Le Prêtre;' — Veni 7 Sancte Spiriius
v . .'.•' Prose *'. ■,.\' -.;'. ,".''"/■
Le Chœur. — Saint Esprit, Esprit des çîmes, Esprit radiant. ■ :
Esprit prodigue, Lumière!"
. : Très bon consolateur,
Hôte très doux, des âmes, . "
Refuge ombracttlaire !
O flamme très heureuse,
Lave les cœurs sordides, .
Arrose les cœurs arides,
ÔtoiFEspritI
. Fléchis les coeurs rigides;, ./,','■
Fromente les cœurs frigides,
O tpi l'Esprit, .,
O Flamme très heureuse I
Nous attendons le sacré Septènnaire,
'.''..' Amen.-
O Flamme très heureuse, "Amen. '
..*'■•-" Oraison' ■'''•','.
■- Flambez, flambeaux ardents, soyez rillùmina-: tion de l'Agneau I Brûle, cire vierge de l'homme ; ton essence est incombustible;
Le Prêtre. — Seigneur, votre Fils accepta .le fardeau de la chair, je couvre mes épaules du joug de la chasuble.
Ail nom des Trois qui sont Un, soient baises â jamais tes pieds divins^
Jésus-Christ. — Introibo. Je suis, pareil auxvictimes nourries dans le Temple : j'attends l'heure propitiatoire.
Le Prêtre. — Introibo. Je monterai à l'autel, je
i6». MERCVRE DE FRANCE
monterai vers Celui qui- me réjouira d'une éternelle jeunesse.. '
Juge-moi, Seigneur, discerne ma cause -d'entre la gent des Gentils; de l'homme inique et dolosif arrache-moi î
Jésus-Christ. — Le Dragon illusionne les âmes: plantez la Verge fleurie. /.
■ Oraison • '
La droite est la dignité du Roi, mais la gauche est réservée à r Amour :" c'est là que Ton goûte la plénitude des influences excessives. Les cheveux de Jean ont la douceur des âmes fraîches : il reçoit d un cœur pâmé les caresses de son Maître.
Le Prêtre. — Abillo. benedicaris in cujïis honore crcmaberis. Anien.
. Jésus-Christ. — Je suis venu incendier la terre : ce que n'ont pas fait' les Chérubins, je l'accomplirai, car l'Esprit est en moi et tout le reste est stupidité.
Oraison
La navette est un navire, les: grains d'encens sont l'équipage : la nayette est un navire stans voilure et sans cordage : la navette est un naviire et ses flancs sont gonflés d'or. Vierge, et toi, Thuriféraire, tu portes entre tes mains la barque de saint Pierre, stable et profonde comme le sein dç Dieu. La nayette est un navire, for de ses flancs, ce sont les peuples : un sacrement les pêche et les sauve et les plonge dans la fournaise. La navette est un navire et l'encensoir est la fournaise.
Le Prêtre. — Kyrie eleison. ■"■
Le Chœur. — Christe eleison.
Oraisont
Le parfum s'élève au-dessus des roses, car les roses moisiront, mais le parfum des roses est une oblation imputrescible.
Le Prêtre, — Gloria in exceïsis.
Le Chœur. — Gloire^ gloire, gloire à l'Esprit. . .
Gloire à la Béatitude, •*
Gloire à TEsserice, :
Gloire à l'Unité, Gloire à la Plénitude, Gloire, gloire,, gloire à rÈsprit.
Le Prêtre. — Jesuisla Voix qui crie dans le . désert, la Voix qui n'est pas bénie et mon infë^ : çondité me désespère. .
je suis .un ministre de mort, un ministre d'aveuglement : les yoiles de deûiï m^cçablent dé .' ' nuit."-. .■ \
jÉsusrCHRisT. — Plantez la Verge fleurie.
■Épitre;' ' ",; S.. Paul, Rôtn. 24.
. "C'est pourquoi Dièu^ selon les convoitises de leur cœur, les à livrés à la souillure : tellement qu'ils ont déshonoré leurs propres corps. À pause ■■. de cela, Dieu les a livrés aux passions de Tignôminie : car les femmes ont changé l'usage de na-. ture eh des usages qui sont contre nature. Et pa- rêillement les hommes, abandonnant l'usage naturel de la femme, ont l'un pour .l'autre brûlé de désir, les mâles sur les mâles opérant des turpitudes et recevant en eux-mêmes le convenable salaire de leur égarement.
