‹ Mercure de France, tome 7Chapitre 6 sur 86 · FRANGE · texte numérisé non relu

FRANGE

Fondé en 1672

(Sert* Moderne)

■: Ont collaboré a/ce tome z . :

JLOUIS DEÏÏISH Ï.OTTTQ Tltru-r™ Tv^,I 7^ v-vuKX T GASTON Uanvuxe,

Vincent Vm Goa^ ^^ J, ? I ^ Ï ^^^.AiphosseGeww^T.

^ , ss53S£fëasF=s£!=ÈÈ£E£

■tjTS ^^clair, Gjakles.Merki, Raoul Mineur JN- M. Minsky (Louis Dumur trad Y V~*;X™ tut • *

vnxiBas dï: l Islb-Adam, F. A A I X H*****>. Vignettes Cuïs-âe-lampe et Lettrine dessinés par .

Pue de rEchaudé-Saiiit-Germàin,

c.:"'>V---^: paris

NOTJSSSÙR L'AMOUR

• teur (M T? n Sf 1 *** 6 P ? Sé P ar le méme au- ?™J^"-f h ' Rlbot Và savoir que" « le psycbolo- »gue^doit renoncer à la métaphysique et le Té-'

: qu1 P pSalîir em à ^ P# ho ^f nous c^" que, parallèlement, et dans le roman, on tiendra

■ i ZC: n^Tf " * doctrî ^^soit en n°ac?eptS

«quune psychologie sans âme», c'est-à-dire en

.;;• empruntant aux sciences biologiques, ïen ?oï

- bliantpas que «tout état psychique est invariable-

»ment associé à un éta/nerveux »... pJur ?££ .

'"" cSFon » T ^âd 6 ? 0U ^ U de S ré de différenciation». L artiste s'inspirerait d'abord del'o"b-

. servation objective (naturalistes), pua. l'œùvrë serait poursuivie dans le sens de KbservaW

*° 1^ la P^ 50 P ur ement - spirituàliste '■«»» EoW- Ve$ aui : aieQtà "* mettre d'LcoSavlè ceS évolution am rangeait-défînitivement les phéno-

• mènes psycb.iques.sur un terrain connu cGt en -: un mottes données de la psycholofrie exDén% P n -:. taie que nous sommes parti ».■ " ex P énmen -

La préface d'où j'extrais. ces principes et. n a r" quoi fauteur prépare à la iector? de S rlmS .

MJERCVRE DE FRANCE

Les Infinis de la Chair (i), néglige. sans doute un peu trop l'esthétique. L oeuvre écrite, pour at- ; teindre à Fart, est soumise à des conditions die vie,* d'harmonie, de beauté, qui, même si . elle est basée sur les acquisitions des savants, n'ont tien de commun avec la science., à coup sûr mortelle, si elle prédomine. Il ne suffit point, pour faire œuvre d'artiste, de constater des phénomènes et : de percevoir le jeu des rapports entre ! dès lois. Du reste, M. Banville a voulu moins une œuvre : : . d'art q[u 'une étude: «... J'avouerai que, loin de chercher à grossir ce modeste ouvrage : de l'ampleur des vues générales que j'ai dû faire valoir, mon but fut plutôt et de légitimer — aux yeux de ceux que cela pouvait intéresser — cet essai nouveau, et d'indiquer— aux quelques-uns qui" se perdent dans le nombre des écoles littéraires — vers quelle voie, plus logique il serait permis de s'orienter ».; Il s'agit donc d'une sorte de contribution au roman de psychologie expérimentale, que l'auteur croit fermement être l'avatar le plus prochain de l'évolution littéraire ; et peutêtre, à ce point de vue, a-t-U eu tort.de retrancher ce sous-titre qu'on lisait aux annonces ^ du vô- 1 . lume: « Roman évolutionniste ^.

