‹ Mercure de France, tome 6Chapitre 90 sur 125 · PROMENADE A L'ÉTANG · texte numérisé non relu

PROMENADE A L'ÉTANG

Sous l'ineffable flot de l'azur étendu,

Dirait-on pas, ma sœur, qu'un grand cœur éperdu

En longs ruisseaux d'amour, là-haut, s'est répandu ?

L'ombre lente a noyé la vallée indistincte ; . La cloche au loin, note par note, s'est éteinte;, Emportant comme l'âme frêle .(Tune sainte.

L-heure est à. nous ; voici que, d'instant en; instant, Sur les bois violets au mystère Mvitant Le grand manteau de la solitude s'étend.

L'étang moiré d'argent sous la ramure brune, Comme un cœur affligé que le jour importune, Rêve à l'ascension suave de la lune.

[e veux, enveloppé de tés yeux caressants, [e veux cueillir parmi les roseaux frémissants grise fleur des crépuscules pâlissants.

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Je veux, au bord de l'eau pensive A ««. a -a - £? lèvre dé ^et d'ogre parfumfe ée ' Boare un peu de ton âme à touf sbleflfenhée

Et je baise ta chair angéli^ue aux paupières.

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