de polémique ; théories socialistes doctrinaires.