‹ Meres et fils. --Chapitre 5 sur 84 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

que ne fût-ce que pour les avoir savourées la vie mériterait d'être vécue.

Tout le mal qui devait être dit des internats a été dit et répété. M. Gâche ne l'ig-nôre pas; il ne tente pas de l'atténuer, car c'est un sincère; mais, persuadé qu'on ne peut pas s'en passer, il cherche avec un désir ardent de les découvrir, et avec un rare bonheur de clairvoyance, les moyens de les reconstruire pour qu'ils répondent désormais aux nécessités de l'hygiène; d'en faire les collaborateurs de la famille, et par cela même les agents de la rénovation sociale que les bons Français appellent de leurs vœux ang'oissés.

D'abord, les internats, au lieu « de suivre l'exemple de la société qui refuse à nos enfants l'air, le soleil et la joie, c'esl-à-dlre la santé, et qui les traite en adultes au lieu de les traiter en enfants, ménageront à leurs pupilles de grands parcs où ils pourront vivre librement la vie de leur âge, et leur permettront d'amasser des forces physiques et morales pour leur éducation future; ils corrigeront en un mot tous les vices de l'éducation dans les familles mal logées, mal pourries, ignorantes, égoïstes » et peu di-

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