‹ Mercure de France, tome 5Chapitre 76 sur 109 · COMMENT ON NOUS JUGE EN ITALIE · texte numérisé non relu

COMMENT ON NOUS JUGE EN ITALIE

L'autre mois^parmi les livres que l'éditeur Gianotta de Catane prenait la peine *de m'envoyer, il s'en trouvait un de critique littéraire signé Luigi Ci~ puana (!}* Ce fiât le premier ouvert, car un ouvrage de M, Capuana a grandes chances de n*être pas quelconque, et, par le temps qui court, ceux qui valent la peine d être lus se font rares, même chez nous. Mais quel ne fut pas mon étonnement à voir qu'il y était question du Théâtre Libre, du Théâtre d'Art, et que ces sujets y étaient traités avec une compétence, une politesse qui sont des leçons de prince â l'adresse de plusieurs de nos critiques patenté»; J'ai cru Jit —

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{%) Libri e Teairo* Luigi Capuana. x tçÊ iNfccolo Giasotta, editore. Catane. 189».)

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qu'il intéresserait les lecteurs du Mercure de France de savoir ce que pense un des bons critiques. d'Italie des tentatives de ceux que Ton pourrait appeler — en poursuivant la comparaison ébauchée au . Figaro- j par M.Huret, je crois, entre le Mercure de France et' la Revue des Deux-Mondes — vos. poètes et yos auteurs brdinaire£^Et si, par la même occasion, j'indique aux curieux de littérature étrangère un auteur, très fort^comme on dit en style de, journal —j'aurai, vraiment atteint le but que je m'étais proposé — un but tout à fait devoir présent, d'ailleurs, n'est-il pas vrai ?

Deux mots sur l'auteur .: M, Luigî Capuana est avec M. Giovanni Verga, dont il est, depuis dé longues années, Vami très intime, le réprésentant lé. plus en vue du naturalisme italien — ou, selon la manière de dire de là-bas, du vérisme. Il a publié. Giacinta, un roman brutal et palpitant que Ton a été jusqu'à comcomparer à Madame Bovary et qui eut bien quatre éditions. Ce qui, en Italie, indiqué un grand succès y car en librairie, comme en philosophie, tout ici-bas est relatif. On lui doit, encore un recueil de contes . pour Jes enfants vraiment délicieux, dont une traduction 'française, serait tout indiquée ; deux ' ou . trois romans : Le Parfum, Frisson, aucun n'atteignant la maîtrise de Giacinta; quelques, volumes de nouvelles - parfois exquises, jamais banales, et quatre volumes . de critique parmi lesquels celui, que j>i l'honneur de vous- présenter. M. Capuana est. Cajtanais ; il aurait donc dans ses veines,. d'après M. Reclus, du sang grec plus pur que celui des Athéniens d\Athèries;Vpus comprendrez alors pourquoi il est artiste au point qu'on l'appelle volontiers le Paul Bourget^ d'Italie (n'est-ce pas tout dire ?) et pourquoi aussi il ne, se départ guère, -en critique, dé la plus aimable bienveillance. 11 est des traditions de race comme il est des traditions de famille, elles sont; inoubliables — et ceux de la. patrie de Théoçrite ne seront jamais des barbares. Il est possible qu'ils en sachent sûr beaucoup de choses bien moins long que nous, car,là-bas; la nature est trop belle ^ et pour eux, le mot de Méphistophélès est, certes, plus vrai que pour nous — mais n'importe, vous rie leur ferez jamais prendre des lanternes pour des étoiles. Si peu qu'ils sachent, c'est assez pour nous pénétrer. Ne sont-ils pas fils de la race la plus intelligemment artiste qui ait jamais été? Ecoutez plutôt M." Capuana: sa critique, genre

