‹ Mérimée et ses amisChapitre 95 sur 160 · Lettre à la coDitesse de Monlijo, 16 août · texte numérisé non relu

Lettre à la coDitesse de Monlijo, 16 août

va à tous les diables » jusqu'à certain matin de décembre qui l'étonné fort. « Nous venons, ditil, de tourner un récif et nous voguons vers l'inconnu V »

Il croit que cela ne durera pas, mais cela dure. « Nous nous habituons petit à petit à la tranquillité, dont la monotonie n'est troublée que par des revues ou des séances à l'Académie. Ceux qui ont vu Paris il y a quatre ans se demandent s'ils sont dans la même ville ou si ce sont les mêmes yeux qui le voient.... Cela ressemble de tous points à un opéra pour la soudaineté des transitions ^ » Avec les premiers beaux jours du printemps de 18o2, il se répandit partout comme une mollesse heureuse ; la gaité et l'élégance étaient de nouveau dans l'air : tout ce qui était jeune aspirait avec délices ces souffles tièdes, chargés de parfums. Mérimée se sentait isolé et comme étranger au milieu de cette joie renaissante. A ce moment un grand chagrin et un gros ennui fondirent sur lui dans le même temps.

Mme Mérimée mourut après une maladie de

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