PREFACE. IX
se payer d'illusions, un rclâclienient déplorable? Nos enfanls sont-ils élevés en enfants, en vue de leur propre bien et du bien d'autrui? Les exemples donnés par la famille sont-ils en harmonie avec les préceptes répétés sans discrétion, sans opportunité, sans accent, parce que sans sincérité?
Les faits répondent, hélas ! avec brutalité que « les mères n'attendent pas Tâg-e prescrit par la loi d'obligation, pour envoyer leurs enfants à l'école maternelle, ou dans les classes enfantines annexées aux écoles primaires et aux collèges ou lycées; les internats sont pleins à éclater, l'on y admet les enfants de dix ans, de huit ans, de six ans ! » Ce « mal nécessaire — l'internat — , selon la fornnde attribuée à M. Gréard, est accueilli comme un bienfait; le nombre est déconcertant des pères et des mères pressés de se débarrasser de leurs enfants. Soyons justes envers les pères, puisque nous avons compris qu'ils ne peuvent se charger de leur éducation; plaignons les mères qui, ne voulant pas en assumer les devoirs si délicats, si difficiles, il est vrai, se privent des joies les plus délicieuses ; de celles dont on peut dire