‹ Mercure de France, tome 7Chapitre 60 sur 86 · LA MORT · texte numérisé non relu

LA MORT

Elle • est "triste au. lit. de la maladie, ï A l'heure delà séparàtion.parmi les; pleurs vibrants àf^^^ur lennelle au mouvement des obsèques, | Dansla lenteur.

du chant funèbre, '.'-■' •'.';..

Terrible devant le. bulbiv derrière le mur de la pn~' son \ Rêveuse sous l'.ombre des saules tumulaires J foûte-puissantë sut les champs d^. bailles furieuses, . | Monstrueuse dans les .miasmes de la peste.

3 oo MERCVRE DE PRAKCE

Ho y:ïtac*B cMëpra, 6jlh3KOù, HeoT,iy*raoir, .

IIocTHrB a AHinb HaeAïïH^ <vb côôpir,—

B-b MejLbKantH Anefi noATb aeneT-B oAHosnymuâ;

Bt ycTajiocTH Aymu, eme srhboiî, . .

B:b 3a6BeuÏH Bcero, *rro 6&uocBflTO,

Bb îi3M'ÈH'È BcfeM-b, Korp juoôh-i-b KorAa-T().

ÀaBHO jï nepecra-i-b aioBaarb m hucjib'ii^ BfcpHTB,

Ha BC6MTE», MTO CTpSUKAymHMTb C03HàHBeM'B pOHîAeHO,

CoMH^Hie ropHTi, KaK^> ^yMHoê niiiHO;

He moskct-b mhcjlb ne araTÉ, h3bik;b -r- He jHrêvfepHTb.

Ho KaK-B cjiôBajn. -lateua, npoinenraHiiBiMT» BOCHfc»

H B*fepio jeneTy QÔt>sn:oit chomb npnpoABï t

■H pfcrra MyapeDtQB-B Toro He cKa^yTB Biirfc,

.Stô roBdpjïT'B <5e3-B c-iob'B AêpeBtfl, K'aMHii, boa¥.

H th, moû -A'pyrfc, h têt, kto juta Mena (îsua IIocxfeAHeft npaBAOïo hchboîi, '— h tlt ira^a, H ji on-iaKnsa^B nocxfcaniOK) noT.èpïo..

TenepB tboh aioBa paBHBi GiOBairt ipyrarB,.

ïï Bce-«CB r-ia3a ropmnb. ay^earB, zéûxk ^yauiMB, Te6-fe h Mirfe ^yaciïiwB, roparB— a a ïim'b B*fcprô.

É M. Mhhcktîî

AV.RII; 1893 l .. 5°*

'-. Mais TëfiËroi de la*mort#rochè,iixémédiable, JJene l'aibién senti que seul avec moi-même, ^— | Dans I-écôulementdesjoùrs au murmure monotone, | Danslalassiytudé de Fâme encore Vivante, J Dans l'oubli de tout ce qui a été sacré; | Dans la trahison de tout ce qu'on à aimé une fois..

Depuis longtemps >f ai cessé. de croire aux t mots et aux pensées. | Sur tout ce qui est né de la connaissance souffrante, | Le doute brûië,conijne une tache pestilentielle, j La pénsée.ne peut pas ne pas mentir; la langue ne. pas tromper. ■'',;.

Mais;, comme aux mots du menteur chuchotes en songe, | Je crois au murmure. de la. nature étreinte de . songe, "j | Et les. discours des sages ne me révèlent pas | . Ce que me disent sans, mots les arbres, les pierres, les

■ - eaux» - " '

Et toïjhion ainie,et toi qui fus cour moi I La dernière. . vérité vivante, — et toi, tu. mentis, J Et moi, je pleurai • ma. dernière -perte* \ ■•■'■ \

Maintenant, tes paroles sont semblables aux paroles des autres, f Et cependant tes yeux brûlent d'un rayon étranger à la. terre, | Etranger à toi ètà moi,ils brûlent . . et je lès crois. .

"•N'i M, MlNSKY. ' \ m • * ' {Traduction de Loras DtrâtiR.) . J -.' ' .'

? os : . . MÉRCVRB Ï>E FRANCE

Page 1