A PROPOS DE
.... Au nombre des livres qpCïl consulta/ devant que : d'écrire Lilith t M, Remy de Gourmont- indique les apocryphes de l'Ancien Testament, tels que les donne Fabjâcius et le Dictionnaire historique de ; Pierre Baylê. Ainsi, jusque dans les notes; de, bibliographie, on rencontré la; rare et .coritradictpîfè dualité qui donne ai .'cette, oeuvré/ un charmé -si singulier, je- veux dire un ' mélange d'imaginations gnostiquës et de peu respectueuse ;îronie.. Quelques personnes ^ se sont émues ..même de certaines "gàyetés assez 'vives où se laissa entraîner M, de Gourmonti| et je ne serais point émer- -■: veillé qu'il lui vint à l'esprit, £our -répondre à divers critiques de mauvaise foi,, d'écrire, comme Bayle, un Eclaircissement i « Que s'il y a /des obscènitëz. dans ce livre, élies sont de celles qu'on ne peut censurer. , ayeç raisons . <r ' . . /'■ .*■■* ■•■
On voit assez comment il' se pourrait défendre. H a " / utuisë une lëgende-fort ancienne, et bien avant lui des. -' hérétiques, et desjrabbins racontèrent complaisamment Vhïstoîre de Liutb* la première femme/ créée ayant '■. Eyëj. mère de toutes lés -luxures,' unie d'abord â Satan, et dirent aussi comme elle débaûcba Adam, tandis que . Satan entendrait Caïn dans les fiâmes d'Eve adultère. '" Onconçoitmal quevoulant^senifole-t-ïï^iû^ gnanteet monotone sottise du péché delà chair, l'auteur ait omis d'en énumérer lès espèces lès moins habituelles^
i a -. r ?? ra j lte . supérieure y eût perdu sans doute s'il n eut fait voir que les prétendus raffinementïïont  demeurant fort misérables et dénotent une pSeusê felblesse d'imagination. ..Mais, réphqueràiént P S-êS
«nce'de'MHfr di6n? d? *""*»%• ^ SeUlf
S^V, n ^ habituellement et sollicitée vers ce même péché et il. en. subit l'obsession. T'avoue vSontiers que le reproche, si reproche il y t est oreS H? ^ Ç^™" *** Seulement qu'orme veufffbien
ft2!' 3USqu:aUJOnr r cliain où la pûbUcatiori mL,f 1/ : Pennettra d'étudier, moins sommairevlln" S, cuneuse .P^ionomie littéraire de récri-- - soTatt^f^T 5 ! T ons J°™ P<>ar la vaillance^, S art aUté s^^e «* compliquée; de
r»i£°!f Ce qui e ?* s P eci alement de. Liliih, il y aurait Plus que mauvaise grâce à insisterlà-dessus, d'àS rnfill ™ amèr <: ^ême dont fut composé ce drame
tènSs rinttSl^ ^ ah * er davantage auxâmes de ce
?rSoint hS tatl ° n , de SOn ^ TTe ' M - de Gourmont ffi™, noi î P>* que Laforgue, à commettre ae narais anachronismes, et Adam et Eve Satan *+ '
S&S?* - nt kS ^ St ^ et Ies P^s dl'faSes
semblablesTn; Par i 4 ' * SOn ï P lus ^médiatemîS &emDiaDles à nous-mêmes, et n'est-ce Das crttP-r.iï™
rïïïT™ de , n ^ e ira ^ê "ridicMe qufnou? inSte X ser^e! SSf ic V P 1 *^ J^ ferais: JSelquef rét
KSîtïlir ^ • n diSCOrd tro P^enSSla " bifn averti * ?*♦ ° U 6 - Ue e?t ~ntée;Nous. sommes
ceîle.ci -\ n' n t w **?' pair des P hrases comme S c "e ci,. « 11 ne lui reste plus qu'a én&^r U~ xZ^Z--
nonÏÏôTe^r S^f^ danî^Sffunti éton!
rnbutS TéLvlh ^ ?°T^ Cependant «^ certaines usures jenovah se conduise comme un mî rte fA*r^
£a£ EVe ^ SSitôt crèée J'^ e à cThtSe avef s"bn image en criant : « Cou-cou » ' son
sementnoln?^ 5 excessive s m se répètent heureùmême fut M V™P s™™, etle pire ennemi de lui- S' nouîfif i?rS°^' W. ailleurs, dans le même ^ dontT^ V« g - ^ d c Passantes. et riches. beau- *SJKi n *,- prmce et le maître. Sa bienveillance amsiquil advient en général, noué rendit ex^eaS S, ■
^insatiables ; et nous voudrions que partout et toujours
iî prêtât à ses personnages d'aussi admirables paroles
.'que celles de Satan à Lilith;<Je te donnerai l'homme,
. > je le mettrai en. ton pouvoir afin que tu ravilisseSj ■ '*
;>': afin que ses larmes soient ridicules, afin que ses
■■> joies soient des hontes, afin que sa maison soit ûri .
