LES LIVRES -W
Vitraux* 15 :poèmes extraits de Sur Ck.amp:c£or,paiLAViRmn: Taelhade {Vanier}'. — Voir page 65. -
L'Aube russe, .par .'. Alexaisdiik PôtrcHKiNE^, traduction de MM. B.Tsîytlxne etEjjATJBERT CPerrin"etG ic ),^-l! , épidémie de russitê- -continue ses ravages, par les librairies. Après les romans épais, on ramasse le menu crottin des petites nouvelles et des petits- auteurs ; enfin il r paTaîf que l'étiquette suffit ; puisque le' public veut du russe, on lui en fourre jusqu'à l'étoufïemeht. — ^ Je ne sais si Pouchkine a suscite 'son pays à la vie- intellectuelle, comme le déclare M. de Vogue "en Tépigraphe du- volume. — n^est*ce pas. un: des 37 inconnus de l'Académie? — mais ses histoires -ne sont, pas méchantes et 'il serait difficile d'en dire grand'chose.- Çà et là ( La . Dapie de Pique, Le FabricanP<de Cercueils) une pointe- de fantastique macabre, . oh!- si' peu ; une note attendrie dans Tanecdote du Maître de' Poste ; tout cela. n'est- pas' si rare, et les traducteurs pouvaient s'exercer de-' meilleure façon. — ■ Nota : ce . livre, peut-être lu saris danger par les jeunes hommes et les jeunes filles .au-dessous de huit, an s.
';'■■■ : . * C. Mki. '
<L Bonne-Dame », par EdoJjakd Esxauïïié (Perrih et C îe .). — A ; Je trouve ce livre-là très beau. — B : Avez-rvous noté les t maladresses? ™ A: Monsieur Edouard Estaunié estungàr^ çori plein de talent. — B: Vous. en. par lez familièrement, mais il manque de métier. '• — A : J'ai en horreur les professionnels. *— «■ B ! : Avouez que «Bonne-Dame » est malheureuse *■ un peu ■ longuement* On n'est pas malheureux comme ça. Elle a rair de souffrir exprès, pour obtenir une médaille. -7- A:. J'aime « Bonne-Dame» entièrement,, y compris son argot original. — . B: . Ce'st.' original' d'estropier .des mots ? — A : Citez-moi beaucoup ie.« jeunes » capables défaire vivre, un pareil type
1) ;Aux prochaines livraisons : La Paix du *r&7/r(Jeah Blaize); %vra (Lazare Goulin);. Geneviève; (Hen-rï Germain); SangMs .d'Extase (Michel Abadiè) ; L'Amour chemine (Marie Kry sinsta) ; Première Glane .(j* Bouchard) ; Paul Verlaine (Alfred' Ernst) ; Heures d'Amour. (Hippolyte Lucas) ^ Mademoiselle JRàn- ■ decuir. (Henri Bossànne) ; et les livres- annoncés déjà*
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pendant trois cents pages ? — B ; Il se mourait depuis la centième, — A : Au moins, goûtez-vous, comme moi, les images nombreuses?.— B : Les meilleures raturaient. suffi! — A : Rappelez-vous : «. Bonne-Dame roule, roule, au lieu de iiarcher, semblable à quelque cloche tombée, sur terre faute l'ailes, pendant le voyage du jeudi-saint » ;. et encore : «La ligne télégraphique semblait une quintuple portée sur laquelle des oiseaux marquaient des notes ». Et. caetera ! Et cetera t Les lettrés deFéfé sont vraiment exquises. — B : Exquises les
lettres d'une petite fille mal élevée !, vous vous démoralisez. ■
A ; Le voyage à Montauban est un pur chef-d'œuvre B-
Cela vous amuserait, vous, d'attendre dix heures dans k neigela correspondance d'un train ? — A : Je ne sais rien de plus navrant que le séjour de « Bonne-Dame » chez sa fille.— B-;' Q^l gendre a jamais traité de la sorte une belle-mère "riche? — A : Rien de plus lamentable que ■ son abandon, sa fuite a
Paris, son bonheur enfin, â l'asile, de sacrifiée incorrigible. :
B ; L'auteur est de votre avis, A propos, pourquoi montre-t-il toujours le bout de ce qu'il pense ? Que nous importent dés. phrases de ce genre v « Il faut avoir connu les grandes douleurs pour pratiquer les grandes indulgences à l'égard- de l'âpre vie » — ou. bien : « De même que la santé morale est le principe, facteur du bien-être- physique, ainsi l'existence » - ou
