RÉVOLUTION DE
est trois fois absurde. MiTimée était huiriaiii, Mérimée était libéral, Mérimée était absent. Son alibi est aussi clair (jue possible. Il écrivait à Albert Stapfer : « J'ai passé à Madrid quinze jours de plus que je n'en avais Tintention à cause des farces que vous avez jouées là-bas. Je voulais revenir aux premières nouvelles, mais les lettres de mes parents m'ont appris que tout était tranquille. Je ne me console pas d'avoir manqué un tel spectacle. Voilq, deux représentations que je perds : l'une pour être né un peu trop tard; l'autre, représentation extraordinaire à notre bénéfice, pour ce malheureux voyage d'Espagne. » Ce regret donne la mesure vraie du dilettantisme politique de Mérimée. Peutêtre trouvera-t-on ce sentiment encore trop frivole. Il l'expia bien cher en assistant à deux révolutions dont l'une pensa le ruiner et l'autre le tua.
Fonctions officielles et vie mondaine. — Camarades de plaisirs. — Les rats. — Liaison avec George Sand. — Théorie de l'adorable méchante. — La réalité : Mme***. — Le roman de Jenny Dacquin. — Amitiés féminines. — La comtesse de Montijo et ses filles. — Eugénie de Gusman et Henri Beyle. — Départ pour l'Espagne.
Mérimée ne s'était pas trompé en parlant d'une représentation « à notre bénéfice ». En arrivant à Paris, il trouva qu'il avait été un (( vainqueur de Juillet » en son absence et sans avoir mis à bas un seul Suisse. N'était-il pas rédacteur du Globe et du NationaP. Ne figurait-il pas dans le bas-relief de David d'Angers, parmi les porteurs du cercueil du général Foy? Enfin, les Mérimée n'étaient-ils pas, de père en fils, les clients, les protégés de la famille de Broglie, qui allait devenir toute -puissante? Personne ne