Le Prêtre — O Virga ac diadema.
... ■ / ■' Séqpemcê ■ " ■ '* ': ; '■;.
Le Çhcéùr. — Oyerg«e et diadème du roi de pourpré,
Tes gemmes ont fleuri en une haute prévoyance, dès le temps où dans l'homme dormait le genre humairL
Q fleur, tu n'as pas germé de la rosée,. ni des gouttes de la pluie, etTairn'a pas plané autour de toi, mais tu es née. sur une très noble verge par ; Tœuvre, de la seule Clarté.
O verge, tu as surgi tout «n or, ô verge et diadème du roi de pourpre,
Jésus-Christ. — Ce que je vous dis dans les ténèbres, redites-le dans la lumière.
'Evangile' ■
En ce temps-là le Seigneur, interrogé par une certaine Salomé sur le teihps de son règne, répondit : « Lorsque deux feront un et lorsque ce qui est en dehors sera comme ce qui est dedans, et lorsque le mâle éta&tsur la femelle, ils ne seront ni mâle ni femelle. » Salomé demanda : « Jusques à quand les, hommes mourront-ils?» Le Seigneur dit : « Tant que, vous autres femmes, vous enfanterez. » Salomé demanda : «: J'ai donc bien faitmoi qui n'ai pas enfanté? »ïLe Seigneur répondit:« Nourrissez-vous de toute herbe, mais né vous nourrissez pas de celle qui a de l'amertume.» Le seigneur dit encore : « Je suis venu pour détruire les œuvres de la femme : or ses œuvres sont * la génération et la mort. »
Le Chœur. — Ainsi soit-il. '
■ * .Prône ■
Dieu, lïsonsrnous en saint. Denys TAréopagite Dieu n'est ni âme, ni nombre, ni ordre, ni grandeur, ni égalité, ni similitude, ni dissemblance Il ne vit point, il n'est point la vie. Il n'est ni essence, ni éternité, ni temps. Il n'est pas science il n'est pas sagesse, il n'est pas unité, ni divinité' ni bonté. Nul ne le connaît tel qu'il est et il ne connaît aucune des choses qui existent telle qu'elle est. Il n'est point parole, il n'est point pensée et il ne peut être ni nommé, ni compris.
Preère. — O Trinité très essentielle/ nous te supplions de nous recevoir en ta trans-lumineuse obscurité.
Le Prêtre. — Credo. . ' \
Jésus-Christ. — Brisez la Verge, morte, plantez la verge fleurie.
Le Chœur. — Credo. Je crois à la faute et à la rédemption,, je crois à là mort et à la résurrection. Credo. Amen.
Elle a trouvé douze corbeilles dans son héritage, douze corbeilles de pain bénit.
. Les Figures sont les gardiennes du mystère, et toutes les figures obéissent âu ; Symbole. ,;.
Le ventre de là Femme èstunaûtèl d'offrande et la première station du Calvaire, l'habitacle premier choisi par l'Hostie : oblatïon obscure, prélude sanglant de la Trânsfixiori.
Le Prêtre. — Reçois, Père, l'immaculé sacrifice, de primordiale intention : l'azyme a là blancheurd'un front; divin. O Jésus, pain candide ! O Jésus, pain neigeux ! Le vindèsgémeïlioris a des grâces de cordial, mais le sang esr thaumaturge. Reçois, Père, l'immaculé sacrifice, et toi, peuple, pensé au prix de ton rachat.
Oraison
La Patène apporte la. paix. .:'<■''
Marie, nimbée de rouge, élève sous un dais de pourpre TEnfant^Roi, deux anges offrent la fumée procellaïre de leurs encensoirs* et Jésus aussi s'auréole de sang, et les anges, et sur le ciel bleu* doré par les étoiles, des nuées de tonnerre - s'amoncellent, couleur dé colère: et couleur de paix, couleur de sang,
, , Ântiphone
Le Roi était couché, le Roi dormait dans son lit royal, mais le nard de mon amour a pénétré son sommeil, et lé Roi s'est levé et a dit : « J'entrerai dans ce corps à la bonne . ôdeùr et je dor- ." mirai là. a.
Le Prêtre. — Que mes mains soient des mains
innocentes*
... Dans tous les siècles des siècles.
