‹ Mercure de France, tome 5Chapitre 101 sur 109 · CHOSES D'ART · texte numérisé non relu

CHOSES D'ART

Trocodéro. ~ le musée de sculpture comparée s'est enrichi, en ces derniers mois, de plusieurs moulages : le portail çfe l'église d'Aulnay, extraordinaire avec ses théories, de monstres et de saints (XII e siècle) ; le portail de Carennac et ïe portail de Charlieu, Fun très simple et très pur, le second, une merveilleuse dentelle (art roman) ; les portes de la cathédrale d'A'ix /(fin de l'ogival) ; une clôture de chapelle de. la cathédrale d'Evreux (Renaissance ou presque) ; la clôture du chœur de Rodez (Renaissance) ;, la cheminée de l'hôtel de ville d'Orléans ; enfin la cheminée du ppJais de justice de Bruges, antérieurement au louvre. R. Gi

« Cher Monsieur,

« Après avoir remercié le Mercure de la petite note parue dans le dernier numéro, sur ma conférence, — souffrez que je m'explique au sujet de cette ligne :« Parler de Puvis de Chavànnes, c'est bien l mais de Monsieur Rochegrosse ? » Ce reproche m'a été fait assez généralement. Je suis lapidé de. « Rochegrosse ». Cette grosse roche m'écrase....

« Mon intention — j'ai dû n'être pas clair? — était d'opposer au vigoureux et expressif romantisme de Henri de Groux celui de la foule des peintres qui exposent aux Champs* Elysées et au Champs-de-Mars. Et parmi ceux-ci, j'ai choisi M. Rochegrosse parce que la « grande » presse la toujours très complaisamment loué.

« Ses oeuvres montrent qu*il a compris les « contrastes harmoniques » de Delacroix, — . et n'a pas la science utile pour les appliquer. Us existent chez M. Rochegrosse, maïs au lieu de se 1 « rencontrer » franchement (comme dans L'Entrée des Croisés h Constantinop2ë)i *l s sont neutralisés par un empâtement de tons intermédiaires traités eu gammes ; les éléments

AOUT 189a

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d'harmonie existent, sans produire Pkarmonie, Cela fait que ffLtî* Balylone, par exemple, m'apparait dans son ensemble comme une toile spacieuse, pléthorique et chaotique Z ^U J y V °- 1S E? nrt «»t, S à et là, d'ingénieuses recherches de couleurs qui, affranchies dé leurs liaisons-encombrantes résulteront en quelque harmonie. ' '■

« Cest'ce que j'ai, voulu dire.

«Croyez-moi, etc. " • '-,

. « o Juillet zSoj . >} . ■> ■

ENQUÊTES ET CURIOSITÉS

. Questions " •

La Y *lU&e. ■ Quel est. Fauteur d'un opuscule, sorti vraisemblablement des presses de Garnier, de froves U~™y\ - *

■f!»4A«*i ; I. ^^.PremLïmlïVafëô-.; • demoiselle de la VaHere itdit de la province de Toirainè Sa - • qualité est fort contestée.., » Derniers ; «...MêKaî-!- '

.propos les choses . saintes avec la galanterie. •». .',.-.

. Réponses *

Barbey # Aurevilly. — Le Mo'mus Normand est un petit re-

ri£ jfJ^^V'-??™*'- à Caen ' le frère du romancier, Léon d Aurevilly ; il forme en tout ia8 pages in-8» im-

-pnmees au cohrs de l'année 1833. Nous n'en connaissons que

trois numéros les seuls que possède la Bibliothèque Nationalec est de la fort médiocre littérature, mais peut-être pourrait-' on attribuer à Barbey d'Aurevilly une nouvelle (signée -Le vicomte de T) assez curieuse, Le Moine de Saire, cAronioue normande ,11 y est question des Ravalet, cette tragique famille TkUtiïn- ^- dAxlleJ,m y et craquelle il écrivit U^fage

Stendhal — Je copie mi passage- de ma préface de Lamiel pour répondre à la question dtx Mercure : «^Quand Beyle pubien 1839, la Chartreuse de Parme, il annonça, tonîmc étant . sous presse, un roihan *n deux volumes intitulé-

Et en note. — « Beyle changea plusieurs fois le titre de son roman; tout dVbord,ce devait être: Un Village de Normandte (voir appendice IX) , puis Amzel, L'Amielfït enfin il - «arrêta a LamteL »

C'est le titre que . porte le manuscrit, comme on peut le

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voix dans Stendhal et ses anus, de Henri Cordier, et dans le Catalogue officiel de ix BiHiolhèque de Grenoble, publie par le ministère de l'Instruction publique.

