SCENE V
MÉROPE, EURYCLËS, NARBAS, ISMÉNIE.
EURYCLÈS.
Ah ! madame, le roi commande qu'on saisisse.,.*
Qui ?
EURYCLÈS.
Ce jeune étranger qu'on destine au supplice.
mérope, avec transport.
Eh bien ! cet étranger, c'est mon fils, c'est mon sang. Narbas, on va plonger le couteau dans son flanc ! Courons tous.
NARBAS.
Demeurez.
C'est mon fils qu'on entraine !
Pourquoi ? quelle entreprise exécrable et soudaine ! Pourquoi m'cker Egisthe ?
EURYCLÈS.
Avant de vous venger, Polyphonte, dit-il, prétend Pinterroger.
♦ "Le trouble et l'intérêt croissent à tout moment. Ce qu'il y a d'heureux, c'est que le péril des personnages est toujours le même, quoiqu'ils se soient reconnus ; au lieu que, dans beaucoup de re« connaissances, le péril cesse avec l'erreur." — {La Harpe.)