JOURNAUX ET REVUES
64 à 80 pages éKmdinTnn (ri0dlqLUe me ? s «el iHustré, de
et 1 autre deux, ans, avaient « cessé de plaire » • mais M ri?
garant ainsi les périodi^^fdurée'lTmïttef ou £*.»"'■ mot a combusUon rapide. L'invention, à. coup sûr porat que detre audacieuse *f â ^ m .,AA^. ,f. rr
selon son ne laisse
point que detre audacieuse et ï Zii * '■ , P '*"' ne laisse nières de Mnnni v.,'^- considérer les mœurs routi-
d'echouer si ffi 1 ' * «^P™*. aurait quelque chance aecnouersi M. Uranne s'adressait au public ordinaire Maif* il a su se composer un public de lettrés d^ hîW, *- !
SSfïï ^"S^ 611 <**" * ^ sS^frtou'tef quanl
long ; aussi! bien est-il aisé de l'inférer du sous-titre : Revifè contemporaine du Dilettantisme, littéraire et de la Curiosité. Je préfère citer cet intéressant passage de l'article initiai de . M. Octave Uzanne, qui, en idéaliste fervent qu'il' fut toujours, détourne ses regards- du' passé naturaliste pour scruter avec joie l'aube Spirituelle qui poind :
« . . '. G e sont les hpmm es mûrs , remarquons-le , qui s'obstinent encore à cette médiocre école de là vérité, tant dans les livres jjue sur les planches et ailleurs ; les jeunes, les vraiment jeunes, ceux qui travaillent pour eux-mêmes et .qui se pressent . en ce moment pour apparaître bientôt dans l'arène publique^ sont et- seront délicieusement Hostiles aux fades et salissantes > crudités sans art
« Déjà nous les voyons — dans leurs petites revues mil!- "
• tantes j qu'on né remarqué pas assez — développer, .non sans
crânerie, le drapeau des nobles représailles ; poètes, essayistes,
'romanciers, tous vont à l'idéal, à là- mysticité j à la. religion
■ ■ d'un beau cloîtré dans la pénombre des dévotions d'art.- Peintres
et statuaires -suivent.. un mouvement analogue, "comme si
Famé des ..débutants payait senti" le gouffre de désillusion et
de. pessimisme où la- poussée de. leurs, devanciers .allait- les
. .précipiter* ....
« Autant je puis les suivre, — r et' certes ils m'intéressent; . ces jeunes hommes, qui seront peut-être les gloires de demain, — autant je puis constater que le néant de certaines perfections modernes les frappé aussi bien., dans l'expression des écritures' romancières que dans le rendu extra-habile des maîtres conr temporains de la peinture et de l'illustration. ■.■/"*
«D'instinct,^ ils sentent qu'ils n'iront pas au-delà de ces exécutions achevées, et aussi ne ; cherchent-ils pas à éternisërun genre* qui a donné tout ce, qu'il -pouvait rendre en des mains . artificieuses ; ce qui les. attire, ce qui les captive, ce sont heureusement' les formes naïves,, les joliesses dW art primitif j'.les synthèses d'idées intellectuelles ou surnaturelles, " dignes d'émouvoir l'âme* et de donner à la pensée de.s vibrations ■ inconnues. — Ah ! comme en cela' ils ont. sagesse et noblesse; aussi, de quelles .. espérances ne fleurissent-ils pas nos horizons L '■.-.",.
«, Ces nouveaux venus souvent fourniront à Y Art et Vidée l'occasion d'études successives sur ce transformisme qui s'accuse chaque jour davantage*»' , .'- -
La première livraison de VArt et Tldéè contient un ■ exquis frontispice symbolique compose, par M» Carlos Schwabe, différents portraits de Mu Maurice Bouchot par M. Van Muyden, . . et de curieuses réductions, dont quelques-unes en couleur, des couvertures ou premières pages ; des . magazines illustrés , d'Europe et.cVAmériquel
La deuxième livraison parait comme nous mettons sous presse. ^— Lettres inédites' d'Emile -Zola sur. le roman là Dé~ bâcle; étude d v Octave Cfzanne sur les grès céramiques et les flammés d'Auguste Delaher s che; articles de M. Pierre, Valin sur les Revues, et de M. Gausseron sur les Livres; dessin
d'Alexandre Séon^'etc,
,. JÏÏi P ° ète bou< l uin f 1 1 Ilt à l'étalage d'un libraire; à Londres, est aborde par une vieille femme qui tient absolument à entrer en conversation. On cause: .c'est une Bohémienne, qui fut tïf 1 -S* connut, en ses jours de gloire, Thâckeray .et Dic- Kens. On entre au bar, et en buvant un verre de whisky Gypsy Jane s émeut d'entendre — elle les connaissait de W-
invite l7 tL?t e * f e S^/ ^-le-Strand, Finalement - elfe . invite le poète à Venir la voir -datas la forêt dEppin* du elle * demeure, et par dessus son. verre de whisky le sacfe de cette ' bénédiction : * Dieu bénisse le sol. où posent tes piedset le soleil, qui demain matin luira sur ta tète! » Cett* curieuse ïî£ï / Sce * ne **\ s P irituelle ^ent contée dans St Jame's Oa-
f!Î?S/ 4 fe f vner ^ le P° A et ? et l'auteur est, croyons -no Us ,- car - 1 article est anonyme, Arthur Symons. ■ . '; * ' .
