‹ Mercure de France, tome 3Chapitre 74 sur 111 · LES RAINETTES · texte numérisé non relu

LES RAINETTES

Assis sur le banc planté devant la porte, ils échangent leurs souvenirs sans remords et se racînten* des histoires, toujours les mêmes, qui ne s4 passent en aucun temps, en aucun lieu.

Tandis que les rainettes infatigables roulent au loin leurs r, le plus âgé chevrote d'abord, cimme

l l n £ X h. c ^ ue apparition de fantôme a son succès deflroi. Les gamins écoutent, accroupis entre les vieux et le fumier verni de lune.

— « Etes-vous crédules de ça ?»

— « On en voit tant. »

-«Yen a-t-il, des étoiles ! »

— « Si on allait se coucher ? ., Il restent encore. D'une pipe, régulièrement,

une oluette de flamme s'échappe et s'éteint vite

toute seule sur la terre contré les astres de làJhaut'

Un géranium se penche au bord d'un potcasbé e:

par ses beçs-de-grue égoutte son odeur. '

Le feu d'une voiture file entre les acacias de 'a route :

— t Qui donc que c'est? »

— 'i. C'est le garde-port qui rentre. »

La voiture s'éloigne, et la curiosité cesse avec le bruit.

.^i^j^ainpttes continuent leurs appels stridents sr clairs qu'elles- semblent quitîe-ftfcbuîss-oi irhu*

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