JOURNAUX EX REVUES
Levl^,?^ 6 ^ ldS - Non f-»™»» reçu d'Amsterdam et de
oubliL ^n V " reS / n o° U l 8 « Ml *«t u *e erreur dans la note, publiée en février (n° 2 6, p. I79 ) sur le Nicuzoi Gids: c'est
- ÎLH 7? iPT*!» et ^ M " va " Ee den, qui a parlé du livre récent de M, Jan Ten Bimck : D* ' Oud* âard/J- & JonZï.
Sr=ouo e de U sZn a d t e v C . eS - lettre t S ' de P 1US ' ne -^nt^t
• r™ ?i P i ^Pat 1116 -Pour le critique hollandais ■ l*u n
ilf^RV 1 Ie ( pl0fe f M Ten Briack, un critique très cWù
fn'est S™ ï% dn tOUt ?^ bre -* etl ' autr « déclara . • L n /. st - cele J bro SS- a ses Propres yeux ». Dans la livraison
• rartX^f^^r ?*' MM - Holst etde.Gràaf éSut ' I art du peintre Derkinderen ; —.1. Nijland attaque M. van
• £^wL : 1" elques P a S es bi en. écrites,, mais faiblement àrgurnentee? et sans aucune portée immédiate ; ^ ]eu S d I far M. van Deyssel; première partie d'un livré descriptif : l'fu- ■
' ' . -. ■-;..' ,. . ■ AVRIL 189a '■". . 3*7 ;
tèur'ne raconte pas, ïl.décrit ; - Van tm Gropie, pat Jac ■toiSh/- mw, par H; Delang:- Swikm** par- M. ■ aD^el;V»s «ir-Zr -SW*W, ■ P« M. van <ler .
G*es ; i- Jîi*à(/fti par-»* *ran. ?««S ^ nt non V?rf>°£
plus haut (p.. S q6) un poème .en prose: &room\~Mhlodw tfi
'Œ, par ¥. Alphonse. Di.epenb.ock; P^maomlo
quant- au rythme, idées- peu originales ; .- Jules ^hêrei,
par M.- Jan Veth, ^ • " :
'■" La Plume (i er mars). publie le portrait de notre coUabofa-
teur Jules Renard, accompagné d'un Petit Portrait en qw- : tante lignes de Léon- Deschamps, et d> article ^e Rachilde sur VEcorm fleur; d'autre -part, une lettre sur l Anarchie,
■ d'Edouard Drumont ; une fantaisie dé Louis de S amt : Jacques. .Comment on devant magot ; poésie* d'ïvanhoe Rambosson :
Vheiire charmante: ...
I* Revue 'Àe l'Evolution (15 février) contient .une lon- ' K ue étude de M, Léon lUotor sous, ce titre- modeste : Noies . • sur Lé<m.GIadèl.Xe$ lignes suivantes appartiennent au cha-
vitre '.'Esthétique.' . '■*.". , -\ j. * 1 „;™.
■ « Au milieu de ces amoncellements de rochers et de calcaires cyclôpéens, rouvre de Cladel a d'adorables pages tout em- .. mitouflées d'herbes fines et de, thym.; la surprise, est dau- ., tant plus charmante que les transitions sont. -peu ménagées, - Le maître a conservé de ses premières aspirations a la poésie
et à l'élégance poétique des retours et des délicatesses dun '. charme infini, tel un .-riant vallon arrosé d eaux Vives, r^ fraîchi de brises parfumées, au sem ; de rocs sauvages et de- . soles. Ses amours- sont -bien naïfs et plébéiens, tout* la /ois candides peut-être, souvent farouches, .fit- la femme,.. qm ne - , iouë dWdinaîw qu'un rôle secondaire, dans ces «popeja champêtres; preh^ dans ces pages-la un -caractère de Iran- : ■ ■ -' chisef de loyauté, de simpliçitt ou d'ardente, foi qui en fait une Cornélie ou .une Lucrèce. . Savant et complique, il laisse pourtant à la mère-grand -Nature le soin de forger les gorges ' - abruptes et les coteaux brûlés où ■ sa dilection le promène ; . ■ sa description. est sensitiv* r imitative, tout imprégnée de ce. . quelle peint, harmonique.. Et le style s approprie «uperfeh mentaux milieux, les .caractères s> moulent dune façon -admirable, dans une - grandeur relativement: naturelle, ' &* . ' personnages fonctionnent parfaitement dans le tableau, à des < Sistances peut-être. supra-humaines, mais, toujours proportionnées au cadre. » A. V.
