‹ Mérimée et ses amisChapitre 127 sur 160 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

qu'il n'en avait, se mit en frais de coquetterie, et lady Palmerston l'y ai(Ja de son mieux. Elle traitait Mérimée en intime et l'introduisit un jour dans son cabinet de toilette. C'était quelques jours après le fameux vol de diamants dont Sa Seigneurie fut victime. Ce qui exaspérait lady Palmerston, c'est que les voleurs, après avoir crocheté et vidé de ses richesses un petit Dunkerque bourré de bijoux, s'étaient lavé les mains avec un savon parfumé, fabriqué exprès pour elle, et s'étaient soigneusement fait les ongles avec un citron. Mérimée vit les meubles fracturés et les écrins ouverts. Il vit aussi dans ce cabinet une table couverte de papiers étiquetés et attachés avec des cordons rouges. « C'est évidemment à cette table , entre milord et milady, que se font les affaires de ce pays *. »

Mérimée délesta, jusqu'au bout, cette politique égoïste et brouillonne qui sacrifiait tout à un succès oratoire ou électoral, qui caressait et soudoyait la révolution dans toute l'Europe, sans jamais se risquer elle-même, et étalait sa

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