NAPOLÉON III ET CÉSAR
familier a-l-il à ses ordres pour le lui dire '? » Malgré tout, l'inquiétude revient, parce qu'elle est dans le tempérament de Mérimée. Il pressent, dans chaque nuée qui passe, la fourire (}ui doit nous pulvériser. Le nuage s'éloigne sans avoir c'revé et, de nouveau, il respire. A force d'être heureusement déçu, il en vient à croire que l'empereur sait toujours où il va et peut tout ce qu'il veut. Lorsqu'il va prendre le commandement de l'armée, en 18o9, Mérimée se rassure en se disant que « c'est le caractère qui fait les généraux ». Les événements paraissent lui donner raison, et il écrit avec plus de confiance encore : « J'ai toujours pensé que l'art de la guerre s'apprend très vite, qu'un homme de génie est toujours un grand capitaine, témoin César ^.. ».
C'est la première fois qu'il prononce le mot de génie, et qu'il compare Napoléon III à César. Ce mot et cette comparaison marquent l'apogée de son admiration pour l'empereur. Mais la