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Xémaîtrê* ii'a pas ombre d'érudition, et pourtant, quoiqu'elle parle d'étrangers qui lui sont presque: des inconnnus, elle est juste que c'est un charme et jusque dans les nuancés des idées: «rArmapdde Pontmartin, dit-il, ne laisse rien qui puisse lui survivre. Avec lui, ses Causeries sbnt.mortes. De son vivant, cette espèce de Marquis dé la, Seiglière de la critique littéraire faisait plaisir. Egaré dans la. société, nouvelle, il ne la comprenait, ni ne la voyait guère telle qu'elle était. Il la ; jugeait selon les critères d'un autre siècle, mais sa parole facile, plaisante, claire et élégante était. une compensation. Il parlait: dés faits de la journée et pour cela il intéressait." > — V Alphonse Daudet, écrit-il dans un 'autre chapitre, est le Sàrdou du roman. Presque tous se s. travaux sont, pourrait-on dire, le diagnostic dé quelque curiosité maladive du public '■ parisien; Or Daudet sait que la moitié du public européen, grâce aux chroniques dés journaux, est pris, lui aussi, plus bu moins profondément, dé là même curiosité malsaine; Le coup tiré sur Paris se répercute . donc aussitôt à des milliers de lifeues loin de Paris. Et. Daudet né s'es|t trompé qu'une fois, avec YEvangèliste. > Il faudrait traduire encore ses considérations sur Jules Sandéau, qu'il appelle bien joliment un écrivain clair, 'de lune ; sur Çmile Augier, dont il admire les grandes, oeuvres en regrettant trop dé Gabrièlle , trop de Paul Forestier; sur M.Edouard Rod, auquel iV reproche de faire, au détriment de l'art, la part. trop belle à la psychophilbspiphie ; sur M. Henry Becqùe enfin. Il admire commer il convient Les Corbeaux et Là parisienne et dit, avec raison, que la réprésentation de ses pièces seront plus tard < des dates mémorables dans l'histoire de Tart dramatique moderhé >V Mais j'ai hâte d'arriver aux pages sur les œuvres et les auteurs dont je vous parlais en com~ mençant. Après avoir répété l'intérêt et Vinfluence qu'eut en Italie le naturalisme français, M". Capuana ". se demande si le spiritualisme, le symbolisme ou le décadentisme -r^ car il hésite entre ces différentes appellations — semble promis à de si glorieuses destinées. Il en doute, maïs ajoute en italien grécïs^nt : * D'ailleurs, s'il y a des roses, elles fleuriront. Et p>uis, ce n'est pas un mal de donner un coup d'oeil à ce que Ton va tentant autre part. 1/ expérience apprend. > Alors rapidementV d'après Charles Morice et d'autres esthéticiens qu'il ne. nomme pas, M. Capuana cherche

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à réaumer les théories du Théâtre d'Art et' du Théâtre Libre. A propos de ce dernier, il àtort de nommer un arrangeur de spectacle» dont on rie doit parler que dans le» compte-rendus die» tribunaux, mais il a raison de signaler la concordance entre le» effort» des George Ancev, des Pierre Wolf, de Paris, et des Hauptmann, de» Sundermann, de Berlin, Il y. aurait, sur ce point, toute une étude à faire ; je la signale £ qui de droit, des pièces comme l'Honneur, de Sundermann, méritant plus que notre curiosité. Comme exemple du Théâtre d'Art, il nbmixifc Chérubin, de M.. Morice, « qu'il n f a pas lu. et dont il ne peutparler » ; la Fille aux mains coupées, de M, Pierre Quillard, «" qui plait par l'étrangeté de la conception et par l'excellence de la forme >; et Madame la Mort, deM ro * Rachilde, dont, au cour» d'une analyse aimable, il traduit un fragment de la^cèhe du second acte, entre Paul Dartigny, Lucie et la Femme voilée. L'étude se termine par des considérations coupées de citation» sur Y Intruse et les Aveugles, de M* Maurice Maeterlinck. Voici la conclusion : * A observer ces différent» ouvragés, on remarque bien clairement une confusion entre la poésie lyrique et la poé»ie dramatique, comme si Ton tentavt d'employer dans un art le» moyens d'un autre. Les symbolistes citent Eschyle, Shakespeare, Molière parmi leurs prédécesseurs, M mft Kachilde avait probablement en mémoire les fantômes de Banco et du roi de Danemark lorsqu'elle imagina le personnage voilé de Madame la Mort* Sans doute, Maeterlinck a cru faire du Shakes-

f>care en notant les sensations d*où nait la terreur de 'inconnu. Et les caractères ? et les passion»? et le choc qui produit les catastrophes vraiment tragiques? Eschyle, Shakespeare; Molière s'en occupaient avant tout. Le fantôme qui apparaît »ur l'esplanade du château d'Elseneur n'est pas une hallucination objective, mais c'est pour ainsi dire un être de chair et d'os. Il veut que le crime dont il a été victime soit puni, il vient demander vengeance. Hamlet ne sachant rien ne peut, par conséquent, se créer Fhallucinàtion du fantôme de son père... Quant à la terreur de l'in^ connu, plus qu'une sensation, c'est un sentiment qui peut devenir, si Ton veut, un moment de l'action dramatique, mais qui ne saurait, comme semble le prétendre M. Maeterlinck, constituer toute l'action, tout le drame... Ah, avant de s'aventurer & la recherche

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d'une nouvelle formule dramatique, né serait-il pas plus sensé, plus opportun de rechercher si eh débarrassant l'ancienne formule de toutes les inutiles conventions dont elle est encombrée il ne serait pas possible d'en extraire de nouveaux sucs vitaux pour l'art théâtral? A ce point de vue,retourner en arrière f re&ure au théâtre une tentative pareille i celle des préraphaélites eh peinture/ pourra seulement, et si Ton veut, divertir un instant, et intéresser un peu — parce que l'habileté de l'artiste est grande, et que le goût du spectateur est fatigué. » ;

Ces remarques sont sévères, mais elles sont courtoises — on comprendra que je né les discute:; pas» Je ne tenais,d'atlleurs,quâ vous indiquer comment le Paul

Rachilde, ; geté névrosée dé tiqué subtile de M. Charles Morice.