. Daos' FtbTéâli des vers de Henri de: Régnier^ct de ?ernanriévèrinT et la suite des little Skdches da Charles De.l- . ' -chevalerie. . ■; ' ■
Dec Wee zax Freîhelt,par Conblas Fmhtich (à Londres,. chez f. Kneuelberg, 145* City Road. E. C .). J?au-re TO r qui termine cette véhémente brochure ' anarchiste, de langue .allemande semble annoncer" une, périodicité que ie ne regretterais point; La nécessité d'une révolution violente est .soute- - . nue avec une grande richesse d'argument* .contre, le», parti-
sans de la voie pacifique, d'ahord au point de vue du droit, puis au point de vue même de l'opportunité : à la force repré-sentee par les lois, les tribunaux, la police, Tannée, il faut opposer non la résistance passive, mais" la force déchaînée - « iu on nous oppnme avec des carions, nous répondrons avec des bombes de dynamite. » Saris doute le meurtre est un recours terrible contre l'injustice sociale : « mais il est'millê fois plus, terrible encore de nous laisser assassiner «. Les *ens prudents objecteraient peut-être que la lutte ouverte n^est pas ' sans inconvénient : « N'importe ï celui qui a peur de la bataille n est pas digne de la liberté » .^L'auteur préconise ëner-giquement la liberté de l'individu : là est Imposition fondamentale entre les anarchistes et les socialistes orthodoxes et autoritaires. Aussi Conrad Frœhlich. repousse -t-il avec une grande énergie 1 idée d'un état de transition entre la société actuelle et celle qui la remplacera, après l'aurore sanglante de la Révolution sociale : une certaine école, tout en admettant la supériorité théorique- de l'anarchie, considère cette période de transition comme indispensable pour que le peu- pie, fasse « 1. apprentissage dé la liberté ». Mais ce ne sera . aiors que remplacer une tyrannie par une autre : car la tyrannie est le produit certain- de tout état constitué : ainsi 1 oppression nouvelle ne saurait être une école de liberté. Au ' reste 1 intolérance du congrès de Bruxelles, d'où les anarchistes furent brutalement exclus, montre asrcz comment leurs' adversaires entendent la préparation à la liberté. Cette brochure de propagande, -où des lettres capitales imposent aux yeux et a la mémoire les mots rouges et flamboyants dé vengeance, d incendie et de destruction, est écrite .en .une langue violente, populaire et archaïque, et les «nom de Dieu ]T en irançaisy contrastent singulièrement avec certaines tournures propres aux vieux écrivains allemands (par exemple la substi- " tution de denn à a h après -les- comparatifs). Il est douteux 1 cependant que jamais on la propose comme sujet, d'études philologiques aux étudiants de France ou d'Allemagne Qui sait si la doctrine réprouvée des Sans-patrie et des-TÊïors-laloi ne gagnerait- pas des adeptes, sous . l'ombre de curiosité grammaticale? . PO
A P ro POS de la déimpression des S tories a/ter' Nature ( Londres, Lawrence and Bullen), L'Athenaeum (16 ianviert donne sur 1 auteur, Charles Wells, Une très bonne notice C était un littérateur de l'époque de Beddoes 7 et pareillement tort romantique- né à Londres en iSoo, il est mort à Marseille en 1879. Les « histoires d'après nature » sont des fantaisies un peu archaïques de style et dont la délicatesse, le sentiment, sont les principaux mérites." Bien supérieur est son drame en prose, Joseèk and his Bretheren, pour lequel en Ï876, M. Swinburne écrivit une introduction enthousiaste!