> hôpital et son lit un lupanar ! Quant à la femme, ■Vj'én ferai ce que tu es....; Elle criera après -le plaisir .
. » cômmejune mère après son petit qu'une louve em-
> porte dans sa gueule... In. vuivà-, infernùm„ m Et
> TEuphraté y passerait sans en éteindre les char- » bons*» ■ "," .-■''■■
exposition ; .,
DES, PEINTRES mO-IMP^ESSIONNISTES
A lTïôtél.Brébànt, dans un [espacé assez restreint» sont réunies des œuvres déjà vues de MM, Alex. L.- ML- Charpentier, KL-F. Cross, Léo Gausson^ Luce Petirjeân, Pisëarro,;.Théo van Ryssèlb'èirghe, feu Seu> rat (un. magnifique .portrait au crayon de P; Alexis) Signac. -" •; W .-^ . \ ■ y. -..;., .;• ..
j , D.e cette ekppsitiou-^- comme des précédentes — il ressort, que Timpréssïdnnisittè ne peut ayoir la prétention de s'ériger en procédé exclusif. Des études"/ de Seine là nuit, par Xiïce, dénotent une réelle impuissance â rendre les. etfets nocturnes. Ces lumières qui -plongent dans le cours du fleuve, en réalité seperdent. se marient ^vec une ombre indéfinie ; la tache etle pointillé sont dans rimpossibilité. d'en donner la-séi** sation. D'un autre côté, certaines, toiles de Signac, Seurat, etc. , affirment la difficulté rencontrée pour inbdeler,pour reproduire tout ce qui. tient de la. sphère. Si les compositions de;.. ML Pëtitjean né donnent pas là. ' même impression, si ce peintre arrive à de véritables effets lumineux saiis choquer la vision que nous avons des choses, c^est qu'il, atténue le procédé et que le pointillisme ne lui apparaît point une fin, mais simplement une ressource^
. Et yoîlà ou je voulais eâ venir. Il est extraordinaire . que tous les efforts d'une pléiade d'artistes . de talent se concentrent uniquement vers . f appHcàtiori <Tûne
, 7 o MERCVRE DE; FRANCE
technre. Une méthode ri ? est pasun but,, c'est un moyen. ^Appliquez-la lorsqu'elle peut vous seconder ; lorsqu'elle aboutit au contraire de ce que vous cherchez, abandonnez-la avec désinvolture/ S'obstiner, par exemple, à faire de la nuit avec un procédé créé pour l'expression de la lumière, c'est . de l'inconséquence* Je crois d'ailleurs que beaucoup de jeunes gens, aban- : donnent aujourd'hui le procédé strict et se servent des découvertes modernes sur la division du ton avec discrétion, de façon à obtenir le rayonnement et : .l'harmonie sans montrer la ficelle, la manière cToçé- ■ rer* M. Alphonse .Germain, dans cette voie, est arrivé . à. dé "curieux résultats.
. Nous ne perdrons rien, à- la dépréciation de Timpres- - sionnisine en tant que doctrine. ïl est hiëri de vouloir. . rendre "la nature dans sa clarté, mais ce n'est faire, œuvré que de naturalisme; il est plus haut et plus .séduisant d'interpréter les choses,; en ne prenant* à la - science que des principes généraux. Comment ^Vart qui tient à parler d'éternité s'âppuieràït-ilstir la. science • instable et incompète ?JLa science et l'art. ne se tien-. nent que . par quelques lôik éternelles ; ils diffèrent essentiellement dans la réalisation. Ceux qui n'ont . pas fait cette distinction ont tâtonné et se sont perdus. . Le sort de ce pauvre et regretté Seurat, en qui il y avait un maître, devrait être un enseignement pour ses . disciples.: ' — .■ -
YVANHOÉ RaMBOSSON. • .