LES LIVRES
. Le Latin Mystique^ les Poètes âè V Aniiphonaizt et la Symbolique au Moyen-Age^ par.RJsMY rœ Gotjbmont, avec une Préface de J--EL. Htjtsmàîïs et un& Miniature de Fiugbr (Edi-
(i; Aux prochaines livraisons: La Loue (Louis Duplam) ; Disiruzione eâ altri Racconti (Ugo Valcarecghi) ; Le Vœu de vivre (René GhU) ; Le Beau Monde (Oscar Miéténier) ; Le Serment d'Annibal (Antoine Chansroux) '; , Bobin (Férnand
tion du Mercure de. France, et. se vend chez: Léon Vànier). — "W page 240.
Le Premier Livre Pastoral, par Maurice du Plèssts (Léon Vanier). — W page 197. , .
Le Salut par les Juifs, par Léon BloV (Adrien Deinay, ai, nie de Châteaudun).— Francisons Zephyrus Florentin, qui fut un assez estimable philologue niais un bien timide exegète, écrivait dans son commentaire à VApologe tiens, adver- sus gentes de lertuliien : «Celui qui voudrait expliquer très bien- lettres profond mystère de la Trinité devrait connaître Dieu très bien. Mais cela est certainement beaucoup plus difficile, que de percer l'Isthme >k Cet homme paraîtrait sans doute à M. Léon Blôy un triste idiot, et de même tout théo T logîen sans audace T enlisé dans les nauséabonds marécages du catholicisme prudent et bien élevé. Je dois avouer que cette opinion peu charitable me* semble, très légitime, et qu'un livre de fougueuse spéculation comme le Salut far les Juifs, inquiétant pour les consciences orthodoxes, devient aussitôt qu'imprime, uii outrage continuel à tous les cuistres de sa-
-Depuis le crucifiement de Jésus, les Juifs portent a travers les âges et les .contrées là réprobation de leur attentat contre Dieu, et cependant ils sont le peuple élu entré tous; Salus exjudaets est, ait l'Evangile de saint Jean, Comment résoudre la prodigieuse antinomie,* « deviner l'énigme infiniment équi^ voque de cette damnation? ». Il ne faut rien moins que^r«- : sentir. c& qui se passe « au- sein même de la Trinité », et, avec. une hardiesse effrayante chez un. croyant , "M. Léon Bloy révèle son interprétation personnelle du mystère. Bien qu'il se défende énergiquenient d'hétérodoxie, je crains qu'il n'ait renouvelé en partie les antiques hérésies des montanistes et des caïnites. : mais cela "he regarde que lui et son directeur de conscience, s'il eh accepte un, et il ne faut considérer que l'extraordinaire et inattendue beauté du paraclétisme quil prophétise* Le peuple élu et cependant reprouvé n'est rien moins que le symbole humain d*un ineffable conflit entre, le Christ et le Paraclet*: « Israël est investi par privilège delà représentation, et d'on ne. sait quelle très occulte protection de ce Paraclet errant dont il fut l'habitacle et le récepteur». De même qu'autrefois, enjésus^ti crucifia le Pauvre Ï>ar excellence, de même maintenant il le crucifie encore» sous a formé de l'Argent, qui est la substance du Pauvre. Maïs,
Baudoux) j Mademoiselle oVOrehair (Richard Ranft) ; Heures {Francis Poictevin) : * Passagère ÇPaul Bonnetain) : Hœrès (Léon À. Daudet) ; Le Salariai ; La Loi et ï * Autorité (Kropotkine) ; Au Ciel (Jean Casier); La Leçon £\zmo#r (Paul Franck); Etoile de Cirque (Armand Dubarry); Là Lutte idéale (Léon Maillard) .
27 o MERCVRE DE FRANCE
peu à -peu, les chrétiens aussi sont devenus semblables aux. Juifs ; eux, les pauvres de jadis, ils ont crucifié le Pauvre, c'est-à- dire sordidement ravi et cruellement torturé l'Argent, . >et quand tous auront accompli le crime qu'ils reprochent depuis des siècles à la race maudite^ lL. faudra .bien que le Christ les .quitte, puisqu'ils l'auront renié : et. alors, f le Consolateur, le Paraclet pourra venir* pour, être torturé a son tour « par les membres de ' Jésus-Christ »y Ici, la' parole . même de l'Evangile de l'abjection providentielle^ doit être ■ citée, annonçant, avant la réconciliation suprême dans
■ l'Infini, le règne méconnu et douloureux de ce que les .bourgeois pharisaiqués appelleraient volontiers la Crapule*
° « Ce Visiteur inouï n'aura pas d'amis et sa misère fera ressembler les mendiants à des empereurs.
