‹ Mérimée et ses amisChapitre 96 sur 160 · MORT DE M'"" MÉRIMÉE · texte numérisé non relu

MORT DE M'"" MÉRIMÉE

quelques jours. « Vous la connaissiez, écrivait Mérimée. Vous savez ce que j'ai perdu.... Mes amis ont été excellents pour moi ^ » Au premier rang- de ces amis, empressés à le consoler ou à s'affiig-er avec lui, étaient Mme de Montijo et ses filles : elles avaient connu personnellement Mme Mérimée, et l'impératrice conserve encore aujourd'hui un souvenir très net et très vif de cette curieuse vieille dame, aussi originale dans ses manières et dans son costume que dans ses opinions -.

Ce qui soutint Mérimée dans cette épreuve, ce fut surtout, chose singulière! l'appréhension d'un procès qu'il allait avoir à soutenir devant la justice, pour s'être mêlé de l'affaire Libri. Cette affaire est close depuis longtemps et ne donne plus, je crois, de doutes à personne. Alors elle partageait les esprits.

M. Libri était admirablement doué. Avec une énergie et une volonté indomptables, il possédait une mémoire digne d'un Mezzofanti ou d'un Pic de la Mirandole, une acutesse d'esprit

J. Lettre à Albert Stapfer, 9 mai 1852.

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