Vue série dWressants articles dansla GazzettaLetterarïa
(février et mars) : ridealiih nella viia h où ML Lenzoni démontre 1 impuissance de la science à établir une vraie vente; de la comtesse Lara , une étude sur Francis Saltus
. *.'■ AVRÏX., 1892 " '■ 309- ■
* Saltus> littérateur américain.; Cesare Lômbrbsô note que, . : beaucoup d'hommes de génie furent, épileptiquès et se hâte de
conclure: « Le. génie n*est qu'une des formes .-de i'épilepsie »^ ■■ . — raisonnement dont la naïveté a quelque charme; M.. Ci-'
• polla narre la vie et l'œuvre d'un poète populaire , le cure don Piétro.'Zenari;connû .sous le pseudonyme de Matio Zoca-7 .
. fo, dont la maison Eranchini, de Vérone, vient de publier les m . .
• Poésie sceltej . ■ -. ;
La Cronaca d'Ario résume, en un- court article', l'état des ' ', nouvelles écoles littéraires en .-France: l'auteur, qui doit être ■ M, Alberto Sormani, parait bien renseigné .et se rend bien .. compté que la lutte n'a, sôu s', des*' noms : divers, que deux. ■ 1 groupes .de protagonistes z.« les. véris tes et les idéalistes» »'' \
La Cxitica'. sociale .est toujours Tune dés meilleures ; ' revues -socialistes et Tune des plus audacieuses. '. ,.-,-.
■ Livres nouveaux italiens annoncés- par les .revues: Per la vit a * per la wor/^ par Salvator.é Farina ; Giovanni Ephcopo, '
." par Gabrieied'Anùunz.io/ •;'-'.. - ■. : "
■ Revue Historique (janvier-février). Suite r ;de; l'étude de . M.. C; Sullian sur ' Ausone et son temps : II. La vie dans*- une cite ■gallo-romaine à la veille iles ■ invasions ; cette partie est"
I supérieure en intérêt à. la' première; plus: de faits mieux présentés. - ' '
Revue des Questions historiques (janvier-mars); .M. Beurlier disserte savamment .sur le Culte rendu aux souverains .dans l 'antiquité- grecque et romaine. Cela commence avec , 'Alexandre, aux rois* de- Macédoine; ensuite furent adorés les Ptolémées' en Egypte, les Sëleucides eh ."Syrie ; à Rome . J. César fut le premier .: ■ il eut un collège .de prêtres ; . les Luper- ■'■■ ci Julii, un temple -dédié A. la Clémertce/de César, unïlâmime
* spécial, tout comme Jupïter,Mars-. et" Qui : rinus. La. conversion de Constantin modifia' un peu le culte des empereurs,. mais
. très, peu, . puisque' saint Jérôme s'indigne qu'on rendit dés*
sacrifices à leurs images ; Julien essaya de restaurer cette reli- ■
' gion d'État. L'es 'flamines:impériaux\ devenus,dàns la suite, de
' simples organisateurs de- jeux publics, se perpétuèrent en
Occident jusqu'aux- invasions- . barbares et en . Orient jusqu'à
■la chute de' Constant inople.. . . : \ .' . . .*. .',-.*-
■ ' Journal Asiatique (no vemb;-décemb*).. ï^îi ne. traduction du Vajracchedika\où « Fendoir du -diamant », .qui est un- sutra,
- -- " -■ "■*' "* "' ' ■' ■ *■ bouddha
y aura plus' pour eux ni conscience de révolté,- ni conscience .de,, . l'être, :'de la. Vie bu"de la personnalité; il' rCj. aura plus pour, eux ni- -science > ni absence de 1 science. Et pourquoi? Parce que cette connaissance de 1 régoïté 1 est une non-connaissance. Celle de la vie,' de l'existence, de' là personnalité l'est égale - ■ .ment.» •■• . * , ..'.""■ .■■;• " ''.■.■'.■-■■ - Dans la Nouvelle Revue (1 j" février), un' article de Ma- . '• thias Mortiardt. intitulé Les Symbolique s\ un peu de pêle-mêle .
3?o MERCVRE DE FRANCE
maïs, comme le dit Fauteur, c'est que «les. manifestations de
Técole symbolique sont complexes»'. .Oh ï Oui."- ' * " " '
Etudes Religieuses (février). Le P. Etienne Gornut, S. Jv, declare,én une diatribe appelée V Anarchie littéraire, que tous les jeunes écrivains d'aujourd'hui se débattent" dans « une- * atmosphère basse et fétide ». Cest ainsi que les successeurs- . de Bourdaloue encouragent l'idéalisme.