M. Danville ne développe point un thème sën- . timental, il démontre un théorème psychique : Hugues Faleyrmes fréquente chez une jeui^e et jolie veuve, Hélène de Charmeilles, dont le cornmerce lui agrée beaucoup ; iV la désire, se comporte avec elle comme tous lès amoureux, et — en apparence du moins — la cristallisation stendhalienné s'opère chez lui. ainsi que chez le commun des hommes, jusqu'au jour ait ilpos- \ sède Hélène. Ce jour-là, après, il doute de l'ainier. Elle meurt, et, de ce qu'il ne -ressent .point- de- ; l'événement ce qull conçoit qu'une telle ça- ' testrophe devrait lui faire éprouver, il doute : da- ; vantage : Ta-tril aimée ? Il y songe des mois, cax .* "

(i) i voL, par. Gaston "Dastyiile (lemerre).

^ "^J^ ^ r6) ^^ m ^ dè sa sensibilité qu'il

^ tH™~ dt î 5 e W n *parse répondrerSi' Jaleyripes ^st-an ingrat ; et, n'étant .point dé

'-'■'- ?£?T q ^ nt au ^actère absolu de. Ls sentiments, de nos sensations,, de nos nSsionï ■:.:• relatifs; comme toute* choses te ril *S '

. . sur la médiocrité de sa .sensibilité. • ■ "F"****: ■ .Le «théorème » démontre donc l'impuissance ...... . pour certains êtres d'aimer, : iiWourS?

1 auteur entend ne se soucifer que de" Jt amour"

^ larle ?nSfr^ e de *^ c *^t toutîeSS >

-finie considère 1 amour comme un absolu fatal- '■ • • ^am équivaut aie situer en dehors deT?ndivfiuI

en£?nnïï P ? mt délimité 4u -"«a^iine île oV - Snf Si-SP ulement ceux qui; sont marqués: le.'. '^

7 '' a$*%i^ - fS ' P ^ ffirait P as : U faut encore

'-■■• S.t£ ^ . 1 - et( » le JJ» le s doit guider vers Cythére , , Passe assez près d'eux pour qu'ils la distinSent et : - , la reconnaissent, - reconnaissent, ^^ ca^S r nt

^'S^Jt^^^ Sans ^AAe, Q 2 ■■ .,

■■■-• I eall , satlon de 1 amour .dépend : i» de la corrés- .^pondance entre ,eHes de^facultës déterminée

y r f^^- & T^ P^ ^^ 6 manque Sùne ' fS^ e v ces ; facultés n'y atteindra paV;^ q ue

lmdividu doué, de toutes les facultéi reaulsès

répondant aJ'amante idéale préconçue (typeTa! " : , jable, au reste, et qui se modifie sans cesS £. =■ ^ 11 i eS w ea c P °r <;>if omettre eh- communie!- : ' .Jo^les.ditesiacultés-Oa: encore, peu? plus de

■' > de dvhSv,/^ ? e ^°' to ^ ceax < i Q°tIe«ia^imum ; ■'

ae dynamique passionnelle sera inférieur à Rn ii's ; ; prouyeront. jamais l'amour-passioï-Scoli^ d£ /.", êtres normaux ou des êtres ànn^.nv if ?

■;■«« capables dWmour/^^T^^S ; T

soutiennent avec des argiïments^d'égale valeur, L'auteur opine pour les. normaux contre les.né- -. vrosés. C'est rigoureux et précis, comme une figure géométrique. Si Faleyrmes avait été. unêtre normal, Hélène, puisqu'il j uge né l'avoir point , aimée, n'était pas la femme répondant à l'amanteidéale/ et non fondée serait la résolution de Faleyrmes de ne jamais plus recommencer mie expérience qui, plus tard — en admettant la rencontre du type rêvé — réussirait certainement./ Mais il est un dégénéré-, il. est dépourvu d'au moins une des facultés dont Ventier faisceau est indispensable à Téclosion de l'amour : Hélène, pouvait bien répondre à son idéal préformé, lui ne pouvait l'aimer, et sa résolution est sage de. ne plus jamais vouloir tenter une aventure qui, une. autre fois — : à présumer qu'il rencontre encore ; son type idéal d'amante modifié — ne réussirait ,, pas mieux. On voit qu'à se placer au.point de vue de l'auteur la solution est conforme à l'énoncé ; mais c'est précisément le :point de départ qui. est contestable, et il semble bien y. avoir là un sophisme, si Ton peut dire, physio-cérébro-senti-

. mental. •

La psychologie métaphysique: a évidemment

* tort aux yeux de la science,, et elle a souvent* produit en ■ littérature .des résultats- déplorables ; niais la psychologie scientifique, strictement appliquée à l'œuvre littéraire, n'a pas raison non 1 plus, << On peut considérer comme très vraisemblable que, à mesure qu'on descend vers les animaux inférieurs, le sens du corps devient de plus en plus prépondérant, jusqu'au moment où .-.

