‹ Mercure de France, tome 5Chapitre 52 sur 109 · SUR LE BIEN · texte numérisé non relu

SUR LE BIEN

On s'aperçoit du niai à son actualité et du bien à sa virtualité. '*

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Nous pensons au bien sans le faire; nous faisons le mal sans, y periser. . .';

Faire; le bien n'est pas tout :: il faut le bien faire;

L'abîme qui sépare le bien et le mal est aisément comblé par Tinterêt,

'.'■'.'' ■"■'■,■■ ' ..-■' V ■. ' ""■: ■ 5 :.. - v *■-■'":'.'■ ". •' Il n'y a aucun mérite à faire le bien, lorsqu'on n'a pas dlntérèt à faire le mal.

On se rèpent d'une m àuvaise action , lorsqu'elle

a été inutile,-. \ ■ ".-. '-.

Nous faisons le bien avec un grand plaisir, lorsqu'il est dans notre intérêt de le faire.

Le bien que l'on fait par intérêt èst-il moins du biçn que l'autre 51 . -."

Ce qui preuve que ITiomme est bon, c'est quTÏ lui arrive de faire le bien sans que son intérêt Vy pousse : jamais le mal.

; H. y a trois manières de faire le bien : avei intérêts sans intérêt, contre l'Intérêt . La première seule rend parfaitement heureux.

lus on faille bien d*unè façon désintéressée, us on est sensible à; Tingratitude.

La sympathie va aux faibles bien plus parce ou ils sont impuissants que parce qu'ils sont malheureux. ^ .

Se dévouer pour son prochain est d'un noble cœur et d un petit esprit.

La vertu est un gâteau ,un peu lourd pour les estomacs modernes et dont on fait bien dé ne prendre qu'une tranche.. ■-{■■'..

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