INTRODUCTION
Dans ces quelques pages, nous nous proposons de faire. l'étude des Mercuriales les plus répandues autour de nous Après un historique rapide, nous examinerons successive ment et en détail le Mercurialis annua,; le M. Hueti, le M. ambiqua, puis le M. perennis et enfin le M. tomentosa. Dans cette étude, nous aurons à considérer d’abord les caractères. extérieurs et la structure intime des organes de toutes les plantes ci-dessus énoncées (1); nous consacrerons ensuite un chapitre spécial à la matière colorante fournie par les Mercuriales ; dans un autre chapitre, nousindiquerons, pour chaque organe, le siège de cette matière colorante. Nous. dirons un mot des préparations que les Mercuriales fournissent à la Pharmacopée française, en indiquant les propriétés attribuées à ces plantes. Puis, après avoir donné leur constitution chimique, nous terminerons notre étude par les conclusions que nous avons cru être autorisé à tirer à la suite de nos nombreuses expériences.
Avant d'entreprendre l’exposition de ce travail, qu’il nous soit permis d'adresser à tous nos Maîtres un témoignage de sincère reconnaissance pour les savantes leçons que nous. avons recues d’eux pendant tout le cours de nos études.
(1) Les dessins qui accompagnent le texte ont tous été exécutés à la chambre claire, dans le laboratoire de M. le professeur Courchet, à l'Institut de Botanique. Le grossissement est indiqué au bas de chaque figure.
* Nous tenons à remercier en particulier M. le professeur Courchet. Grâce à ses lumières et à ses encouragements, nous avons pu terminer cette étude, dont les difficultés nous ont effrayé plus d’une fois. Nous ne saurions oublier M. le Professeur Gay qui, dans son laboratoire, n'a cessé de nous prodiguer ses excellents conseils. Quant à M. le professeur Planchon, qu'il veuille bien accepter lassnrance de notre profonde gratitude, car, non content de mettre à notre disposition une bibliothèque des mieux garnies, il à bien voulu nous faire profiter de ses connaissances et diriger nos recherches bibliographiques, si ardues an commencement. Encore une fois, tous nos Maîtres ont acquis des droits à notre reeonnaissance, et nous sentons le besoin de la leur exprimer.
En échange de leurs savantes leçons, nous offrons à nos Maîtres ce travail entaché de nombreuses imperfections, nous en avons la conviction intime, et ce n’estpas pour obéir à l’usage que nous réclamons ici toute leur indulgence. Nous serons heureux quand même, si cette étude peut leur faire comprendre que leur enseignement de chaque jour n’est pas demeuré stérile.
D M ms