‹ Mercure de France, tome 6Chapitre 65 sur 125 · EDITH · texte numérisé non relu

EDITH

De blancheur douce, telle une blancheur de cygne» Elle rêve, les yeurf clos d'un demi sommeil.

La robe, chaste et blanche; et le voile pareil, Se brisent en longs plis dont la roideur s'aligne.

Derrière le vitrail fantasque d'une vigne, S'annule le sarïg roux et brumeux du soleil. : Elle rêve, et ses yeux voient le matin vermeil Où paraît l'Aimé, couronné de gloire insigne. '

Le soleil las est mort derrière le vitrail. '■'",-'

Vers F Aimé, fier sur un cheval au lourd poitrail, Elle s'avance, pure et blanche.Fiancée.

Elle rêve, et sourit à son rêvé clément.

La vieille clarté du soleil s*est éclipsée :

Par-delà le vitrail fantasque, lentement.

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