III
En le lit virginal de jasmins et de roses, Le Prince a contemplé la Dormeuse au front blanc', Et, pour rendre le jour aux prunelles encloses, Il approche, orgueilleux à la fois -et tremblant,'!
Le parc éblouissant frémit d'un long, sourire. L'Elu frôle le front clair d'un baiser vermeil; ' J La Belle ouvre ses yeux où le printemps se mire . Et chante doucement l'hymne du bon. réveil.
■ La Belle
L'aurore fatidique empourpre les allées.
Au baiser attendu je m'éveille parmi
La chaste royauté des fleurs immaculées.
Je m'éveille du beau sommeil que j'ai dormi, ' Et voici que l'Etoile du bonheur m'éclaire. . Oh, c'est toi qui devais venir : approche, Ami.
Toi qui pour mon amour as méprisé la terre,-, Toi de qui la splendeur hantait mes rêves saints, Approche, ô Conquérant couronné delumière.
Les Esprits de paix nous entourent par essaims, Et lés blancs oiseaux fils des candeurs inflétries,. Les C3'gnes immortels chantent dans les bassins.
FÉVRIER i%s..
Et c'est Theure où s'ouvre la fleur des songeries •" Nous irons par l'éclat fraternel du verger • .Sous les branches que nulle grêle n-'a 1 jneùrtriés . .
Et qui nous béniront d'aimer et de songer. . . '> '
La Belle et le Pririce . .
Une brise impalpable- et pure nous caresse, Des Fermcnes de soleil parent nos cheveux blonds, bes astres luisent sur la route où nous volons Et tous deux nous montons vers la divine ivresse.
Dans le printemps royal nos- clartés confondues Volent éperduement d'un sidéral essor Et aous buvons la vie. aux flots de pourpre et tfor . Qui fécondent le champ de & chères &enclues. .
Nous sommes îa blancheur de la lune rieuse ' -
N.ous ; sommes lé saphir argenté de la mer ' Nous sommes la pâleur, du soir limpide et 'clair -bt la. rougeur de l'aurore victorieuse.
- L'impérissable Jour de l'Extase se lève -
Nous moissonnons l'espoir superbe, à pieine faùlx. Nous sommes les chants et les irhythmes triomphaux &t nous sommes la Joie éternelle et le Rêve,
A -Ferdinand Herold.
ijo MERCVRE DE FRAKCE