Il y avait aussi une politesse à faire — elle est faite. •

ERNEST TlSSOT.

CONFRATERNELLE

A'PlEEEE QjJlLLAltD

Je n'ai presque rien à dire au y sujet de cette brochure qui m'a valu quelques sarcasmes dont vous disposez .Je regrette que vous ne m>n ayez pas dédié de

vain de mauvaise humeur ; cette mauvaise humeur particulière aux gens d'éducation et qui se reconnaît aux calembours sans gatté*

Les silencieux sont des juges. Parmi ceux que vous avez excommuniés, certains se sont tus : Charles Morice, par exemple, votre aîné en tout. Moi, je ne me décerne pas le droit de vous juger, je préfère vous répondre ainsi que le fit Jean Carrère, qui vous pnm-

vait par le fait, en vous tendant la main, quil entend la charité chrétienne. Mais soyez sans^ crainte, ma 7 riposte sera douce, car je... suis vraiment « un. tendre poète mélancolique et sentimental > et la douceur est de ma nature: et jè.n'ai point d'esprit. ■-•■... . . Pourquoi parler- des *$#t Sages et la Jeunesse contemporaine? Personne, excepte vous-même ne Vestmépris. Le titre de, la brochure et sa minceur ont tenu parole, j'ai surtout vou^lu. faire œuvre 4 espoir avant ' remarqué que depuis quelque temps un mouvement de réaction contre le scepticisme se signalait dans les générations d'artistes dernières venues, / et comme je m'étais débarrassé moi-même de. nui- .. sibles influences, je n'ai pas eu d'autre^ambition que celle, justifiable, de propager un peu de cette : çon- - . fiance qui pour être quelquefois "y^h» n «nest pas moins 1 indicé d'une vaillance féconde. J ai parlé au nom d'amis inconnus, exprimant un désir encore . vao-ue qui se définira avec le temps ; .. et manifestant des haines communes, suffisamment explicites pour ^en . déduire les. conséquences.' Plus tard> sans doute,, auand ie m'accorderai quelque autorité,, je dirai tout ce que ie ■ pense,! et alors vous vous convaincrez, vous qui lisez si mal et quiavez-tant lu ! que le Sens que je Sonne au mot devo ir n'est pas celur.que vous sup- .posez. Quant au mot amour, je. suis sur que vous, n en pénétrerez jamais le sens, puisque vous citez Scribe. Et vertu, vous le savez, ne signifie pas perfection, mais puissance, force, courage, en un mot : volonté • lusqu'à présent les hommes n'ont peut-être pas fajt un iuste emploi de cette faculté divine, la volonté; et pourtant celui qui le. saurait faire serait un homme heureux II y a bien d'autres mots sur lesquels il faudrait s'entendre : dévouement et sacrifice ne sont pas svnonvmes. Sacrifice dit douleur; dévouement dit Aie Ecartons tout ce qui est douleur. Sensation et rêve sont choses inférieures parce qu'elles appartiennent au présent ; sentiment eipensée sont choses supérieures parce qu'elles appartiennent à l'éternité. Que vous avez tort .dé toujours confondre romance avec sentt-

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« La philosophie que tout homme porte en soi à sa naissance » est là philosophie de ceux qm ne vont pas chercher l'idée de bonheur dans la Raison, pure, ou elle n'est pas, car pour eux la récherche du bonheur dérive tout simplement de l'instinct de. conservation.