Mëlusine (janvier-février) : Une étude de A, Bàrth sur le
™£J°*^*a^*^*- Ge <>^-Âlexandre Wiiïenî ™„ 'iv a mC i ^ - dS la chanson Populaire La Blanche Biche] recueillie dans le département de la Manche et publiée par J Couraye du Parc. Maléficiée,. sans doute, Argentine est fille, le jour, et biche, la nuit Son frère la tue à if chasse et personne ne manque au festin; où est Argentine?
Argentine répond : . « J ' e suis là première misé :
Mon corps est sur vos plats, mon cœur sur vos assiettes,
Ht sur tiôs plats d'en haut ma "blanche poitrine y est mise ni sur vos noirs charbons mes pauvres os y grâîenU »
Regnault et sa mère, tombèrent le virage contre terre IJe se voir au dîner, ait dîner d'Argentine.
La même revue donne en supplément un très curieux olâcard pppulaire illustré. (tiré sur le bois original, qui semble remonter *u x W * siècle), relatif au pèlerinage à Saint- Jac* ■ que 9 -de-ComposteUe et au miracle *du,« coq rosty » qui chante pour sauver un innocent. ' ■ J .?
f3 tté f ature " sa ^ eil ^ an l8 9^ D'nn article du Monde (* -
seTifv esV lr^V é f^ e:M L V lume <* ui rayonne dan ses livres fut prise a 1 aile d'un grand orateur. » ft. G ;
Le Chasseur de Chevelures, Moniteur Au Passive [n<> 2) vaut le premier. C'est toujours la même eiquise ironie. Cela manquait vraiment, un journal .où -la raillerie la plus " perverse ou la plus formidable fût bien chez elle, ou la ve P rité "
'SSûn kÏ*J n °V1 * l r ° férer *• OÙ; - le ? rai *» à* ^hver! valeur L ad r/ 1S -, Sl V *. ne c , ontient P™ ^ morceau de Sa
^ sfcéslXfe^ar^ ?-. ^ T" '*** ■
B?^ 6 ?^. loso P¥«tae, dirigée par M. Ribot. De- M. G Belot, une intéressant revue générale, Jmtice <t Socialisme ' basée principalement /sur les travaux les plus- récents 'de
MARS 189a 3 79
V. Cathrein, W.- Grahani, B. Màlon, H. Spencer; — C est, en . somme ■ eu vue de mieux réaliser la- formule- même de la jus- . ■ ■ tice ; -à' chacun suivant ses. œuvres, que les -socialistes conçoi* -, vent leur plan" 'de 1 ' réorganisation.- Ils visent, -.en enlevant a ■ l'individu tout ce qui est dû à la société, a rie lui laisser que les fruits de son seul travail. Ils espèrent ainsi obtenir que les ■■ différences de" condition "entre les individus soient uniquement la résultante des différences de leurs facultés ; et ils veulent que l'usage de ces. facultés leur soit assure pour que ■ cette justice- .soit une réalité et non un. mot.
peine la phiiosophi
célèbre .romancier* ■ .
- La Jatiîiê Belgique " -inaugure la douzième année de son ' existence pat tin numéro triple, augmente d un supplément
où se continue la courageuse polémique entreprise par M. Al--
bert Giraud contre lesSarceys. de son pays, Charles Tardieu et : Gustave Frédérix: lé bon poète tes Dernières Fêtes applique, ;
îudicieusêment a / ces bètes. sérviles et arrogantes le.sys- . ' terne nègre de la. matraque. Souhaitons quil continue jusqu a " ce cme mort s'ensuive, A lire^tout particulièrement un exquis
poème de M. Fernand Séverïn, et aussi des vers ou proses de . fc.H. de Régnier, F. Vielé" Griffin, A Fontainas, ^ F. Herold, ;
Ivan GilMn, Gustave Kahn.GeorgesEekhoud^T.Demolder, A.
