‹ Mercure de France, tome 4Chapitre 111 sur 140 · IX · texte numérisé non relu

IX

Boccalini dans ses Avertissements du Parnasse noii* raconte qu'un jour Zoïle présentai ApSon Se cS

S n ï« c , aus ?<l Ue d ' un .admirable, poème. Le dieu demanda qu on lui exposât les beautés de l'œuvre • mais Zoile répondit qu'il ne s'inquiétait que des feutes' •Là-dessus Apollon lui.donna un* sac de blé non vanné' -en lui infligeant la punition . de l'éplucher grain à

Cette fable peut servir de verges pour certaines épaules mais je ne suis pas bien sûr que le Sêût raison. Le. fait est que lés limites du strict devoir de la critique sont grossièrement méconnues. Nous nous hasardons â dire que, puisqu'on permet au critique ûl

J tiSr/ ^ le rÔle de sWe-commèntSeur?

— puisqu on 1 autorise, par manière de pur amusement

Pour ses lecteurs, à mettre eh belle lumière les mérites

ïleZ- ^v r ' ~ , Sa ^légitime est encore d'en relever et d en.ana yser les défauts, de montrer comment 1 œuvre aurait, pu être améliorée, de combattre enfin pour la cause des Lettres, sans 'se préoccuper nullement des individualités littéraires. Bref , la Beauté doit-etre considérée comme un axiome, qui, 'pour devèïîvST' " a V à ê l re cIair ^^t énoncé La. Beauté tX' ^ S - C - a - besdin d, être démontrée comme telle. — et ainsi, insister trop sur les mérites pârticu-.

liers d'une œuvre, c'est admettre implicitemeut qu'elle n'en possède aucun-. ' " ' , . " ■

. ■. À propos deBryant, j'ai essayé, dé montrer la diver- • gence qu'il y a entre Topinion publique et l'opinion privée quand il s'agit du mérite des- écrivains .çontemporains. La première de ces « opinions » ne peut être -.. , appelée telle que par courtoisie. Elle appartient au public juste comme nous appartient le livre que nous venons d'acheter.

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