‹ Mercure de France, tome 6Chapitre 96 sur 125 · BRADAMANTE · texte numérisé non relu

BRADAMANTE

Fière et souple sur les gaufrures de la selle f En la pourpre ardente de sa robe aux plis, droits, Elle guide un cortège invincible de rois .

Qui dardent leurs regards" énamourés vers elle.

Elle est la Vierge des conquêtes ; elle est Celle Qui, par les aubes ou les soirs, brûlants ou froids, Chevauche, aventureuse et semeuse d^effrois, Quand, hors du fourreau, son glaive d'or, étincelle.

Elle est la Guerrière qui franchit l'âpre seuil

Des burgs fortifiés de colère et d'orgueil

Et saccage les champs, les palais et les villes;

Et les princes domptés, oubliant les rancœurs,

Et l'implorant avec des prières serviles,

Halètent vers sâ.bouche et ses baisers vainqueurs,

PARYSE

.Près du ruisseau qui court par Tombrèuse vallée^ Seule sous les hêtres touffus et sous. les pins, Rêve joyeusement la Princesse exilée. /

Elle ne songe plus aux jours déjàlointains Où, parmi les clameurs rauques et les fanfares, Elle vit entrer dans ses villes les barbares Qui la chassèrent vers le hasard des chemina/

NOVEMBRJ» »»9»

Dans le palais, brillant de gemmes et d'ivoires

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