. Préface -,
Les glorifications angéliques, les adorations ar- .changeliques, la révérence des Dominations, le tremblement des Puissances; l'extase des Thrônes, la joie des Vertus la volupté des Séraphins, : Peuple, ton humble exultation atteindra, si tu es pur, a la concordance. des Béatitudes! .
Le Chœur. — Sandus, Sanctus, àànctus. Les yeux des anges sont sous leurs ailes, et nous, ta gloire nous aveuglé,, ô Seigneur^ • L'Orgue — Des ténèbres du profond exil, l'âme d un seul bond s'exalte aux bleus violents de l'espérance, puis se profuse en laudations couleur de soleil.
.De glauques ondulations agitent lés abîmes, 1 océan de la. peur se soulève en vertes écumes mais une main paraît sur la surface des eaux troublées et d une cassoliette invisible se répandent a abondantes fumées violettes. . ■
Les vagues humaines se gonflent vers le ciel et dans les corps transfigurés les cœurs palpiten comme des roses au vent du matin,' -et les yeux
•sont vraiment de pures, améthystes : des nuages candides dérobent . les ventres frissonnants d'amour et tout s'apothéose dans la blancheur to-
. taie. ■ .
Le Chœur. — O saluiaris Hostta,
Qiiae Coeli panais ostium:
Le Prêtre. -- Père clémentissime,. accepte loblation sacrificatoire de notre servitude Nous la signons de ton sang; nous la scellons de ton corps. •
■ . , ' . Oraison '
Magie d'une siirnaturalité terrifiante, ô puissance absolue, invincible domination des mots merveilleuse fonction des syllabes :. Verba consecratioms efficiunt quod significant :. et la parole ici, est une immolation. ■ ■ '
Jésus-Christ: .— La Verge a poussé comme un < cèdre et le cèdre a étendu des bras cruciformes : plantez la Croix du Salutl^
' Elévation. ." ;f ...-.■'■; '
L'hostie s'élève dans les flammes solaires ; : . FAgneau demeure et saigne sur. la terre. ' '
Le Prêtre. — Souviens-toi,. Christ, du sommeil de la paix. Accorde-nous la paix du tombeau et le silence sacré des nécropoles, .. . . '
Jesus-Christ. —Vous dormirez en -paix trois iours. si vous m'aimez, et la pierre de vos tombes se brisera, et. vous connaîtrez la Vie, si vous avez connu T Amour. :
Le Prêtre. — - Pater noster, '•
Oraison- -
Le Verbe est la . splendeur delà gloire et la figure de là substance. ... . ' Le Chœur: — Agnus'Dei^ qm toîlts peccaîa
mundiy miserere nobis. ... , .
•'.•',' Oraison
Les baisers sont les endormeurs des. anciennes querelles, les baisers sontjfes ; pacificateurs corporels.. '. ;■ ,
Le Chœur. — Agnus Dei 9 .£«* iollts : peccata
mundij miserere nabis > Jésus-Christ. — Plantez la Crpix dans vos cœurs.
Communion' . ..
. Chair du- Salut,' Sang dé L'éternelle joie, soyez la macération de. ,iiia chair et l'apaisement de mon sang. Je crucifierai mes désirs sur la croix. du calvaire, 3 e couronnerai mes pensées de la couronne d'épines, Renfoncerai dans -mon cote la lance du renoncement, je boirai le vmaîgre de la dérision et nul plaisir jamais n'amoindrira, m
' âme. ■
wï US ; CHHIsr - "~ Le P Iaisi ? s'arrête à l'unité et
les douleurs sont au nombre de sept fois sept Le Chœur. — Pitié ! Pitié ' P
Jésus-Christ. ~ Tout est consommé.
Le Prêtre. — Jf e , missa est.
Evangile
-À U co ™. menc ^ent était le Verbe et le Verbe eta lt en Dieu et le Verbe était Dieu. Dès le com!
SSTaÏÏui 1 2? ^ P^ T <>* tes choses S Sîfl/^ïi ' W ^f" na été û"t:.En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes •
ne&^ était ^ S l6S ténèbres et ^ S?es ne i ont pas comprise.
Amen.
RjEMY DE GOURKÔNT.
{La fin dans la prochaine livraison.)
L£ Z,/VRET ÛÉ L'IMAGIER