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Il ne s'agît pas de nous transformer en automates. Nos . seuls gestes permis sont prévus depuis nombre de-. -, -siècles; - ■ ;, ..." ■"■■..-; "' ". :: " : '

Je croîs, 1 avec beaucoup d'autres, qu'en .morale , comme ; en esthétique il; est des vérités qui ne sont plus à découvrir, et nous avons autour de nous, épars. et 'mêlés,. tous les éléments d'unie synthèse harmonieuse. L'Humanité est un. violon quHl faut accorder de siéçlë en siècle. Soyons bons accordeurs et . rions des présomptueux qui veulent construire un violon : nouveau; Il est des jjens bien intentionnés, comme.. : Ferdinand Herold, qui, d'un gros trait noir, biffent le : passé avec, une plaisante, désinvolture. Battons les cartes, n'est-ce pas ? il y a màldorine. Bons joueurs à Pécarté peiit-être, ,et c'est tout. ; ' . Voue vous souvenez du mot de Daudet ;.les normaliens d'en face ? On les rencontre à : chaque pas les . gens d'en face. Aujourd'hui ils sont anarchistes ou a^nti-sémiteis, même iq^uand ils sont israélitès, témoin " votre ami Bernard Lazare, ce. Gustaye. Planche resr ..-■suscité,; ''■ . - * .;■■-•••' ' '," A .".

Charles Morice a écrit un livre d'une haute lùcïdite piour rappeler à ceux qui Pavaient oublié. -de . quelle essence sont lès dons etles desiderata du poète; Mais d'autres viennent d'Athènes ou de Marseille» sousTarmure de Mangin ou la robe du Christ.. • de GrahdmougiUj et nous répètent quelques-unes de ces vérités qu'il était tout au plus ..bon de nous rappeler . .modestement sans prétendra à leur découverte. Oui, faire des découvertes dans. les trouvailles d'autrui! seloh le mot de Jean Dolent. Et Paul Roiriard ine disait : « "Ce sont des poules qui viennent chanter sur ', des œufs quelles n'ont point pondus* ».

En somme, vous jtnê reprochez de n'avoir point fait . de ces découvèrtes-là. Que yôulez-vous ?. il . y a des -' ridicules qu'on n'assume point.

J'en viens à. M» Jules Simon, que vous qualifiez iiri peu exagérément et qui fait la fortune des chroniqueurs comme la Valse des, rosés à fait celle des orgues de barbarie. Les mots grossis n'ont plus de sens. Allons, ne blaguez plus Dubrujeaud: vous êtes pairs. Les parvenus ne respectent pas les vieux serviteurs; M. Jules Simon est un vieux serviteur» \

Et ^ïusset? Un autre refrain! Amédée Pommier

. traitait Racine de polisson; Amédée Qufllard, qui

n'aime pas Amédée Brïzeux; un poète évidemment de

troisième ordre, est-il excusable de plaisanter Alfred de Musset, ce pauvre chercheur d'absolu désespéré de son humaine imperfection et qui se réfugie dans la souffrance en poète qui n^a point trouvé d absolu

ailleurs :

Quand j'ai connu la Vérité,

■J'ai cru que c'était une amie ; . . .

Quand je Tai comprise et sentie. .

J'en étais déjà dégoûté/

Et pourtant elle est éternelle, V

Et ceux qui se sont passés d'elle

Ici-bas ont tout ignoré 1 ; •

Dieu parle, il faut qu'on lui réponde ;

Lé seul bien qu'il me reste au monde

Est d'avoir quelquefois pleuré. *

Il est légitime d'admirer lia sérénité j ne pas con- : :

fondre avec vacuité. Beaucoup de jeunes .gens lettrés r

qui ont appris par cœur des dates et des noms de

villes possèdent ce que l'on appelle une intelligence

meublëe.La Poésie n'habite pas engàrm. .

Ouélques derniers mots sur Maurice Barres. Jesfame

que parmi les sceptiques de sa génération il est le seul qui soit intéressant. 11 est parvenu au succès par les moyens qu'il, jugea les meilleurs, mais il est parvenu au succès, et c'est la preuve que, lui,. n'a reculé de-: vaut rien. Donc, il n'est pas du nombre de ces négateurs « galants hommes >, disons bons garçons, d autres diraient nigauds, dignes rejetons de Joseph Erudhomme qui se promènent dans le monde avec des airs piteux. Je n'ai aucun ressentiment personnel contre M. Barrés ; ma haine vous semblera avouable. Mais je ne ine suis pas mépris quand je lui dédiai plusieurs pages de ma brochure. Disant de lui tout ce que ié pensais, sans animosité, le montrant tel au'» est, j'en ai fait un personnage historique et j ai travaillé à sa consécration. Apprenez que, d fleurs, il m'en garde de la reconnaissance,car,de maints^cOtes, a m'est revenu qu'il s'en était trouvé très satisfait Faites-en part aux personnesquim accusent de lavoir voulu contrarier. -Vous m'offrez- l'occasion de m en

défendre, merci. " : ^ * '• ^ v^«

Adieu, mon cher Quillard,et à une autre fois, si bon

vous semble. : . :•

Julien Lecxercq,

JUILLET Ï8ga a W

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