» II. sera le fumier même où l'indigent Iduméen' raclait ses ulcères. On se penchera, sur lui pour voir • le fond de la Souffrance et de T Abj ection.
■ » A son approche.... les charognes^ en putréfaction se ■ couvriront de parfums puissants achetés'à des navigateurs
téméraire . pour se préserver de sa pestilence, et,dans 1 espoir
■ d'échapper à son contact, les empoisonneurs des pauvres ou • les -assassins d'enfants diront aux montagnes de tomber sur
eux.
» Après avoir exterminé la "pitié, le dégoût tuera' jusqu'à la
colère et ce Proscrit de tous les proscrits sera condamné
siLencîëûsement par :des magistrats d'une irréprochable
douceur.
n Jésus n'avait . obtenu des Juifs que la haine, et quelle haine! Les chrétiens feront largesse au Parade t de ce- qui est au-delà de la haine. '
» 11 est tellement l'Ennemi, tellement l'identique de ce Lucifer qui fut nommé Prince des Ténèbres, qu'il est à peu près impossible- — fût-ce dans l'extase béatmque — dé les séparer. »
■Alors, dît la voix véhémente d'Israël figurant la troisième personne de la" Trinité, « alors, il. sera tout simple qu'il • descende, U Crucifié,... Car UE Saotx jyo\- Motde est cloué sus moi, Israël, et cast de Moi qu' il lui faut <& descendre ». . ■ L 1 apocalypse démesurée et violente de M. Léon Bloy échappe, comme on le. voit, à la basse critique et aux chicanes grammaticales :'îl faut en aimer ou- en haïr franchement rimagination fulgurante et ténébreuse. Elle troublera, s'ils: sont capables de la comprendre, les heureux de ce. monde ; car .elle est, elle aussi,, mais avec .une incomparable èneTgie du Verbe, annonciatrice des jours où se .paieront toutes t les arctaséculaires dettes de souffrance et de -désespoir. Mais sî la haine presque universelle est réservée nécessairement à qui .osa écrire un pareil livre, M. Léon Bloy peut compter àu nombre de ses amis ' inconnus , quiconque exècre la vilenie médiocre, — respectée et triomphante.
Poésies (2 vol.) et Poésies Nouvelles (x vol.), par
KOVEMBRE 1895 . 271
Cahuxe Mésdès, arec ^ portraijts" deTauteurv eaux-fortes de F* pESMcoûLiisr (Charpentier).. — Un charmeur; une grâce légère^ brillairte, enlaçànte r sensuelle, parfumée 7 quelque chose comme « du rosolio sucé dans un flûte .BKmssdLrne a^ ainsi qu'il la écrit lui-même dans une adorable petite pièce. Cela simplement? Non point» Une hautaine, clameur d'épopée aussi, et de fulgurantes parades avec ï'épée à deux mains .. héritée du Charlemagne du romantisme. C'est avec ce coté . héroïque de la poésie du martre que. les deux premiers volumes norrs . font- refaire connaissance, et il faut proclame* qxCJBFespérus, les Contes Epiques, le Soleil de Miytînt^lcs Soirs moroses sont de très nobles poèmes, de perfection . achevée, d'imagination fiamblante . et- grandiose. Dans le troisième volume, Catulle Mendès paraît avoir abandonné un peu le mode épique pour se livrer à là confection des plus délicates orfèvreries» Tous ces rôndels, villanelles/ odelettes sont d T un pimpant, oTûn Scintillant, d T un chatoyant merveHleux. Impossible d'aHer plus loin dans rassemblement mélodieux des rimes, dans la' virtuosité menue et fleurie du hadinage^ Cest l'enchantement du Joli ; et, le poète serait sans conteste le premier si la .poésie n'avait d'autre mission que de briller comme un bijou/ Mais quelque- lassitude se inéle a cette ivresse quasi physique ; .et après toute cette débauche de gentillesses fondantes, de strophes . musquées-/ d\>delettes glacées a la framboise, on aspire violemment ^près le verre d'eau pure d*une simple émotion*. L'émotion : : voilà ce que Catulle , Mendès semble avoir souci de \-fuir à' tout prix- Ce qui le préoccupe- seul, c'est la sensation, et encore la sensation localisée à Vepidermey en un mot Te frôlement ; et il faut s'empresser d'ajouter que nul n T a pousse , plus Inhr que lui Fïrritatïon savante des papilles. Si la première condition de tout art est d'être", sincère, le poète aurait eu grand ■ tort de diminuer le* sien en l'appliquant à des. objets poux ■ lesquels fl n'est point fait ; et peut-^être le comble de Tar-
* tifîce eût -été pour -lui; de feindre le simple et le naturel* II y -a perdu.de nous. toucher; mais, en revanche, il nous a donne, dans le domaine de rïmagmation pure, de somptueuses fêtes, de luxueuses orgies, et "dans une splendeur de marbres pq- .
