‹ Mérimée et ses amisChapitre 8 sur 160 · PREFACE. XVII · texte numérisé non relu

PREFACE. XVII

Qui a hiisso tombor ce mot si plein, si précis et si juste? Qui a ainsi jugé l'esprit? Celui des Français qui en a eu le plus. Mérimée, qui ne prendra pas sa place très loin ni très au-dessous de lui, prouve la vérité de la maxime. Lorsqu'il n'est qu'homme d'esprit en certains grands sujets qui ne demandent pas moins de sérieux et de bonne volonté que de puissance intellectuelle, on le pèse et on le trouve trop léger. Mais son esprit est, pour l'érudition du critique comme pour la psychologie du romancier, un incomparable serviteur, un guide sûr, un délicieux compagnon. Cet esprit de finesse et de mesure, je regrette de le dire, a fait entièrement défaut aux maîtres du roman réaliste qui se sont succédé depuis Balzac. De là, peut-être, tous les excès par lesquels ils ont compromis l'école qu'ils avaient fondée. Si l'on veut sauver le réalisme — et je crois qu'il le faut à tout prix, — il n'est pas inutile de remonter par

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