‹ MéropeChapitre 22 sur 80 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ISMÉNIE

Ah ! madame, entendez-vous ces cris ?

Savez-vous bien...

Quel trouble alarme tes esprits ?

ISMENIE

Polyphonte l'emporte, et nos peuples volages A son ambition prodiguent leurs suffrages. Il est roi, c'en est fait.

* Ce passage est d'une grande beauté : mais il n'appartient à Voltaire que par droit de conquête. Avant lui Maffei avait écrit :

Adrasto, usa pietade Con quel meschin ; benche povero servo Egli è pur uomo alfine Ë assai per tempo Ei comincia a provare quai di questo Misera vita. In tal povero stato Uime che anche occulto il mio figlio vive, etc»

" Adraste, ne maltraitez pas ce jeune infortuné; tout pauvre esclave qu'il est, il n'en est pas moins homme. 11 commence de bonne heure à faire l'apprentissage des maux de cette vie. Hélas ! mon fils qui se cache à tous les yeux vit sans doute dans un état pareil." Le vers :

Il me rappelle Egisthe, Egisthe est de son âge

apoartient tout entier à Voltaire, et c'est le trait le plus saillant et le plus touchant de ce morceau.

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