SEULEMENT A LA MORT
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. . .[Inscrit sur -une vieille Bague.}
« La mort seule divisera notre couple * : — «Non,. elle ne fera pas cela, dit-elle, — L'Amour que. je vous dionnai est pour toujours : — Là noire Mort, avec tous ses cruels efforts — ;,Ne peut pas nous condamner à la séparation, mais seulement. à la mort. >
; BEA UTY ACCURST -
I am so fair that wheresoe'er I wend
Men yearn with strange désire* to kïss my ïace ; Stretch out their hands to touch me as I pass, . ?
And women follow me from place to place..
A poet writing honey of hïs dear
. Leaves.the wet page, — ah. leaves it longto dry,-. lhe bride forgets it is her marriage morn, .
The bridegroom too forgets as I go by. "
Within the strèet whère my strange fret shaU stray
. AU markets .hush and traffîckers forget, In my gold head forget their meaner çold,
The poor man grows unmindful of his debt.
Two lovers kissïng in a secret. place, ^
Should I draw nïgh,. will never kiss again; I corne between the king and his désire,
• im And where I am ail loving eise is.vàin. -
Lo ! as I walk along the woôdland way '
Strange créatures leer at me with- uncouth love,.
And from the grass reach upward to mv breast. And to my mouth lean irom.the boughs above,
The sleepy; kine moye round me in désire And press their oozy lips upon my hair,
Tûads kiss my .fie et and "créatures of the mire, '
The snailswillleave their shells to watch me there^
But ail thïs worship — what is it to me?
I smïte the ox and crush the toad in death, ■I orily know I am so very fair
And that the world was made to give me breath. '
I only wait the hour -whén God shall rïse ;
Up.from the star where he so long hathsat, And bow before the wonder of my eyes, ■
And set me there — I am so fair as that. .
Richard Le Galliénne.
. BEAUTÉ MA UDITÉ- •
, J.é 'suis si belle que /partout, ou je vais — Les hommes ressentent l'étrange désir- de baiser mon visage, — Et.tendent lés .mains pour me toucher .quand je passe, — Et les- femmes' me suivent dé, place ■ en. .place/ ' ■ -
Un poète, qui écrit des douceurs sur sa belle — Laissa " ; la page humide (ah I elle aura, le temps de sécher !) ,-,— La fiancée oublie que c'est le jour de son mariage ^~ Et,le fiancé l'oublie aussi/ quand je passe. ■ ■ :
. Dans 1 les rués' où. mes pieds magiques se promènent, — Toutes' les affairés se taisent et les trafiquants < oublient, — Pour l'or de mes cheveux, oublient l'autre ■
'or médiocre, — .Et le pauvre devient insoucieux de ses dettes.- ' * . ■ '■."■'"
':"" Deux amoureux . s'embrassent à . l'écart ; '-^ Si je , viens'à passer, ils ne s'embrasseront plus; — Je me
' dresse entre le. roi et son désir, — Et partout .où je suis/ tout, autre amour que de -moi est vain. ' ' . Oh! quand je vais .le long dés sentiers dans 1 les- bois,'.
■ — D'étranges créatures m'envoient l'amour- effronté ■ . dé leurs yeux —.Et d'entre les. herbes, grimpent vers .
" ma poitrine —Et d'entré . les ' feuilles des arbres se laissent.tomber v-ers ma bouche,
. . Les vaches endormies se meuvent énamourées autour
■ de moi — .Et pressent leurs lèvres vaseuses surines cheveux-, — Les crapauds .et- l'es .autres -bêtes des ;
. bourbiers viennent me baiser les pieds, -fr Les l™ a çons laissent leurs coquilles pour 1 guetter mon passage. ;
.Mais tous: ces hommages, qu ? est-ce que cela me fait?' Je chasse ïe bœuf : et j'écrase^ le \ crapaud, — Je ne-sais quune choses c'est que je suis, très belle — Et que le monde fut créé pour me permettre de res- . pirer. . ..".-. • /'•./'.
. J'attends l'heure où Dieu ; se lèvera — De- Tétoue qui depuis si longtemps lui sert de trône, — Et s'incliliera devant la merveille de mec yeux^. — Et m'installera, à sa place : Je suis aussi/belle que. ça.
HORTORUM DEUSC)
TRADUIT DE CATUIXE
Moi ! qu'a tiré d un chêne une fruste cognée Mauvais garçons, c'est moi qui garde cet enclos, Ou rit un petit toit de joncs et de roseaux £our qu il.- croisse en moissons à l'enyi des années !■" Car le Maître et. son fils, à mon culte assidus, Observent tous les deux, les soins- qui me sont dus. I- un surveUle mon seuil pour que Hmpure ortie Avec la mauvaise herbe y soit anéantie ; . .
c -i j Ut îi e qul sait ^ ien CO] oime,on s'attache un dieu" boit de fleurs au printemps écloses, soit, en lieu ue ijeurs 7 d épis naissants me couronne la tête," il m ottre des pavots pourprés, des violettes,
Des courtes d'un joli vert pâle, et quelques-uns De ces beaux-fruits dorés dont j'aime les parfums. u suspend, chaque automne, à ma gaine vermeille Une grappe élevée à l'ombre de la treille,
S ï^ 01 -! mon autel — maîs & vous en dïs ^op — :
5>e réjouit d un sang d agnelle ou de chevreau ;
Jin retour de ces soins, je me dois à leur vigne, :
Je protège leur clos d'escalades indignes^
iv on loin dici demeure un vieux cousu d'argent
un dit que son Priape est assez négligent •
Allez donc marauder dans son clos à mains pleines ;
Le sentier qui se trouve â droite vous y mène!
Ernest Raynaud.
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sonnet, ITv? i°"a ««P™*-. «Uè on telle épîthète aux