. lychromes, de velours pompeux, de soies fleuries et bruissantes, une" sorte de banquet, à la Yeronèse,- étnrcelant" et théâtral-, où lui-même siégeait avec la grâce ouvragée d T un
. ELorentin blond. C'est en lui que le romantisme incarna son
fois' truculente et précieuse, ses visions grandioses, sa psychologie exorbitée^ il résume admirablement ' toute réçole qui mena son train brillant et tumultueux à travers- le siècle*
I>é cçtte féerie . qu^Gt "nous donna, c T est une profonde reconnaissance que nous conservons, et si révolution- des goûts et des idées — évolution qui ne connaît point d'arrêt — nnus entraine maintenant vers d'autres .rivages- ., ce n'est certes point sans mélancolie que nous nous tournons, là-bas, vers cette Yenise qui s'enfonce peu à peu à ^horizon avecsesdômes
dorés, ses basiliques peintes, ses palais tragiques reflétés dans les canaux moirés } lourds de noirs secrets et d'où viennent encore à nous, mêlés à de longs trémolos sinistres, des échos alanguis et tièdes de violes mourantes sur les eaux..
Sur le Retour, par Pàttl Makgueïutte (Ernest. Kolb). — Un colonel de cuirassiers, M. de Francœûr, va passer un congé de trois mois chez son frère, au château de luzerne. Il' y rencontre Yveline, une créole 4 e quinze ans déjà femme, et s'en éprend. Cet homme sur le retour — la. cinquantaine demain — ignore l'amour sinon l'aventurey e t,. point viveur r plutôt chaste, paraissant au reste plus jeune que son frère dont 1 il- est l'aîné de deux lustres, il sonçe à Yveline, comme un amoureux adolescent, projette de l'épouser, ^ se décide à demander sa main; puis, tout à coup, à la suite d'une circonstance qui lui montre la folie de ce rêve, il y renonce douloureusement. — Toute simple histoire de cœur, très sobre et . pleine d'heureux détails d'observation. Ah! nous sommes loin du si noir pessimisme de Tous Q?tatre y de Timpersonnalité voulue et de la langue « artiste » de ce temps-là. M. Paul Margueritte est aujourd'hui un psychologue à la .vision doucement triste des choses, expert à noter, avec de jolies délicatesses, les sentiments de ses personnages, pour l'ordinaire peu complexes et point pervers, il est aussi un tendre, et laisse voir de ses émotions juste assez.- Il possède enfin la vertu d'indulgence: on sent que, loin de se moquer du colonel, il le plaint de son amour insolite. Cette pitié, si rare dans lé roman français, pour un être, malheureux ou ridicule, est celle des qualités de M. Paul Marguerittë que j'aime le plus- Sans elle, d'ailleurs, la psychologie de cet homme presque vieux qu'envahit la passion eût été quelconque, tandis qu'elle est ici poignante; Et c'est parce qu'elle est intéressante en soi que je reprocherai à l'auteur des incidents romanesques qui la faussent, là troublent pour le moins, et nous ramènent aux beaux jours de M, Octave Feuillet. Ainsi, je tiens pour un gros péché littéraire la. scène —parfaitement vraisemblable et possible— delà cabane : Yvon jaloux, à deux pas du colonel caché, dénonçant à sa cousine Yveline l'amour de M. de Francœur. Je sais bien que -. cet épisode est à la fois pour déterminer la crise chez le colonel et avertir Yveline ; mais la crise eût pu être provoquée autrement, et. je préférerais qu'Yveline ne fût jamais instruite. Une autre scène, également regrettable, s'enchaîne à celle de la cabane : la congestion cérébrale dont est frappé le colonel à la fin de la journée/ Pourquoi ? Pour que le malade délire et révèle inconsciemment à ceux qui l'entourent, son frère et sa belle-sœur, son amour'. pour Yveline. Puis, dans ce délire même, un élément inattendu, et si peu utile; la charge des cuirassiers au calvaire d'Illy. Or, cabane, congestion, délire, outre que ce sont des moyens pas très neufs, m'apparaissént comme des superfluités. II. semble que le drame, sans cesser d'être très humain^ se
fat intensifié et eût atteint à la- grandeur si personne au château Veut connu la passion du colonel.