mieux : « Les coeurs aimants sont les plus inconséquents ». — A : Bref, mon petit, puisque vous êtes malin, faites-en donc autant. — B : Oh î si vous en venez aux personnalités !..:..■' ■
' T R Vers de l'espoir, par Mattrice ' Desombiaux (Bruxelles Lacomblez). — Une suite de représentations de la vie- ou du rêve, dont chacune a un sens symbolique, parfois très apparent, parfois mystérieux.. La seconde partie du livre; sous ce titre : Les villes . du Rêve, nous donne, ;en forme de poèmes la description de quelques coins, accidents' ou • liturgies caractéristiques des vieilles cités flamandes : la Procession du saint bang a Bruges, voilà vraiment de belles pages, d'un noble sentiment et d'un irréprochable style; Enfin, une légende mystique, la vie d'un idéal martyr, racontée pour exalter le renoncement aux turpidités sensuelles, pour appeler- l'heure où régnera le Verbe et non plus la Chair. Tout, dans ce petit volume, n est pas également original, et même on y compte- . rait plus d une influence; mais bien écrit, délicatement pensé plein de suggestions, il me plaît comme l'œuvre d'un consciencieux artiste. R. G. '
Les "Ventres, par Paul' Pourot '(Tresse et Stock)* — Uri ■*" artiste, qui n'en est d'ailleurs pas un, succombé dans la lutte pour 1 art, à cause de la lutte pour la viei Au seul point de* yue de la donnée, on ne peut que répondre : tant mzeux; car 'moins, les médiocres réussiront et plus les réels talents auront la chance de réussir. Cette petite férocité lâchée, il faut louer la grande sincérité de cette œuvre simple et sobre. Mais combien inutile le manifeste du Vêrisme qui la clôturer Le livre suffisait : et puis,, n'en déplaise à l'auteur, fraies ïta- *
liens vêristes, un Français, M. L.-P.. de Brinn^Gaubast, a> . déjà tenté le manifeste vériste: M. Paul Pourbt n'est donc point, chez nous, l'instaurât eur du Vèrisme* . ■ . . X*
. Salon de la Rose+Croïx. Règles et moniioires (Dehtu] .
— Cest le programmé de l'Exposition organisée par MM. de
: la Rochefoucauld et Péladàn, et qui ouvrira le io mars pro- , châin dans les Galeries Dùrand-RueL II; est fâcheux que
K. Péladan ne puisse énoncer . des idées même justes et nécessaires sans les rendre grotésquespar la' singerie hiératique dont il les enveloppe. Les artistes qui répondront à son apoel ne seront J>as responsables de ce ; puffrsmë. : j'espère qu ils viendront nombreux et. avec du talent. Quelques fumisteries telles que l'excommunication (bu exécration vehmiqne) du Congrès catholique de' Malines terminent cet opuscule.
- :R* G.- - Apôtre, par Louis Gastine, avec lettre critique- de- Mgk ■ Pava, èvéque de Grenoble, et post-face.; en réponse, de Tau-. ■
■ tèur (L; Genonceaux). — Livre, à thèse i le clergé doit, se tourner vers le peuple, évangéliser les socialistes, et non se faire Pallié dés divers partis qui se partagent la bourgeoisie i ' Ce postulât se développe à Pabri d'une histoire dont lés assassinats de Pourmies forment un des épisodes. Il j r a de belles
. scènes,, des pages hautement humaines, Un clergé moins.mé- . dibcre aurait accueilli ce 'livre et lui aurait fait un succès, mais la défiance a été prêchée, tout d'abord par. Mgr Pava, homme prudent et même, disons-le,, peu brave, car il entortille sa désapprobation de phrases volontairement banales, . ,. - évitant de se prononcer sur la question, sur la thèse. «Ne
, nous compromettons pas, basculons î ï, Voilà la devise de cet . evêqûe et de^ious les évêques. ... .'"-;■ R*.G."
