A PROPOS DE « LA MER
hn peu de mots, a propos de La Mer à l'Odéon ie
X n **?■«' 1C ' de - ,a * D Jul,ien - Cert ". « y aurait béai! coup a d.re au sujei de ce révolté, niais l'heure n'est pas
lime? iITh* P T nOUS de livrer toute notre pTnsS A.mer 1 art dramatique et vouloir m y vouer • voici au
me rapproche de Jullien et qui, aussi? m e„ sépare * ■ frt . Par "» ce «x qui, depuis naguère, luttent pour la victoire de cette théorie : la réalité au théâtre, J qu'on ne dise pas : ^ r f W«, - Jean Jullien s'est 'entrevus FèvrTtV aVeC ' % SCS CÔ,és ' Geor «« An «y» Henry
Km nnl T geS } eC ° mt - Jea » J»'^", Wï « doubfé
dun polémiste ardent, me semble devoir être cité en S e „ PO,, - rSOn r art, -P r t de théoricien et l'intransigeance
I foi ™? ^ œUV ? e " P ™ r son caractère inflexible, pour sa foi, pour son mephs descharlataneries, pour tout ce qui contribue à sa fierté d'attitude, qu'on parle de lui cordialement. Le vénérable mais peu éclairé M Sarcev
H^t'T^ S ° n "iï" à ,a P° st * rité comme "lui dun ta Harpe de temps démocratiques où la familiarité du stvle •imposait, reprochait à Jean Jullien d'avoir prémédhé
La grenade —glissons sur V Echéance — et L? Maître
ïïéatrTi t :P arnïl '". "?«»•«»«- pièces qu'ait fio niées 7e Iheatre Libre: et voici La Mer " ■
La constance de l'effort légitime l'espoir : L mais ce dermer drame n'a pas eu le succès qu'espérai son™ eur
II dira qu on ne l'a pas compris. Senit-cei possible ?
paS ou'uT'f n- La Vé,U,é ' C ' eSt ^ 0n ne 4 P as aimé parce qu il n a pas emu ; non pas qu'il ne soii un arti-rf»
emu lu.-même par les choses de la vie, mafsYcause d*
pauvres théories dont il me semble être û dup Sile
supposais un seul instant que le dén/uemenf de ce
narTauV"* d "" **" d / CUiU du aiment éprouvé pari auteur an moment de la conception, ou de précision de la pensée dans l'obse^on, comme', par exemple, une pitié vague ou un pessimisme sans profonde^ La Mer nesera.t même pas à discuter. L'insuccès de ce drame ne nous r rouve-t-il pas qu'il y a là erreur ?
« sScès T £lî mSU " èS *r° U qUe l° Ut à ^Mre jed ise * succès », cela ne signifie pas, bien entJndu «i.»
J accorde au public énigmatique Intention que ses en!
