‹ Mercure de France, tome 3Chapitre 73 sur 111 · VII I · texte numérisé non relu

VII I

et la brise W Sr'-iSZï"' """i? fl ° tS ^ ti-nj courbant .1. «.d^ffiJi; ^ ° ndu,a -

refuge des ports? lafeS ,M hàvres P^pices eHe

r •£ j' ai C . om P ris la «reine tristesse de ta *««*«.. • « r„ rabéf en or P > SCarabee > ° sar g* csercbogar, petit sca-

lianes des vivons tîganel * S™"" 1 "' Sensuels ' 4»*

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NOVEMBRE 1891 aéj

Elle fadmire, tout en chantant, • et presse contre son sein rond la jeune tête.

mSo?.^™"^i\ pBUVr t Pê tH ini > oc *nt : • pâtre ou marchand, soldat ou poète ?

.''t.£""- ,e î, 1°"?? , materae,J ,!" ! troublent guère l'enfanteiet. I] boit a la source féconde et dort.

Comme elle est tendre la chanson de la éousta • *

Il sera soldat! Les clairons guerriers éclatent, la fusillade crépite sous les archets.; • sur le cymbalum galopent les houzards rapides. ' * .

Eu avant! Ils volent, lé sabre nu dans la main. * l«is-

mënUaTre a'v'ide"" **** rti "-- «" ^gO«l«-

Les braves ne- tremblent pas devant la mort. • Et les , yeux farouches de ceux qui sont couchés pour toujour» (lardent encore sous leurs fronts crispés de rides

La guerre a jeté son manteau de pourpre sur les prés

Dieu Ha navra lice du refrain de \z fiousta. * « Cserebogar t o petit scarabée, ô sargà cser/bogar, petit scarabée

en Qr #

xi •

Les défenseurs du sol ont été vaincus. * Tes fils sont morts inutilement, ô Patrie!

Et par le champ de bataille plane la mélodie exaspérée au-dessus des cadavres dispersés, • derrière le vol townoyant des autours en quête de sinistres boucherie..

Ah! a gloire m.l,ta,re et les luttes entre peuples 1 ^ame dens.on ! Tout cela vaut-il le deuil des orphelins et la douleur des veuves flétries?

■Les violons tsiganes s'arrêtent, atterrés, • pour blasphémer la vie et maudire le sort.

Ah! comme dit la chanson de la éousta • * < Cu-

■22C',n oî!î scarabée> ô sargà «"***; P«*

Soudain pourtant les fronts se redressent, s'illuminent "J <E T *°j> ,es d/»peaux déployés ont frémi dan. Pair tous les cœurs ont battu dans les poitrineB. '

L hymne trois fois saint a retenti, • J a voix de Rakoczy

verte rêves

•'est fait entendre, tous ] C a Hongrois fi nnt ,ï«k rt J ' . ruines ««ngrois sont debout sur les

nu marche les noble* M-iirvi** ^.* î <- OTdin à Sathm.rf 'L^Z^tT^ ^'^ Sze " râined'iiB peuple vibre d\i » le. r h - K T* ° nt *' ra,,di '

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Jean Bkrgk.

NOVEMBRE »*,, ■ . a6 ,

LES AUMONIÈRES

Au Docteur A.- fi, PJUgme. '

Sur la grève qu'avaient souillée Le* conauérants et les héros, Près de la mer pacifiée Pleine de frissons auguraux,

De* poings perdus dans le* crinières De leurs chevaux roses et blancs, C étaient le* bonnes au manières Qui reviennent tous les mille ans,

Cymodoce, Agtaure, Euryanthe, Au caprice d'un galop fou, Elle* passaient : leur flamboyante Chevelure brûlait leur cott*

Lèvres plu* douces que la soie lit plus divines que les deux, Biles chantaient un chant de joie Vers l'Océan mystérieux.

Tandis que vibraient des abeilles Autour des étalons loyaux, Elles plongeaient dans des corbeilles Leurs bras riches de lourds joyaux,

Et brandissant leurs mains sacrée*, Douces aux yeux voilés de pleurs, Parmi les vagues empourprées Semaient des rires et des fleurs :

Car les corolles millénaires Eparses en vol d'Orient Calment les antiques colères Et charment le triste Océan.

Pierre Qùillard

MÉRCVRE DE FRANCE

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