La plus belle Chimère que- puisse caresser un homme -de ■ lettres est, sans contredit, fa Morale religieuse ; mars, comme' le monstre .caméléonesque'ne cherchait qu'à" se venger des : .bons procédés d'un auteur candide,- Je's livres- écrits en son honneur ont presque toujours des résultats .désastreux. Cet Apôtre^ œuvre d'évangélisation pure, inspirée par une idée : • absolument respectable, sert, pour le, quart d'heure, à' mettre
- en lumière une des cinq plaies hideuses du catholicisme : ta hêguéulèriè. De ce doux roman constatation de l'effort louable,
. - d'une. chair' humaine vers la possible perfection humaine,' est sortie une pourriture suffisante à infecter tous les pauvres ' d'esprit qui s'imagineraient béatement, après lecture, que notre - ' sainte " religion devrait être autre chose ■ que la lèpre dont . Voltaire énuméra les ravagés. ; je veux parler de la critique.post-face de Monseigneur. Pava, évêque de Grenoble.— 1 rois . -ceùfs -ans' d'inquisition, des' montagnes, de- corps, mutiles et tordus dans le feu, toutes les dégoûtantes théories de Loyola, toutes les hontes des papautés hystériques, toutes les fraudes et tous les vols, tous les; étranglements et tous les mutiles bâillons, se profilent entré les lignes de cette suave lettre épiscopalé. C'est à la fois* sous la courtoisie du Monsieur
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épouvantablement quelconque, toutes les mesquineries, .tout l'obscurantisme et tout Farbitraire infusés dans une- -goutte ■ d'eau bénite. Risette à la réclame d'un côté! Terreur de^ recevoir les et rivières de l'autre l Par-dessus le marché, une pesanteur de style-pilon capable de broyer plusieurs cervelles cette lettre contient ■ tout. „ et suffirait à- faire" expulser de*. . France l'entière corporation aux gants violets, si en France les crimes littéraires finissaient par être jugés comme .crimes ' -d'Etat, c'est-à-dire si en France; on avait un peu de logique; . Ah l. Monseigneur, quelle belle occasion vous avez perdue là" de pratiquer l'humilité chrétienne eu vous. taisant I Et pourquoi ne pas vous être rappelé à propos la bouffonne anecdote de la vieille intolérante a qui Ton disait : « Jésus, cependant, . pardonnait à la femme, adultère ! » Et qui répondait, se "hérissant : « Ce n 1 est pas ce qu'il- a fait de mieux!'--*
■ A la bonne franquette, par Gàbïlibl Vicaxré (Leraerre). —
fin ces temps où vaticine l'école romane, M. Gabriel Vicaire rfe contente d'être un poète français;. S'il n'a pas -de grandes envolées ^à la Ronsard ou à la Pindare, il a. la fraîcheur, l'esprit, l'ingénuité, la grâce", et autant de science, sôus une apparente simplicité, que tels sonores nourrissons des. Muses, dont les poèmes semblent à jamais des exercices de' prosodie et de grammaire, rétrospectives. C'est dire assez qiï'A la tonne franquette est une œuvre charmante, où pourront se complaire les artistes et les simples lecteurs de bonne -foi,
, I*e v oyagenr enchanté, par Nicolas Lieskof?, traduit du russe par Victor Derély ( Savine). — Ce conte agréable ne semble pas, avoir-trop perdu de sa naïveté ' slave. Il est tout plein. de cette". philosophie douloureuse des" pauvres gens : de ce pays, qui se bercent d'un meilleur espoir entre la tendresse problématique de leurs- icônes' et la dureté très réelle du knout.
Antoup dix Mystère, par Gaston Dujakkic (Savinè). — Visiblement inspiré par, Poe, l'auteur, pour si intéressantes que soient ses histoires fantastiques, n'a pas assez ménagé les effets troublants. Trop de points sur lès i "et trop dé couleurs vives. Ces revenants ont la crudité de certaines enluminures d'Epinal. C'est un peu te Mystère ;&& la lanterne magique.
r ?°^? la £ loire ' P ar; HrppoLYTs Bufpeîtoie (Lemerre). — .
