SUR LA CHARITÉ
"■:■■.. I ■ La charité dépasse le jugement. Ce sentiment est si beau, que, fut-il le plus déraisonnable de
tous, on ne devrait se lasser de radmirer.
Ne recherchez jamais la part d'ostentation, d'intérêt ou d hypocrisie qui se glisse dans la charité : ce serait ravager le champ de roses sous prétexte d en reconnaître l'engrais. -
Les charités diffèrent de la.charité comme les amours de 1 amour.
L'amour est une passion ; la charité est une vertu. La chante n est dont pointl'amoiir de Phumanite: C en serait plutôt là pitié,' si Ton tient co , m Pt? toutefois que la pitié . n'est que lé côté négatif de la chanté. ,- '
Des trois vertus théologales l'humanité ■ future ne retiendra, qu une seule : elle laissera la foi aux fous et 1 espérance aux sots..
On arrivera peut-être à sonder le cœur de I nomme : mais ce.ne serapas lé cœur d'unhom charitable. .
juin 189a ; i?7
1 ♦ * *' . ■ - " mm- b ' ' * b 4 *
La dernière religion, qui persistera sur le globe sera ceUe: qui initia charité le plus haul, *
La charité est triste* Quand là charité inonde le cœur, d'une douée joie + elle cessera ce moment d'être charité, pour devenir amour.