. il devient l'individualité psychique tout entière.

. Mais v chez l'homme et les animaux supérieurs, le monde bruyant des désirs, passions, perceptions,

" images, idées, recouvre ce fond silencieux.. ;j» (i) Sur ce << fond silencieux », assise de - l'être, que

(i) Th.- "Ribot. Les Maladies .de la- Personnalité^ p. .ai.

. de choses chez l'homme moderne, que d'apports ...étrangers, que. d'aUuyioiisl ' :

C'est sans douté le rôle &u romancier qui base /son oeuvré sur les données. dé la psychologie ex- ; perimeiitàie d'étudier, sur tel être physiologique ,. déterminé," lé parallélisme, rantagqnisme, Tin--. Su èfnce réciproque, les chances d'association en : vue de telle fin^ etc., des facultés^- pour m'en tenir à de grandes divisions ^ cérébrales, et séhr . tïmales. M/DâuviUeâ d'ailleurs immédiatement, . : dans- là composition iïiêmè du :personnage, noté

la qualité différente de deux des éléments qui , , : composent le .moi de Falèyrmes : il est poète,ç"est- - â-dire d'une extrême sensibilité . cérébrale, et sa : : : sensibilité .sentimentale '• est médiocre. Mais si la science, qui^ elle, "n'oubliant jamais que « tout /état psychique est invariablement associé à un. état nerveux >, est souvent impuissante à remonter ..dû phénomène psychique à l'état, nerveux qui l'a . produit* corhnïentlè romancier donnerait-il, sans parfois aller au-delà des: preuves expérimentales, - . un p ersonnage . ^complet ? Gar le devoir de l'homme ; .de science et celui : de l'homme de lettres, sont /■: contraires : lépremïer ne doit rien, . affirmer dont il n'ait acquis la certitude, et il ne se vanté certes pa^. àe connaître à fond l'individu ; lé second * *;. . doit, au risque de setriomper, créer "un perspnnage. /■vivant, c'est-à-dire, complet; Et voilà, 'si' .petite •/ /.qSi'oh vôudxa^ une issûè à la psychologie méta- - ./physique./ /■ ..■ ■"■";*' ; .v- "/- ., -• -*' \\/

Mais ïe/vijf du débàtin'-est pas là : par rapport ;. à l'a masse dés êtres", ramour-passibn est-il un absolu, ou/un relatif ?/ Dans, la premier^, hypothèse ^e Celle d e M* Danyille — ^ oh :■ est. obligé de . le considérer objectivement, pour ainsi dire, et comme indépendant /et en dehors de rindividù^ / Cette proposition hé serait acceptable que s'il/, s'agissait d'individus dont tous les moi seraient; identiques, parce qu'alors; — mais c'est un cercle v-icie.tix — r,. prendre l'amour obj ectivement éqtri- : - vaudrait a ' - 1; envisager en . soi^ subj ectivement. V

Mais nos moine sont point identiques. Les races sont extrêmement mêlées, et la modification, par d incalculables croisements, du moi primordial^ plus tout le noû-moi assimilé au cours des siècles par les moi ancestràux, nous cônstï- .