•Giraud, et d\A.. ; Giraud encore d'excellentes bibliographies. .
- Vient de paTaîtré aliène le premier numéro d'une nouvelle. revue Floréal, qui ne sera point indigne de seSaineeade la-bas et fait surtout appel aux «jeunes et aux inédits » De beaux ■ vers d'Emile Verhaeteti , et deux pages de proses signées Gaston
, . . ?yttàll .et'fr.-tt; Olhw , -' v n
VAtt MbdeïUe continue 'sa campagne contre M.. Gustave
Frédérix, dit le « Satcey belge >> ; Cet éminent personnage
■-■■■• étant, parait-il, persuadé de Vimpartiahte de sa cnfaque, lfe
.... »'.. r j„ ^. rlSL~:>*- ^««wtnii- H*nv de ses . articles. t>atus à
crivain l'autre sur JimUe vernaeren. m ■ 1 w materne aiôute :' * Voîk assurément -un -édifiant parallèle, Cela sue ô?uncôtéla courtisanerie; de Tautre ; 1 irrémissible rancune.. M'. Gustave Frédérix ne peut pardonner a. la jeufie école
voisins est pire que le nôtre, point rancunier au. fond, plutôt
MERÇVRE DE FRANGE
bres sont temtées et Sdës fô? , les /f «™P«e : l».<m' paysages pondn>miiK&, ^ * Uré , ole }? s ob J ets e » ses . clarté! lustrales la méiS ?• I ¥ i u P ulme ou frais de d'une réalité ^"fe^en^n^e^ de t0US ?" Promènes ■: mas, il cesse de P 3£ en «EST* ^T^l Sa , isolls <* Panorapertoire de motif P Erattf s P I? W' ^? ^ Nature en «l'antagonisme de cwS ^ri^l de *>«"«»«, pacifie
et aSfint à de 1^ Sïï£^£S.^*H"' T
«£S?îeS S pa U r un e in î tér e VeU % Ct>nV ^ àre br %- ~ Maurras ouvre Ta li^rai^n a™/ T»*? 3» Uméro .- M - ^narles . lettre à Adolphe Retté où i £jî /* *#"*> * PjprM™, TkuUdesBriïJs qu'a. 4stV om: ,„ *»P«»Ww à l'auteur de diatement un exteUenl "artfe "r"? le • Sa r oir r • s "* imméoù le mystériew S £&. ^.^^Moriéet école, semble bien qu'il fâu't fee^r £'*£ fe™. «• qu'il qne « la Romanité est donc ™, \£ S? ^? res , avoir ««i-îln ment moderne», <W Antoil reprend^ ^ &¥£&?. ' voir comment la Romanité-théorilslrvira de Lt? . d } ffi g fed « nite-ecole... Que nous avon.T™« 51 - base a la Roma- .
curité germanique ou angToiefce S?.?-^ d f r ° bs " " de méthode nous doive 8 etr?to n i^ ? . regime d , e clarté et à fondation d'école !. Ame" Z ' Dy - a 5™ U matière méro, ; les noms de MM «Il £ i° Damaare du même nu-
gegron, YvanhoTXbo^ Pierre e , Pierre J? ufay ' H ^ ri '
qu aux vrais maîtres de ré*/*™*™ ' u n est «ionne
deux problèmes If l'on S iLT* ** J*. r S& succès «» remarie vite 1 Wo^n^ « T
beauté artistique, leur hait^ l* ? i ,- mTiet ? :es » ï*«* pleme P°ète-musicienVt£ ^ ^
gâtions inusitées Su silence^' !kf P ^î 1 ?? 111 de P rolon ràins. » suence, des effets véritablement souve-
LaF rice Ba maire t
; carcassiers.V^e du%3t£ TabaS^^* ' S ?™ des «rqne ou de Texhibi«on ™i„„ ? U Sc<?ne au mveau du
plantation. exacte - chlr/^S, 1 ^ 6 ' *«*- * ï* fameuse * cre cnere aux photographes de la draina-
MARS 1893 aSi
turgîe — - f aillant toujours par quelque détail, elle reconstitue .". la vérité à peu près comme reconstitué rhistoire une figuration cMenlisée. Le théâtre ne donne et ne peut donner que l'apparence des choses,— ce qui l'élève à l'Art ; c'est l'inférioriser que le transformer, en kaléidoscope-, en agrandissement d'instantanés. ' " \ ,..■..' ",
■■ « D'antre, part, le; décor de demain d,oit-rl, « pure fiction or-. ■ neméntale .» compléter l'illusion, ainsi que le préconise ■ ■ M. Pierre Quillard, par « des analogies de couleurs- et de lignes *
avec le .drame-» ? Ceci' mérite, discussion ,.:.... . a -L'innovation consiste- donc surtout, conclut M, Alphonse
Germain, à nuancer le décor expressivement, afin, qu'il tienne ;-.
