‹ Mérimée et ses amisChapitre 39 sur 160 · Voir à l'appendice V · texte numérisé non relu

Voir à l'appendice V

trouvé un regret exprimé à ce sujet. Il était trop logique avec lui-même pour se lamenter niaisement sur les conséquences d'un célibat que les circonstances lui avaient imposé et que sa volonté rendit définitif. Lorsque son ami Stapfer devint père d'une fille, il lui écrivait, pour le féliciter, dans des termes plaisants, qu'il savait devoir être entendus de cet homme d'esprit. Il n'avait pas. disait-il, de peine à se représenter sa joie, en se rappelant le plaisir qu'il avait lui-même autrefois à élever des petits chats. Il ajoutait que les petits chats perdent de leur gentillesse, tandis que u les moutards humains et surtout les moutardes gagnent sous ce rapport en grandissant* ». Ainsi, de la petite fille à la douairière, la femme l'amusait et le charmait. Il aimait à vivre dans l'atmosphère féminine. Souffrant, il n'admettait que les soins des femmes. Bien portant, il les taquinait, les plaignait, les confessait, causait avec elles chiffons et métaphysique, dessinait des costumes de bal masqué, acceptait des missions auprès de Palmyre, la grande couturière artiste de ces temps-là, opinait sur les toilettes avec le 1. Correspondance avec Albert Stapfer, 2 septembre 1837.

Page 1