J.-B. Rousseau ayant écrit une. Ode à' la postérité ; «Je crains fort, dit Voltaire, ' que cette .ode n'e parvienne jamais à son ' adresse. » Les poèmes de M. Buffenoir courent un semilable danger ; les sujets qu'ils traitent, savoir": Incendie d'amour, ■ Heureuse rencontre. Angoisse de Fa&sence, Près . d'un herceau, La telle Fatma, L'Indépendance du Brésil^ ». pour être éminemment respectables, ,. et dignes d'être mis au concours, par toutes les académies de province, voire T Académie Française n en sont pas moins d'une antique et solennelle banalité 7
Voilà pour le fond. Quant-, a la forme,;.»- «31* 'f* J^F *5 M Bu&enoir ne; s'embarrasse pas de recherches- de: rmies ni de rythmes; K écrit ses-vers comme ils lui vienrtent, et pour domïer une bonne leçon à tous ces dé(*dents^ quv passent quïnse jours- à composer une strophe il leur" ^ j* *. 5 J^T* ■ quatre pièces improvisées-, dont là plus ^P^^^^St ' &to*r*, Wr^**^« grand prix ds^arts, contient des explosions; de lyrisme de cette intensité :
■ ■''". Les Anglais sont bàiius^ ■
■ Consïcmis, : éperdus. ;
Nous avons la. victoire*^ Et V honneur et la gloire i\ Bien peu, parmi- nos glorieux poètes, ont de, pareîUcoups
d aile. ■ ■ -
Les Trains-EpBràns r .Prq7rf ^ un /i^osimausst. commode atfhifaittïbU four, prévenir tout ^^àf^mtndefpPar . ■ càllihïon:OU .tampwtemcrt, par. .Pau^Mas son t£>. j£oU«t; ■ -■- i~v„^„i„- j<i,*4 n \ ^ T1 s'agit' cette fois dune- fantaisie
vaut et à l'arriëfe des trains (à-.ceux de la voie momarae oua ceux de' la voie descendante, au choix, mais .pas ans. deux), £un plan inclinémmy deraÙs, qui; d'ailleurs,. carraient .sar .
■~^L-V. n >i, tv™ -^n^rtecni'au lieu de tamponner
toute la les trains forme de
le plus' grand sérieux du inonde, naturellement. *»»?«*• invention je préfère cette autre . trouvaille de 1 auteur, qui a fait imprime/sur le faux-titr* dé sa olaquette lemot : Êo *- MAG E ,-et en regard les .mots : «Nttsg cordial respectueux à? façon à n'avoifplûs qu'à qiffer, selon la personne a qui .est adressé l'ouvta^,. les qualificatifs quV ne conviennent pas. Amusante ironie sur- la banalité des dédicaces. „. .' •
L'Action et le Rêve; par Georges Sbrvœrbs (Sàviae). -- Livrfplein de statistique? fastidieuses : Tout /va six par six, lés incidentes surtout. Dénombrement, des problèmes, de. psychologie banale qui peuvent intéresser un- jeune, homme encHn à Ta paresse, ef revue, des différente, situations betes dans lesquelles- peut se trouver un, autre 3«m^>tnine actif. Une monotonie Wrante véhicule ces* pages, très so^riee^ aux abîmes de l'oubli. ■ .. ' - - ' .
. .. ■■' jOURIBÙÙX ET REVUES ,. ■.- :■
■ Giosuè Carducci vient de prouver une fois de. plus,; cmnme le dit M. A. Ferrefo dans la Gazzetta Letterana, quenulle loi ne condamne les grands P°«tes au chef-d'œuvre a. perpétuité. Sa dernière production, 04» à la. Guerre, • eWefct ™U médiocre ; c&tde la poésie VfW^l&fggl du patriotisme en vers sans même, le mérite de. la, naïve
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sincérité. Grande polémique à ce sujet dans les revues
ET™,?, j» ', "S 5 " 15 , r 3 ! si 8 llee » Hàme, répète le mot de Pétrarque : Pace ! Pace ! Pace ! et dans un article M U Val
SES" f c J? r ? t .^ Cardncci s'est • mis * ban des polfe ' italiens ; la Cnlaca sociale l'exécute en quelqnes phrases
~u7 P^fitnT^T— " *♦ U ™k * frappé le de&coup, broutant de la circonstance, un poète de talent, euère
partie ae° r iW S YF^ * a P isardi < \ publié nte S Snfd.b&toVhes 11001 ' mtitUlée ^■■W.^ qui
vembJe-d^mb^i^ 010 ^ lîttérat «™ Polaire, etc. (now«ii j aecem bre >- — Cette revue est éditée par la librairie
t ™ £ T KOn Utti 1 Ue en son &™, possédant £ de .