thousàsmss mériteraient, si Ion pouvait se fier à se» sympathies et les accepter pour critère de l'excellence A une œuvre. Mais nous ne devons pas oublier que nos drames et nos comédies, nous lès communiquons à ce public sinon comme à un juge devant qui nous nous inclinons, du moins comme pour nous assurer sur des êtres de notre faculté de persuasion ou de charme. U public est femme, .1 aime bêtement, mais il » ceci dhn* main : qu il aime. Quand le public applaudit à une mauyajse pièce, soyez persuadé qu'il y ajoute par son imagination, comme une.femme fait un héros d'un stupuie garçon de magasin ou sergent-major Qu'il applaudisse a une balle œuvre, cela montre qu'un artiste s'est impose a lui et a satisfait ses désirs en les dépassant liu une femme rencontre un beau peintre de génie. a n poète magnifique, elle le préférera au commis de magasin, ou même au sergent-major malgré le décor de sa tumque galonnée. De la scène à la salle, le mystérieux drame humain se joue. Ceci dit en passant, car je crois que les partisans de Jean Jullien méprisent outre mesure de théâtre ^ Sadresse rhomme d'action qu'est l'homme
Tout d'abord, dans ce vain combat, une chose me navre. Pourquoi ce départ en croisade contre les « commis de magasin >.du théâtre, contre tous ceux-là qui ont laisse coeur et entrailles derrière de vieux décors dans le carton desquels ils ont taillé des silhouettes inarticulées ? Jean Jullien s'insurge contre la sottise de la comédie de mœurs et la niaiserie du vaudeville à situations. S'il s agit d art, est-ce que cela existe ? L'excès de leur colère aveugle Julhen et ses partisans; il se pourrait bien qu'à . 1 antipode ou les fait courir leur horreur jils ne trouvassent qu un contraire équivalent. Alors, qut nous importeraient leurs efforts ? . r
Les erreurs de ce clan dramatique sont nombreuses, et celles de I intransigeant Jullien plus encore que de tout autre. J! s actionne à détruire l'unité qu'ont toujours voulu créer au théâtre ceux qui, à travers les siècles, ont eu de hauts soucts d'art. Ce m4 paru évident an spectacle de La Mer Qu'est-ce, pour U forme, qu'un drame ou une comédie ? — une phrase dont chaque fiersontaee U\ est une proposition, c'est-à-dire un élément essentiel au sens de la phrase. Beauco up de mauvais auteurs savent
(i) ou chaque groupe de personnages.
MERCVKE DE FHANCE
Cette vente que leur ont réglée les bons, niais ce oui les d.shngueVest de faire des phrases sans aïoir rien* à dire Non, mon cher Julien, vos douanière, fv« men-
ite n T;^? ' S " Ia Puissance de vo * e &S on
wL« ~~î CO - n,ra,re ; e * q«ant au décor (qui vous a bien mal «m cette fois), mon avis est qL ™ la scène, sans requérir toute l'attention, le décor doit êtie
oÏÏ ? e a „ n voîe U rai a t U rPJ" S ^ M * d - -«antsTdt £ ou s envolerait! idée, ainsi maintenue entre trois fron-
nomoVe dW "f™ du " Ste de I'»«««nW ÏS cSîa nombre d individus pour les assembler sur line scène
leur nombre doit être restreint à la stricte nécelifé Oh ï iS'SF™** *"**. « Ue VOS P^onnsges ÎuxiiiaTre
SS n "* ? tfe Pen8ée ' Pârtie d « ««or. mais! vous oubliez qu'on .quement sur une scène il n'y a naL, comme dansun tableau, des plans qui, par la persnertfve T™
2eco e r , de°chaîr Pe,iSSe ^ ,C ? %ures ; et^ufs Teïefdu" décor de chair avec du décor de carton, c'est par là encore - comme , par la mobilité, l'indécision! df vos
aDasd'unW r E "/ rt V l1 ">»P«d6 beauté où il n'y ■■pMd unité. Limite, c'est la force de concentration-
S aZSÏÏÏÎ "^'P 39 ^ ,a diff ™°n. Que ^ntau«i ces théories delà vie *« *,„„ OU de la vie en W> Lé
2 vie" .tw „ P i a U" dU3 danJ,e ^. «t réciproqCenf? La vie n est ni bonne m mauvaise, elle est les deux - *•*
nous n'avons pas à conclure contre elle ou pJur elle nous sommes savoix. ■ P \ •
sontTnt*^ 8 artiSteS - 6t n01 ? deS ï^Mlt^rs, comme le s'as S e™in,!n. r0ma,,C ' erS T " e P° sent e » t^oins et
ïwïr «i e U r , p p 3 p se r ; a e , pondre ihuti,ement à des +"*!«•
brionër» 8 °" *'• St inSpiré de ,œuvre de Dieu pour fa- & « *? "î« en,eux P anti » s - ■»« Pense, mon Jher Jul- Tnéàtre n ^ a P as « ■- soucier des Vau4„so„ du
Julien LeclercqJ.