M. R. de la Grasserie continue dans le Muséon (Louvaïn) son Essai de rythmique comparée. Il en est au chapitre III,.ZV / élément du lieu, on de la symétrie par assimilation et par . dissimilaJian T c'est-àrdire par unité et par variété ; de là, l'harmonie concordante, répétition à courte distance de tel dessin - ■ * rythmique, et l'harmonie discordante ou différée. Intéressant, niais pour le s. théoriciens plus que pour les poètes.
J'ai éprouvé une certaine joie en lisant dans l'Eclair du S- . mars un article intitulé : Prochatne s statues. Qn y révélait que tandis que l'argent abonde pour élever des pyramides aux sieurs Feyen-Perrin, Raymond Deslandes, Crinoïi, Meissomer, Doudart de Lagrée, Carnot, Cassani, Duhamel de Montceau, Gngneur, Pierre, Guignon,. Chapu, Eugène/ Pelletan, ' Ganbaldi, etc., — « il a été impossible de reunir les fonds d un monument pour consacrer à Loches la mémoire d 1 Alfred ■ de Vigny » . Comme je reconnais bien là mes chers contemporains ? mes' chers compatriotes ! R. G; "
I*e Voltaire- donne tous les lundis une chronique d'art signée Roger Marx. A signaler, parmi celles qui ont déïà paru: Balzac et Rodin, Raffct, Le Sou français, etc.
Revue Philosophique , dirigée par M. Th. Ribot*SoÛs ce titre : Hynoptismc . et Criminalité, ML Liégeois réédite, une ( lois de plus sa doctrine alarmiste sur la suggestion criminelle que nous croyions, sombrée à tout jamais, depuis les débats du récent procès Eyraud-Bompard, qui,- si on se le rappelle, avait etc 1 occasion d'une discussion fameuse entre les deux
-. e «M«,«, i.ai WW xcmcimant, nous ttit-u, environ a o/o de sujets hynoptisables, il y aurait -là un véritable danger pour la sécurité nationale. Le remède serait dans l'examen des conscrits, quant à leurs aptitudes suggestives; pn leur succès- . tionnerait alors, méthodiquement, qu*ils ne peuvent ctre fournis a aucune hypnotisa tion ultérieure. Il y. a là un proiet de ■vaccination psychique-, susceptible d'être étendu, et qui res- " tremdrait, a n en pas douter, remploi trop fréquent du quali- ficatif snggesttf. A ce point de vue, nous nVsitons pas à nous en montrer partisan. - - .
Vaprosy Filosofîi i Fsicholoçii, dirigée par N. Groote
(Moscou).— Au sommaire,, un intéressant article de Stem -"■ sur Leopardi et son pessimisme, G D
';';'"■' AVRÏL 1892 ,- ".•■*' 371-.
. ï/AvomÉ de PAttào (Carcas sonne, 9 mars) donne une étude sur VJEvdlutton artistique. Le ^mouvement littéraire r Uwûe r nir de la nouvelle école. Cette étude. est signée du Rédacteur * . en -chef, M". Gaston Xesaubc, -dont' on" a souvent vu le/ nom dans la Bataille Artistique et Littéraire. . -
La Revue dû Siècle (Lyoni février] publie. un article dé M. Camille Roy, son directeur, à propos de l'album que vient -d'offrir à B'oudouteaqùe'leCflt^aff lyonnais. Cet album est un - Véritable monument'; il- ne compte pas- moins de deux cents, collaborateurs ; écrivains, poètes," chansonniers, peintres, dessin nàteurs, musiciens. /* ". , \
À signaler la naissance de MaBOarille (autrefois le Bouquin). ■Uèd/eii chef : Paux France:.- Paris, n v rue Beaujolais) ^Revue littéraire, artistique, et théâtrale, paraissant le. i c ^ et le 15 de chaque mois; — et celle du Banquet (Paris, librairie • Rouquette, ' j x , Passage Choiseul), publication mensuelle. ' . . ■ , ■• * .* . " ' ■■ Z. - .