*I?EtaSË ^^t, " 3 ^^. de revnes classas par sujete"
tai l ete M & * - mess , lanîq - ue . ?P"itualisinè expérimen-
Grand pTêMil ° I?T ^f^tolentla critique littéraire'. Virana-iTetre de la maison : Alber Thouney
«™ fiÏÏf 01 « de rEto ^ e - ~ Communion dès âmes. I. Elévareai nrnn^? ^ieu^ II Invocation aux esprits supé- Kdi'an s& deS fluides - Le décembre et le P 5 jariyiL,
M^^T? lt 1 e ^ Org ?? ec0ln , muniste - anarchiste (P^is, 140, rue
™™t iU- • ~ - a don ? er , tQutes les semaines un supplé-
t 4. ^? eraire «1 U1 »it de la littérature. • . FP
<5a7^r ■ f 168 / 6 ™»?, revue mensuelle, qui se publie à
pa« eSère? 5 ^ 031151 ^ ï*?™' ^ J1 donne des œfJLr S "M™"™** France, te citer U. source. Après
M 8 r IX PP a * ° r . dre ' * ne reste 1 u à «Ifcfc* le directenr,' M. Gerbee, de sa tentative de créer, en ce vieux pavs de
angne française un pnbUc pour la littérature d^arT P 7
n 3 î£ SïïïFÎ* Un:l T erseli ® , continue son nouveau dictionnaire des artistes : notices sur les Breuirliel
Dn&îï ReVUe ** r ^oluKon.du ? 5 novembre, M. louis
tfJL/ £i£ non ?. 1 7P MO le ? Principes de ^Esthétique Scienti*
£f *»:J 1 > conço t pérsonneUemeht. Voici sommaire-
hX,?^ Ck ^ e les dil P artiës du discours sons sept chefs
nSc^n^ ? Ch ° SeS ' qnalités ' déterminations, P actionï moaiiications, relations, connexions.
va?n 2"^ r f nd «7Ι 11 cin <l mOle. mots de suite dans nn écri-
S % ? •?* distribue so «s une des rubriques ci-dessus. ^ «imSÂ c de ? 11 totaTl f e t des. moyennes et. Ton trouve, par exemple, sur mille mots ; * r
fc artes : '•'-:■■.-. 286 Etres et choses
Montesquieu. ... ....... 33 g A .
Fenelon ' 2 w
Concourt. ...;... .*- J l J^ i} Z
rascal. ;..... . . . , -^ ^ oa w
Bossuet; , . - .•*.■; • ■.-.'- 344 » '.» * -
Voltaire - * > . ,.. • . ; . . 343 » ^
j.-J. Rousseau * . . ... ..-—'•■■" 3*5- * **
Suffi».-. .". :.. ..-.:.: - y *97 "'»'.' > "
Chateaubriand. V. *' .. ; . • .■ 3*3 *. rf ' » Michelet. ...... :. ... :- 33° * n
Renan .....*. 309 » »
■ Sully-Prudhomme. ... - :.. 299 » # » . \ ■
Ensuite, on consulte les chiffres et Ton est tout etonne^de voir qu'ils constatent, d'eux-mêmes, une étroite parente d intelligence entre Buffon et M; Sully-Prudhomme.
Le premier résultat atteint par fauteur de ce nouveau casse- :tete est de pouvoir affirmer deux classes d'écrivains .■: les classiques et les romantiques ;. on découvre ensuite, qu une autre classification est possible et Von obtient :
Les écrivains, d'idées ' ; .
Les écrivains d'images; .
Les écrivains dé sentiments. ' ■■ ■ . .
Dans les écrivains d'images fraternisent Bossuet, Chateaubriand, Hugo, Gautier.. Là, l'auteur s'aperçoit que ses conquêtes sont médiocres, et il avoue que ces trois groupes pourraient se subdiviser, à ^infini, « car l'humanité est,' comme la nature v inépuisable en ses productions toujours variées, tpuîours nouvelles ». Donc, en dernière analyse, on^fimt par se tetrouver, seul à seul, en face de Bossuet ou de Buffon, individus irréductibles, inclassables, existant par eux-mêmes dans - le* monde" intellectuel, — et- l'on se demande si; tous ces détails pour en arriver là n'étaient pas vains. ; ;
J'admets que la méthode de K. Dubteudh soit rigoureuse et sa botanique humaine absolument scientifique ; il restera, encore à '/en démontrer r utilité. : Là . science, soit ; mais; 1 la
science stérile I - •
En somme, l'auteur conclut <ru*il y a des parentes entre les cerveaux et que ces parentés peuvent se prouver non seulement par la critique 'littéraire de leurs productions, mais aussi par la statistique des parties du discours qui reviennent plus " ou moins souvent dans ces. projetions. C'est le; compte-hls appliqué à l'examen du Promêthée enchaîné et les Pensées fixées au porte-objet du microscope articulé. Je vois bien le manuel opératoire, mais non les résultats nouveaux de 1 operation- .
Bévue Historique (novembre-décemlrre). C % Jullian: Ausone ei son temps. L La vie d'un Gallo-Romain à la fin du XV e siècle. Etude intéressante, mais pas très neuve de style ■'. ni d'idées — * ni" même .bien spécialeTment documentée.
