UN MANIFESTE LITTÉRAIRE ANGLAIS
Le Rhymcrf Club, Club des Poètes,. ou plus exactement Club des. Rimeurs, est l'association
• f 1S V je . UneS P ° eteS ( a "xquels s'ajoutent deux aînés fort connus dans les lettres/ Edwin J Ellis et John Todhunter) qui prirent l'habitude "de se
pTTf/ 617 / la teverne du Cheshire Cheese, dans Fïeet Street, pour y réciter des ver?, y parler littérature et art en fumant des cigarettes et en buvant du whisky. Cette tavernt, quelque chose
dïosutti S de, i -I e Pr ° COP f' »W*t»dto££ a hospitalité spéciale envers les écrivains • on. y vit jadis Goldsmith et Samuel Johnson, et cela fu^
j — - — — *-" ^ ^a.±ixw X juuuson, et cela lut peut-être la entre deux bouteilles de' stoùt,.que
trouva la fortune.
L „~Z • i — A LFuuicmes ae stout,.que
Le premier lut au second le Vicar of WakJfield vendu peu après, pour rien, à un libraire ^ui y
trouva la fnrtn no •H ul / 1
An Le J ol T Ume , divers perpétré là n'a pas, m'écriton de Londres, le but unique que se propose
ne coïr^rt mai ^ feS 1 te;le ^ Ppètes V* lesi S°S ne sont pas tous de la même école et, seul les
unit un commun amour de l'art. Néanmoins on y trouve, il me semble, du nouveau, —, relative^ ment aux ordinaires imaginations de la poésie c?£ 3 i S \r ? P riQC ÏP ale ^nt un sens du myïtS cisme catholique qui ne se rencontre guère ni en
IX yS °% ni en Brownin ^ ™ en Swinburne, ni guère, sauf erreur, en aucuns autres poètes anglais contemporains, — et surtout anciens. .
D autre part, la rime riche les attire et les charme ; ils seraient un peu parnassiens, s'il fal-
lait en.croire l'un deux, en sa.Chanson des Forge- .. rons : .S. : ■.■■'".■:."■., ;,
... Gloire à la rime légale, ' .
- - ■.. Notis martelons la rime d^or, Nous martelons la rime sonore, Jusqu à 1 exténuation des échos.
Et c'est encore 7 parmi les autres stropHes,«la rime . -. divine^ le roulement de la rime, le bercement de ... la rime, la rime 7 royale, la tremblante rime» la rime reine. » \ . "'..--..
Pour jeunes que soient ces poètes, ils né sont
pas tous inconnus : W.-B. Yeats, Richard Le .
, Gallienne, Ernest Radford et Arthur Symons (qui
en prépare un autre, Silhouettes) ont publié un
pu plusieurs volumes de vers; Lionel Johnson a
un nom comme critique littéraire ;,T.-W\Rolles-
ton à- donné d'excellentes traductions du grec et
de l'allemand ; Ernest Rhys a écrit des contes et
il dirige la réimpression des classiques anglais,
The camelot Séries: Ernest Dowson, Victor Plarr
et G.-A. Greene, seuls, n'avaient encore rien
, donné au public. :
L'annonce du Book of ihe Rhymers* Club excite une certaine curiosité en Angleterre ; grâce à l'obligeance de l'éditeur, M. Elkin Mafhew$"(,A*'. ." ihe Sign of ihe Bodlèy tiead ^- In Vigo Street), le Mercure de France peut en donner les extraits qui suivent» au moment même où le volume paraît à Londres.
■'■:•■ The Pilgium.