‹ Mercure de France, tome 3Chapitre 81 sur 111 · LA PENDULE · texte numérisé non relu

LA PENDULE

« La pendule était de vieux Sèvres, délicatement travaillée; des pastorales y déroulaient la grâce champêtre de leurs amours* Il y avait là des bergères qui donnaient la main aux bergers enrubannés, des paysages effacés, avec des moutons qui paissaient, une faveur à la toison. Sur un cadre d'émail bleuâtre, les heures se succédaient en pâles reflets blancs, et les aiguilles tournaient, . repliées comme de petits serpents. Elles se suivaient l'une l'autre : la plus grande était fort pressée, la petite attendait toujours que son aînée fut passée, indifférente aux carillons que l'autre faisatoft sonner.

« Oh, le joli timbre qu'elle avait î Un son qu'on J imaginerait de vert-pâle ou de vieux-rose, un son * fin comme une aiguillée ténue' de soie, qui mettrait son mince liseré aux bords d'une draperie ondoyante, fort sévère. Il faisait penser, un peu triste, aux temps lointains où la comtesse, en robe décolletée, avec ça de poudre aux sourcils, dansait gracieusement, donnant la main au marquis, le menuet ou la pavane, lui accordant, sous l'éventail, complice discret, un tendre rendez-vous, que le comte toujours ignorerait ».

* Et le enamp camaïeu des ors bruns en était fleuri de telles fleurs, que je n'en sais pas de plus belles.

MERCVKE DE FRANCE

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û^rt P c!rTlf- Sit *ï ^f«" W cessaient^ flxer le cercle bleu-pâle, l'étrange phénomène se reproduisait. Prenant alors d'une main Srieuse I objet jusque-là tant aimé - et mil e penses ' contradictoires se heurtaient en moi- e presséT

seaait ainsi, et que j'allais regretter ma violent puis devant la constatation dexe hh%£u5£ï.

eprenl e ïeT é r if ' ^f' *^«3&S£ soSriré di™ U V~~ J6 i e }e \ ai ' avec un m ™vais bûches: ch «™née où brûlait un feu dé

* Un tintement suprême s'entendît, puis la oorcefeS:- «veç un bruit de mousqu'eTerié ^pe":

dant qu agenouillée devant les flammes je laissais détente nécessaire, de tièdes larmes^ouHler mes

Gaston Danvri.

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