‹ Mercure de France, tome 4Chapitre 56 sur 140 · VIII. — LES LICORNES · texte numérisé non relu

VIII. — LES LICORNES

Après cette crise, Hyacinthe m'ayant pardonné, — avec presque Tétonnement que j'eusse besoin de pardon, — nous entrâmes résolument dans là forêt mystique, où ne vivent nulles autres notables bêtes que les peureuses licornes. Comme elles fuyaient devant elle, secouées par de grandsairs dédaigneux, ce fût pour mon amie une occasion excessivement propice, de regretter sa virginité. Je lui fis comprendre qu'il y avait un mérite évident en un tel regret, unç dorure très fine pour son âme fanée, une parure de repentir peut-être supérieure même à l'intégrité perdue, et elle consentit à offrir à Jésus Toblation des plaisirs où.

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elle avait compromis la native candeur dé sa: toison. '■•■•'.-■■ . , : - ; '" \ ■"..... ■

, De métaphores en métaphores nous nous élevâmes au mystère dû Sacrifice. « Mon Amour est crucifié»— 6 Ijio; £pa; ë<rrav{sç>Tai. Le mysticisme tel que nous l'acceptâmes nous paraissait la suprême

Dieu, entre sa quotidienne agonie et rimmortélle agonie dii Christ. C'est selon ces dispositions que nous décidâmes d-assister désormais à. la messe que chanteraient en nos mémoires le prêtre et les "diacïres choisis parmi les plus sanctifiés dont les gestes, d'adoration s'élèvent entre les lames de plomb des vieux vitraux.

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