Lie Cyclisme théorique et pratique, par L. BaudkV i>h
Saunier, ouvrage orné d'environ 400 illustrations dont plusieurs
en couleurs et en phototypographie, et précédé d'une préface de
Pierke Giffard .( Librairie Illustrée)* — : En août 1891, M. L. ' " ?
■ Baudry ^de Saumier nous donnait une Histoire Générale de la Vé-
locipèaie gui obtint un vif succès. Elle se recommandait par
dés qualités de style et. de goût auxquelles ne nous avaient
pas habitués. les. spécialistes du genre. Aujourd'hui, il nous
offre Le Cyclisme théorique et pratique , un volume encore plus
gros, plus complet, plus humoristique et plus « entraînant».'
On y trouve des pages exquises pour les lettrés, techniques
et renseignées pour ceux qui, non contents de rouler, veulent
.* savoir pourquoi ils roulent. Ony voit des portraits, des images
peintes, <ïes figures; géométriques, et même, à cheval sur une
bicyclette, u a. élégant squelette bien en os, comme je vous
en souhaite un. • ■ -'.'
Je parlerais plus volontiers de.ce livre- que de tel roman,
* mais à quoi bon? la bicyclette, colmme Mercure, vires
acqitirit eundo.Sï Pierre Gif fard, selon la légende, lui conquit
tout un monde, chacun de nous se vante justement, à' son tour,
d'avoir séduit, par son exemple , cinq ou six récalcitrants.
Calculez la progression.
L'homme grave qui dit d'un bïcyclistë : «Voici un sing-e! » saura monter .demain et ne se trouvera pas si ridicule. S'il fallait le, pousser, un peu, je citerais ces quelques* lignes dé- L. Baudry de Saunier : «La bicyclette aura beau scintiller et faire la. belle, jamais, ses reflets doux de nickel ne . dompteront les ennemis féroces dans la cage desquels je suis, entre, le£ commerçants quelle ruine 1 Qu'elle colore ses tubes au goût du : jour, en vert, en rouge, en noir fileté d'or jamais les industriels dont elle écrase la patente dans ses engrenages ne verront en rose cette assassine. . Tel maître de manège avoue que ses clients, désespérément, un" à un, lâchent Té- . trier, pour la pédale. Chez lui, dans les mangeoires rongées au bord, sa femme, serre son linge. Les chevaux se sont télescopés, les uns dans les autres ; de vingt, ils se sont résorbés à dix; de dix, à cinq......; Au gymnase, les barrés parallèles se" déforment d'inaction,, la sciure leur monte aux jambes. , Le professeur, au bureau» compte et recompte sts cachets de carton que les pouces des élèves ne graisseront plus... L'escrime seule- résiste, en ce qu'elle est un art et une finesse autant qû*une exercice. » , ■■ -: — - : ' ■"
Merci pour Fescrime, et que là bicyclette, ravage ailleurs tout à son aise !
■ : , *- ; '' . : . /-• " '/. ' \ , JV R,
Eveil d'Amour, par HeWde Bkakne (Dentu)V — M. de Braisne n*est point. un débutant; il peut- montrer une douzaine de volumes en manière d^œuvres complètes, et le très gras, liyre qu'il publie aujourd'hui demanda un peu- plus que.
:> 74 MERCVRE DE TKANCE
le travail d'une, .quinzaine.' Un zèle aussi évident pour Sa cause des lettres est méritoire au point qu'il faudrait, po ut ie récompenser dignement, citer quelque pièce-supérieure donnant
— si je puis parler de la sorte — toute l'âme deM* deBraisne. 11 me pardonnera de -n'avoir pas osé ciioisir. — D'aiUeutSj.