tuentdes essences d'une infinie diversité. Au point qu aujourd'hui, dans certains cas, celui de Faleyfmes par exemple, je ne vois pas comment distinguer de l'amour le violent désir de possession. Il y a une différence entre ces deux termes; mais comment la percevoir? Jusqu'au moment de la pos-session, aucun indice, la « folie » dès sujets offrant les mêmes caractères dans l'amour et dans le valent désir. Après la possession, dépression générale naturelle - chez qui aime (et d'autant plus sensible peut-être que la passion est plus véhémente) ; chez Tautire/ abolition momentanée du désir : mais si, comme Fâléyrmes/cet autre est dune grande sensibilité- émotionnelle es- ; thetique, la. nuance entre les deux cas: est imperceptible : matériellement, la dépression de ' I un égale l'assouvissement de l'autre .; psychiquement, 1 un vit dans son rêve d r amour, l'autre dans son rêve de beauté, et tous deux avec une tendance à la mélancolie. Et peu importe que 1 objet soit laid, difforme, infirmé: amour et désir relèvent alors, de la tératologie, et c'est tout. Troisième phase, par qyôi<sfe ferme le cercle: au. bout d un temps, passée la .période de dépression chez lun, rené le désir chez l'autre/ ils: se retrouvent non pas dansFétâtoù ils vivaient avant, ■ = mais chacun dans un état de puissance seconde ■ ^^^P 1 ** 51 ^ 4e conjecturer s'équivaloir. Le parallélisme est donc qtfasi complet, et tellement subtile est la nuance entre l'amour et désir que le '. sujet lui-même, pôssédât-il la science infuse, n oserait se j>rononcer>

Il est aussi malaisé de définir : le Critérium de 1 amour-passion. Comment, chez des êtres si dissemblables, le constater? Que Valent lès symptômes ? Ces symptômes sont des signes gé-

JANVIER ï^, « 7

ttéràu3çqiii, dans Tordre psychique, sont compar râbles à ceux qui se manifestent dans l'ordre physique ; des indications, .non des preuves;; Deux individus de < même constitution, dldiosyhçrasië réputée la même, souffrent de la même façon et sont soignes ppur la même maladie; cependant* il se trouve quç pour l'un, des deux je . diagnostic était faux :1a maladie est différente. Ou encore: ;. en telles circonstances données .de. souffrances différentes, deux individus de tempérament et de

:. constitution .différents manifestent les mêmes / symptômes.-^ Les symptômes ; seraient-ils / pro- / ■■ bants-qu'il: faudrait au moins reconnaître non

. seulement des degrés dans ramour-pàssion, . cornme il y a des degrés dans le génie, mais aussi que la puissante * passionnelle dès individus, pônsidérëë du dehors, c'est-à-dire à l'admettre jvérifiàblë par un instrument qui serait, le. même pour : tôus, est inégale: Si, donc, de deux êtres au [maximum delà, passion,- l'un; par undeséquï- . libre (insuffisant pour empêcher la. jonction des .. * jfacultés , qui permettent ramour^passiôn) entre .

—les facultés cérébrales étUes; facultés ^sentimentales (peut-être la cause de son infériorité. . pas-r / ^onnellè), est apte à concevoir, la dynamique, . passionnelle de l'autre, ne nierar-t41|>as r celui-là, conscient de né lia point posséder autant que sûr dé n'y atteindre jamais; neniera-t-irppiht..avoir éprouvé l'àmour-passion ? Or, qu'on ne Poûbliè

, . pas, Faleyrinès est doublé, et réalise à lui seul, . ces deu£ mdiyidus ; il a deux: personnalités 1 distinctes, et — c'est son métier même, l'écrivain ne mettant j a-mais que sôi.dans ses œuvres— l'homme . n'effectue pas un geste, ne prononce pas une ' ."" parole, sans s'objectiver immédiateinént aux yeux ; du poète, qui regarde coptmè un étranger , noté, .critiqué, approuve, éto\ La puissance cérébrale . . étant chez lui supérieure, de beaucoup, à la puissance sentimentale , il à pu . concevoir l'amour-pas- . sion à une altitude où né monter^ jamais sa sentimentalité. Si,. comme: la plupart des : homines, il" .

S MERCVRfc DE FRANCE

avait vécu « tout bêtement >>, sans se regarder agir, peut-être son amour— car il a indubitâ- : blemént aimé— eût-il atteint à la passion; Falèytmesj; eût-été aidé par une faculté dont Tauteur tte tient compte que pour la préformation de Tidéal et néglige absolument ensuite ; Timagi- : :

; nation. ■ '. -

Le « théorème >> de M* Danvillè est sim- ; .

pie, et l'amour est infiniment plus complexe. On mieux l'amour, est probablement lui-mêmé; très simple, mais la mêlée des êtres est tellement ■ \.