Edinbiirg Review ^octobre-décembre). — Une. étude sur T-R LoweTl, le poète américain- célèbre, surtout par des satires où Edgar Poe n'était pas -épargné et par un pamphlet en jargon yankée, The Biglow Pa^ers ; .une histoire des Aquarellistes anglais. ■ .'; - -
Revue dès X>eux^Mondés (i er décembre). — A lire les pages de il. -Brunetière sur Alfred de .Vigny, à propos du
livre de M. Paléologue (Hachette). L'auteur du -volume a rédige un manuel utile : M. Bruhetière Ta quîntessencié en ajoutant a son rétumé de ces aperçus dont la logique du moins et 1 a-propos sont parfaits : comme nul autre, il connaît, depuis les origines classiques jusqu'à nos jours — aux tout derniers, — la littérature française, et s'il mésestime quelques écrivains que nous aimons et que nous vantons ce ■■ n est aucunement. — au rebours de. tant d'autres — par igno-
r î n ï e ""£° ur 1?li ' Yi % n y vient " après les maîtres éternels Eschyle, Dante, Shakespeare, Goethe; c'est. incontestable, mais si le poète de la Maison du Berger n'a pas atteint 'l* sommet ne la montagne, il ne s'en est fallu peut-être que de quelques pas, et sa définitive demeure est assez proche de la cimetfoiteux un peu, il -le fut, hélas ! .et voilà la cause pourquoi ■ u est reste en route : les très beaux vers et les vers Ses" mauvais .sont en nombre presque égal dans son œuvre. LWho-
■ logie de Vigny est- à faire ; à un choix des' ppésies on foinûrait la dernière partie de Stella, la moitié du Journal et on
. aurait un de ces livres tels qu'avant' de les lire on les baise' comme un evangéliaire.
. ■ R. Gc
c^^™ ?Mlosophique, dirigée par Th. Ribot. D. M, T.:
■ failles, un article représentant un chapitre d\un livre qui' doit prochainement paraître sut- Léonard de Vzncû .artiste et ' savant G est cette dualité qui fuit lïntérèt d e -sa vie pour le psychologue. Peintre, U écrit un traité de peinture et il ramené a ses principes théoriques l'art, quW même temps il renouvelle. Mais il est plus, qu'un .esthéticien : il est i la lettre un chercheur de vérités positives, un grand savant
--Oisons un mot d>une très intéressante Note sur les dessins d enfants de M, Jacques Passy, doù l'auteur tire des conclusions, extrêmement importantes au point de vue d'un ' meilleur enseignement . du dessin. Il recommande : d'éviter l emploi de modèles graphiques, dont le tort est de ne pas apprendre a voir ; si H- grande difficulté provient de la troï- ■ sieme dimension, il est clair que supprimer .cette difficulté ' c est le moyen de ne jamais arriver à. là résoudre. le défaut naturel de 1 eleve est de substituer à ses impressions visuelles des tendances acquises ;.le danger bien plus grave d'un enseignement vicieux est d'y substituer de simples formulés.
a ^ Ii ^ {\ Sç)l l ^y-October). — A noter une curieuse' étude ' de M. Nallaschek : Sur V origine de; la musique. Uauteur. fait du rnythme 1 essence de la musique, et part de . là pour cher- . . cner 1 prig-me de cet art dans les impulsions rhythmiqûes ■ auxquelles viendraient s'adjoindre, en les complétant lessons et la melodze. En contradiction avec la- théorie darwinienne, il se refuse à admettre la' « musique des oiseaux » ou se trouverait le point de départ dé la « musique humaine»' Les animaux ne sont susceptibles que d'une. émission de sons. 11 conteste, de même, la doctrine qui ferait procéder la mul sjque du langage. Ç e sont, d'après lui, deux facultés, dont' ■ le développement est distinct.. M. Mac Keen Cattell examiné
le même. sujet,, en-insUtant surtout aur r.origine de l'harmonie .diaprés Spencer.
Au moment dé. mettre sous presse, nous recevons les. deux premiers fascicules de Psyché, Revue mensuelle d'Art et de Littérature (Rédacteur en' chef : Emile .Michelet ; Secrétaire de la Rédaction- : Augustin Chaboseau), -t- Et, trop tard pour que nous -ne puissions également que - le mentionner; nous parvient le numéro de 'Noël de la JEteyue Moderne, ave a un sommaire composé en majeure partie de -noms illustres.