— il faut toujours mêler une légère critique à de tels éloges
— les idées qui le. guident et son procédé nemeplaisentsouvent- qu'à demi ; il croit à des. avenirs meilleurs, peut-âtre au progrès, à sa gloire future j toutes choses icontestâbleas:; ses sonnets sur les Primitifs me font penser qu'une substantielle page de prose est plus que suffisante à des ^descriptions ; eucorc on peut lui reprocher de n'avoir pas .constamment le mot juste, et certaines de. ses expressions provoquent le sourire : « les suppôts de Tenvie», par exemple T «.mon stylé vàin-
. queur, notre. cjàasse est clamëuse », etc.. Mais c'est quereller il. de Braisne pour des vétilles ; ' comparons ses poésies , aux imbécillités de M. Âlcanterou biennaux mignardises sùriès de Pécole romane, et nous les trouverons incontestablement
magnifiques. ,'-.'.'
■C. Mïci. ■
Nudo, monologhie scène ,pâr Gtctseppe Gra.tuebgïï'a (Torrè Annunziata, Casa éditrice Giuseppè MaggL) — Ce recueil, de dialogues et monologues a eu, paraît-il,un ceTtaihrsuccès,;.qufe dis-je ? un immense succès! L'éditeur nous' en prévient avec raison, maïs qu'il ne croie .pas que cela puisse /influencer notre sentiment. '^
C'est avec une parfaite spontanéité que nous rendons grâce à l'auteur de nous avoir initié an genre d'esprit où se plaisent les Napolitains daujourd'huLllya des illustrations «comiques» en rouge, en bleu, en vert, en. violet, qui ne sont pas Tndiirs spirituelles que le- texte ; elles ont la finesse ;et l'inattendu des images des Mars et des Draner, '- ' .
l*e& Coulisses de* TAnarcMe, par Flor D'BQ.uAiu (Savine). ■— Dans un avertissement an lecteuTyM.^Elor O'Squarx prétend, le premier, faire bien connaître le parti -anarchiste. « [Son livre à la main, dit-il, il sort desxonches profondes .de la foule révolutionnaire et vient, avertir le bouxgebis, son frère aîné /qu'il est temps pour lui d'abdiquer, de moitrir ou.de se défendre ." ' " \ .
.Admonei et magna teitatur voce per timbras.. »
l^auteur exagère la puissance de . sa vorx et xrte Virgile 'tra peu à l'aventure : il n'y a rien là qui n'ait 'traîné danstotrs les journaux depuis un àa.. La compilation n'est même ppiiit complète; ainsi, il est, facile de xelever dans le chapitre de La, Presse des omissions, assez graves : parmi les journaux anarchistes de langue allemande, M. Flor O'Squarr néglige simplement DerAnarchisiyée New-^York (4*;airuée),ZX?r ;Vorhoie^ de Chicago (ïo c année, 8 pages «de texte ires compact chaque semaine), JÛer Arme Twfeï, -de Détroit-Michigan (& année), et parmi les journaux espagnols : Za Afiarquïa, de
. NOVKUrBItE 1S92 . \~
l^ eres 1?' Passent échapper à nn historien sKx! S^T^' F*?" ^ ^ nî . etlre at une notable inihience ££Te mouvement, des théoriciens comme Dûhrïng et Ma* Stirner ■fiS -«- f e^ce. la psychologie^ à SnanTle logef^ a langae ne 7* ttt g^renrieux que la psycho-
: m ^ OT3 1 ^ toile ' P, ar **"* Vitta (Léon Vanier). - B ieil . qufl se reclame quelque part du «grand Verlaine » l'auW - du présent recueil de vers semblent plutôt résolu à suivre ZÏÏS^V ^ CS J eanôS «téchumènes pgfnJ de S-
JAelchior de Vogue. Il parle avec éloquence de Dieu et de la Fo l; quel Dieu- et quelle Foi? un «"rhéteur „ seul aurait tt^ e t Û3J^ ia1 ^ ^J-p^daut, à tel fraSenfde
Sp la Mandoline, par Mabcei. Sétuzoixes (Ôlléndoifl. Ilny a pas graud'chose. à dire de ce livre, que Tarn-eu? hons
&£f ^ taane pour les vers ■ « rimes I la mode ancien*™! et les députes des rhéteurs me laissent froid ; même 'je cous'
S&l''^ SC K^™* de tem P s a auïe J |^e S 1-?^ S 60 ?? 1165 , quelques jolis couplets ; . le malheur, m£& \ .- ™ «>*«»"** *fea, hormis lès 'chos'es de tont lé