un rôle- dans la pièce et contribue a son unité, afin que, le ri- ' .■ deau levé", aucune dissonance ne choque: Voeil du spectaV
teur. a •• : . ' . ' . *
■M. Henri de PeyerirahofT signe dans le Réveil' Catholique ' (rj février), un article ■ intitulé ■ Des Poètes y où il , est dit des. jpoètes nouveaux: « Ils ont, d'ailleurs,, beaucoup d'audace, un doux mépris des- autres et aucune crainte d'exagérer; en quoU ils font voir rheureuse qualité d'être jeunes et un . louable*' désir du mieux. Quant an reste, ils sont très dignes, point' bruyants et d'une parfaite éducation; dés béotiens, tous les. . jours,, les insultent, auxquels ils dédaignent absolument de répondre,, ce qui est, plus que de Pesprit. »'-■;.' A. V* ' /*
Dans Psyché .(janvier), . une curieuse nouvelle d'Adrien : Remacle : La Figurine. — .Numéro exceptionnel illustré de la Libre Critique (n^ 6) : étrange dessin dfe JML. Eugène Laer r ; *
: mans, illustrant un poème en prose de. M* Eugène Georges : Lucide: — M. Paul Redonhel commence dans Chimère une . étude sur le Socialisme Intégral x de Benoît Malon. — I*e Magasin Littéraire (Gand; janvier) publie La Reine de Mai,
■ .de.Tennyson,^ de M. O. G. Destrée. . — Au sommaire de la
Rewe Flamande de Littérature et d'Art : Louis Tier-
celin, Gabriel Vicaire, Paul DuTac,' Gabriel Marc, Emile Hinzelin: une .comédie' en unacte^ en vers, de M.. Franz Foulon:- Les- Sabotiers . —. La Revue du Siècle (Lyon, janvier) s'ouvre par une étude sur Puvis de Chavannes, de Paul Guigou, et donne en photogravure hors texte le portrait du ■ peintre. — : Les Échos de 'l'Anjou reproduisent Le Sonnet^ de Jules Renard, paru dans notre dernière, livraison :• seraient ■ bien aimables;, à 1 avenir, d'indiquer. « les sources ».
Nouveaux confrères^ la plupart, très intéressants * maïs que, . ■vu leur nombre, nous ne pouvons aujourd'hui ,que mention- . ner : La Croisade (Le Havre. In-8° rais. Un an : 6 fr. Bïr. Emile Eôubeet; Réd, en chef: Danteï. dé- "Venascouet). .— " fessais d'Art. Libre (Paris* In-16 Jésus. Un an: xo fr..I>ir. Edmokd CotTxiîfCE ; Réd. en chef; Abbl Pelletier; Secret.: Camille Mauclair). -7- La Syrinx (Aix-en-Provence, In T i6 Jésus, hors commerce, tirage à 100 ex. Ecrire à M. Joacbtm. : Gasqbet, rué Lacépède, 35; Aix)^ — Le Saint-Graal (Paris. In-8? carré. Un an: 5 fr. Réd. en chef : Ehhavubx Si-
3 8a MERCVRE t)E FRANCE
gsokët; Secrétaires: Gustave 'Robert (Jean Lanugère). et
Louis le Càrûonne^ — Le Mouvement littéraire [Bruxelles. In-4* rais. Un an : 7 fr. ^o. Fondateurs : Ferna-nd Roussel, Raymond Ntst, Léon Donstay). — La Joute {Paris.
In-4> Jésus. Un an; 12 fr. Dïr. Masstos Da&Boy- Réd. en chef: Louis Duojuesne- Secret. Gaston Darbour). -
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