POUR S'EN ALLER
v^^f ?~ }e '- slnon ' en ta ^ un Passage, ' Et que fus-tu, sinon, en ma vie, un passade ' . ■ Des drames du Guignol où vont les enfants sages ? N'avons-nous pas assez rossé le commissaire ? ' "
un J laisse donc un peu dormir le commissaire
Ht mon cœur pantelant que tes ongles lacèrent!,..
Assez longtemps, je ,fus Monsieur Polichinelle, ■
Et toi tu fus trop Madame Polichinelle
■uans les portants de ces décors de Tour de Nesles....
Crois-moi : c'est assez vivre, entre ces! murs de toiles Ah ! saluons le bon public l Baissons la toile '■' Au dehors, le vrai ciel est scintillant d'étoiles.
Chère mignonne allons' nous^en 1 c'est plus pratique • Laissons-la le bâton, la bosse, et la pratique pq Ht, sans retard, quittons le métier dramatique :
jw^f 6n ' C 7? tableaux > quenous avons jouée, .N est-elle pas. (il est minuit !) assez jouée ? ■ ■
■ Reprends ton chapeau blanc et ta mine enjouée !..
Auplus vite, quittons ce stupide théâtre ■
fimbrassons-nous encor aux portes du théâtre
Puis courons dormir,, seuls, chacun près de sdn âtre,
Car, que fus-je, sinon, en ta yie,- un . passage,
Et que fus-tu, -sinon , en ma. vie, un passafë
Des drames du Guignol où vont les enfants sa^es ?
G. -Albert Àurier.
FEVRIER 189a '. . ..rir