Çicnni SX1.TDEÎÏSK3-

Curiosité»

Barbey d'Aurevilly. — Encore, maïs seulement pour préciser un petit détail biographique ; — petit, maïs qm influa fâcheusement sur la vie du grand écrivain. On sait quai n avait pas toujours été pauvre, maïs il ne se ruina pas : ou le ruina. Sa fortune, placée en actions d'une' société industrielle, disparut dans une faillite. J'ai trouvé l'un des prospectus de cotte société ; en voici le titre z Compaptte des Uramts Oe Normandie, sous la raison sociale... constituée le 26 mat i&jtSy h Paris quai de Jemmapès 9 j8. Assemblée générale dit 22 janvier 1841, etc. A cette date, la Compagnie paraissait assez prospère, mais, grave symptôme, elle émettait ses dernières actions ; est-ce à ce moment ou avant que Barbey d Aurevilly souscrivit? En tout cas, sa ruine est postérieure à 1841 : la

date se retrouverait facilement- . . ■'...

Lucien D;

.' " Périphrase*

La mode encor sourit aux coupables beautés, Qui d'un lien permis fuyant les voluptés, Traitant l'amour de rêve et de foUe imposture, Dans ses plus saintes lois outragent la Sature ;; D'un stratagème affreux empruntent le secours, A leurs sens déréglés. donnent un nouveau cours, Transforment en hymen leur monstrueux- veuvage Et sur leur propre sexe exercent leurs ravages. -

[Les Satiriques des xrca* et jox c siècles; III* Satire ^e J. Despaze; Paris, 1840.). ., . '. .

ÉCHOS DIVERS ET COMMUNICATIONS

ï*e Latin Mystique.

Liste des souscriptions (suite; v. nos trois précédentes livraisons) :

ExEScpuLntEs sttb. papier poraTOE-cwtnitfAïiCE (â 35 fr.) - Librairie Flammarion; M. Henry Hornbostei;

EiîMÎUIBES STJK PAPIER DE' HOIXAXDE (à 20 fr„) : M *i- <*«

Bonniêres.

.ExEMPi^îïEà.scR pamerfokt, tenté (â IO fr.) : MM. Eugène Rouart, Henry Gauthier-Villars, D' Ch! Andiy/juleV DeK

Inde A^Sf^T '' L °r De ^% EmesT^iisot Eta3 Aude, A. Valdivia, Léon Parson, J. Roumanille.

\v, .annonces, en tête du prisent numéro.).

«Nîmes, îe 30 juin 1893.

. « Mon cher Vailette;

v»Jt*« r ép° ns T e à quelques mots me concernant,dans un article

iST JuUen ^^l.' ""^mom dire dansîe £££ «jr 5 <fc iW*. que si j'ai, été et si je suis encore anti-htif, ié nai jamais etewU-sémiU parce que je suis israélite ■

. « Croyez, etc. ».

« Bernard Lazabe. »

Nous avons travaille à un roman-

™^ ^t^ï dejnin,que Gabriel Randon r~ . . oman-pamphlet, l'Imposteur, où il suppose Jésus-

Christ ressuscité, se promenant à travers notre rfoaÛe rarmi des aventures et des personnages identiques aux avlnrnres^

M^trarfSmT^f^f- 11 ?^ ^no^frére Il ™?&, fwSr * ^gtemps. entrepris semblable tache.. JU .voudra bien nous excuser de citer, relativement à cette question, un passage d'ailleurs charmant- de la lettre S nous adresse d'Amérique, où il. réside actuellement • * *

sur. le Cnnst— un Christ ressuscitant dans notre vie moderne

nu^Ton^ eZ '-. a " ieZ - V0US V<**8*** derinfo?me?qS e : . $£ Kl? P r J a, . com - me ?« un pareil roman, sous le- titre:

dantres Ceci pour, prévenir tout malentendu, non entré M -.Randon et moi, mais- entre les' critiques. L'idée flotte en lair en ce moment, et nous l'avons tous deux saisie Du Veste

J^H-^ n ° S deax ronwns «"»»»* beaucoup En tout cas, M. Randon, avec son beau talent hue je connais neheut

manquer de nous donner une grande* œuvre, pSêtr? un

£%£ £T - Ur '^ parV > lui soaIlaite lesuccès qu°5 mente. Je devrai malheureusement me condamner à ne pas lire son livre avant l'achèvement du mien. » P

^Dou nons. concluons que cette même idée, ne pouvant germer que différemment dans deux esprits originaux produira deux belles œuvres au lieu d'une. ""S^aux, pro-

; La jolie collection de la Bibliothèque Artistique et Littéraire

^V^^ de - fe : La A ««", 4'Adrien ReSe, tlek J- f££ C * "^ I^'CWfc» R^on. Tirage HoSnd S eTa7fr n Wenal1 a S ° & "' C M- ex. sur simlu-

M , Ch* A . , a Lyoyu — Qu'entendez-vous exactement par « emboîtage »? -

De M. l'avocat général Cruppi (Tribunaux, Figaro du 13 juillet} :

<» Aujourd'hui, le cadavre de M mc Lassîmonne est une chose morte ; Taccusée est devant vous f belle, charmante, avec une

attaque de nerfs. »

Mercvre.

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