.. inextricable qu il n'est pas possible d'assigner à Famour-passion un critérium.

Pourquoi la véritable loi ne serait-elle pas qu'en amour le maximum de passion d un mdv vidu d'une dynamique passionnelle inférieure à ■. celle de tel autre individu équivaut au maximum de passion de cet autre? Le maximum dé Pierre* ' qui est de looy n'est pas supérieur ail maximum de Paul, qui est de 75, et. si Tamour-passion commence à 80 chez Pierrç, il commencera chez Paul

. ioo ; 80 : : 75 : X== 60. .

L'amour, ici, n'est plus un absolu que par.

rapport à l'individu même/à sa propre échelle sentimentale ; il n'est qu'un, relatif par rapport à la masse. Il n'est qu'un relatif, et dès lors il n'est plus certain que tous les êtres n'en soient î>oint capables, dégénérés ou normaux : réyentua- . lité fatale de la rencontre dé Têtre qui répond à / * l'idéal préformé n -est dans l'aventuré passionnelle, .qu'un bien faible accident, à considérer là puis- . san ce d'illusion dont l'imagination dote lés cêr-r r veaux les plus sains.

J'arrête ici ces notes déjà trop longues, quoique incomplètes* Ecrivît-on d'ailleurs de grosyohimes sur la question qu'on aboutirait, j'en suis per- " ; "■■. suadé* , à cette interrogation de Biirger et qui se. lit en tête de la Métaphysique de P Amour de Schopenhaîier : ;

><<0 Ypiis, : $ages à la science haute et profonde, qùi^avez médité et qui savez où, quand, et comment tout \ s*ùnit dans la nature, pourquoi tous ces amours, ces. baisers; vous, sages sublimes, ; dites4e moi! Mettez a la torture votre esprit mortel^ et dites-moi où^quaïïd'èt comment il m'arriva d'aimer,- pourquoi il m'àrriva d'aimer ?»

IO

¥ERCVRE DÉ FRANCE ;

GIGANTOMÂCHIE

pSS&iÎ* ^î 13 des ***** « des gou-es

™X ? f s alambl cs ventrus, eh cuivres routes Illustrant les -comptoirs poissa duXâe ^ ' ,'

Wéstor dépenaillé, né pour l'aréoba^ ; " ■ ^eiui dont on ne sait ni le pays, ni Tâc-e

ntSïSdSS Kotlf ns ^ n breu ^ e ; ^w. '

^.ont le raule P arfo ls quelque abjecte catin:.,

^ les réactions .chi^ques" du comj^ > ' . -

Ni, parmi , ces senteurs desueiirQ'PtVi.^w' ■ - " " "* ' ■ : - I-es haillons fr™^w^ i>ueu .,r - ct haleines, Ni 1^ fini! I ? tés des P^illeux- maraudeurs ' ■ JNi les nlles, cherchant sous leurs coïW * a i!r > ■ ■ Dans des duvets- gluants, desS^e^o^l^; ; '.V,

ri

Il né voit rien.. — t- Car il regarde : dans sa tête*. « Et sa tête pâlie est un palais joyeux .

Où. des héros, baignés ëii des luxes de fête, Chantent les somptueux voyages dés Aïeux, ; .

: Où Ton sent frissonner, des ailes inconnues, ■•■;.' *■■ -"Où dansent , en cambrant les candeurs, dé leurs reins, . Des essaims bondissants de belles vierges nues Défiant eu beauté les déesses d'airain ; , , / ■

Un merveilleux palais' plein de claires fontaines Et de grands végétaux aux àromes troubleurs, Un beau ^palais rempli 'de musiques lointaines, JDe parfums et d'oiseàùx, de gemmes et dé fieurs 1

Ses jreux glauques noyés dans son breuvage jglauqùe, Il est assis, depuis le soir, jusqu'au malin, . '" ' ■ . Ne daignant écouter jamais la, chanson rauque : Dont le raille parfois quelque abjecte catiir.-,

Mais j tin jour que «daigna sa tète apostrophée

Se soulever i on vit, dans le ciel .dé ses yeux,

Une lyre à la main, planer i'ombre d'Orphée

Qui chantait les combats des Géants ' et des Dieux !

Page 1