‹ Mérimée et ses amisChapitre 126 sur 160 · RELATIONS AVEC PALMERSTON · texte numérisé non relu

RELATIONS AVEC PALMERSTON

qui doit venir de bien loin, lequel ne parle aucune langue connue. Vous jugez de l'intérêt que présentent nos discussions *. » Il servit de secrétaire à cette tout* de Babel et s'en tira à son honneur.

Il dînait beaucoup en ville, se plaignait qu'on le fit trop manger et toujours le même dîner. Les cuisiniers de Londres manquaient d'originalité, de génie ; leurs maîtres aussi. Sa première impression de lord Palmerston fut très complexe : « Il m'a paru un mélange très bizarre d'homme d'Etat et de gamin. Il a l'aplomb d'un vieux ministre et le goiit des aventures d'un écolier. Je le crois très étourdi, confiant dans son étoile et parfaitement sans scrupules. Il bouleverserait le monde pour avoir un petit succès d'éloquence au Parlement. Il a tous les préjugés et toute l'ignorance de John Bull, avec son opiniâtreté et son orgueil. Bref, je crois que c'est un des mauvais génies de notre époque ^ » Lord Palmerston, lui croyant encore plus d'influence

1. Correspondance avec la comtesse de Monlijo, 13 juillet 1857.

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